• Unbelievable (série, 2019)

    Crédit Photo et vidéo : NETFLIX

     

    Résumé : Marie Adler est une jeune femme défavorisée qui peine à se réinsérer. Une nuit, elle appelle la police pour un viol qu'elle aurait subi dans la nuit. Devant les doutes de sa famille d'accueil sur sa santé mentale et le manque de preuve concrètes du viol, les policiers classent l'affaire et Marie se retrouve inculpée pour fausse déclaration. Quelques années plus tard, l'inspectrice Duvall enquête sur des faits similaires commis dans un autre état, et s'aperçoit qu'au moins un autre cas du même genre a été signalé dans un district voisin...De fil en aiguille, l'inspectrice Duvall devra coopérer avec l'inspectrice Rasmussen pour retrouver le coupable de ces viols qui semble connaître toutes les techniques pour échapper à la police...

     

    Le premier marqueur de cette série est de vouloir s'intéresser à un violeur relativement insaisissable, et non pas à un tueur en série comme il est coutumier de le faire. Deuxième idée magistrale et relativement peu courante, les personnes chargées d'enquêter sont deux femmes dont les caractères divergent au moins autant que leurs visions respectives de l'enquête.

    Unbelievable semble bien plus proche de la réalité du travail "des fédéraux" que n'importe quelle autre série du même genre, en divulguant un catalogue impressionnant, et parfois curieux, d'obstacles aux enquêtes...

    En effet, outre la psychologie des victimes et les pressions parfois pesantes de leur entourage direct, "les fédéraux" vont voir s'accumuler bien d'autres contraintes, notamment matérielles (logiciels inadaptés), géographiques (chaque comté ou état travaillant dans "son coin"), ou encore de droit (difficulté d'obtention de mandats de perquisition, par exemple).

    La partie s'annonce donc serrée, d'autant que le violeur est particulièrement précautionneux et laisse très peu d'indices derrière lui. 

    Kaitlyn Dever est vraiment émouvante dans le rôle de Marie Adler, elle représente une sorte de point d'ancrage permanent à cette histoire, en revenant régulièrement dans le récit à l'occasion de parenthèses.

    Quant aux deux inspectrices (dignement représentées à l'écran par Toni Collette et Merrit Wever), elles accomplissent ni plus ni moins que leur devoir, parfois dans le doute et le stress, mais le plus souvent avec conviction. 

    Scénario royal et imprévisible, interprétations impressionnantes de justesse et cadrages aux petits oignons. N'en jetez plus. Sûrement la perle du moment pour ceux qui aiment les thrillers et les enquêtes policières.

     

    MA NOTE GENERALE (saison 1) : 8/10 

     

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    Jeux d'influence (série, 2019)

     

    Crédit Photo et vidéos :  What’s Up Films, Arte France, PICTANOVO, Stenola Productions

     

    Résumé : Suite à l'utilisation d'un pesticide, un agriculteur tombe dans le coma, avant de découvrir qu'il est atteint d'une grave maladie (cancer). Parallèlement,  un responsable de l'entreprise agrochimique "SASKIA" meurt dans des conditions suspectes...

     

    Ceux qui me connaissent bien le savent, je ne suis pas un féru de séries françaises, à de rares exceptions près.

    Jeux d'influence avait beaucoup d'atouts pour susciter mon intérêt, notamment le fait que l'un des rôles majeurs interprète un député de la circonscription de BETHUNE, une ville qui est loin de m'être inconnue...

    En outre, quelques contacts Facebook m'ont conseillé la série, qui bénéficie d'une belle cote du public sur le site Allociné (Voir ici).

    Commençons cette critique par ce qui fait habituellement le sel d'une série : le scénario. En l'espèce, il s'agit de se pencher sur le cas d'un agriculteur, atteint d'un cancer suite à l'utilisation d'un pesticide pour son champ. Dans son malheur, notre homme a de la chance : il est l'ami intime d'un député béthunois...

    C'est l'histoire du pot de terre contre le pot de fer, celui d'un petit paysan contre une firme puissante de l'agrochimie (toute ressemblance avec une firme quelconque serait purement fortuite...), celui d'un "petit" député d'une intégrité irréprochable qui ne souhaite pas forcément jouer le jeu traditionnel des partis et des appareils d'état...

    Dans ce rôle pivot, l'acteur Laurent Stocker (que je ne connaissais pas du tout) m'a vraiment impressionné : droit dans ses bottes, il représente un peu le politique idéal aux yeux du public, plus proche du petit peuple que d'élites parfois méprisantes.

    Vu l'impression que renvoie cet élu, forcément, le téléspectateur de base s'y pique déjà sans crier gare.

    En arrière plan de ces combats (parfois menés à fleurets mouchetés), quelques opportunistes se servent plus ou moins grassement : "de la petite frappe" qui va grapiller un billet pour un sale coup dans la rue à la journaliste politique qui fait jouer son carnet d'adresses et se fourvoie dans des sombres affaires pour un  salaire mirobolant.

    Dans ce dernier rôle, Alix Poisson est divine et prouve à plus d'un réalisateur qu'elle méritait bien mieux que les seconds rôles qui lui étaient dévolus jusqu'alors.

    Côté acteurs, je ne saurais que saluer toutes les performances, n'ayant qu'un temps limité pour souligner les plus marquantes.

    Ainsi vont les arcanes du pouvoir. De tout temps, les lobbys ont effectué des pressions diverses et variées sur ce milieu, mais Jeux d'influence nous propose d'en explorer les pires facettes...Fiction ou réalité ? Que dire, sinon que j'ai été vraiment conquis par tant de talent au mètre carré, et peu m'importe, au fond, si tout cela ne devait être que pure invention ou un complet inventaire d'histoires véridiques.

     

    MA NOTE GENERALE : 8,5/10

     

     

     

     

     


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  • Marcella (série, 2016)

     

    Crédit Photo et vidéo : ITV, NETFLIX

     

    Résumé : L'enquêtrice Marcella reprend du service après avoir été contactée par la police au sujet d'un sérial-killer qui sévissait il y'a 11 ans. Parallèlement, elle doit gérer une séparation difficile.

     

    Marcella est une femme simple dont l'on appréciera forcément le côté très humain, loin des calculs en tout genre.

    Elle l'est d'autant plus qu'elle est atteinte d'une forme d'amnésie (dévoilée en tout début de premier épisode, je ne "spoile" donc pas) qui vous vous en doutez bien, est fortement handicapante pour une femme flic.

    Ce qui me dérange le plus, c'est cette mode bien installée dans les séries de ces dernières années d'ajouter une pathologie plus ou moins grave au personnage central, qui est par ailleurs souvent un agent de police.

    Je peux ainsi citer au moins quatre séries qui incluent plus ou moins cette caractéristique majeure pour le personnage clé  : Babylon Berlin, Blindspot, Absentia, Frankenstein Chronicles. En l'espèce, il s'agit d'une pathologie relative à la mémoire, ce qui nous rapproche clairement d'Absentia ou de Blindspot (sans le rythme effréné d'enquête).

    Mais revenons-en à Marcella, qui doit faire face à un divorce douloureux avec deux enfants pris dans la tourmente de cette séparation, ce qui la rend encore plus sympathique aux yeux du public, outre le fait qu'elle n'est pas spécialement mise en valeur dans son rôle (surtout vestimentairement).

    Outre l'actrice britannique Anna Friel qui interprète Marcella avec une facilité déconcertante, les cinéphiles avertis reconnaîtront certainement une belle brochette d'acteurs anglo-saxons, dont deux se sont illustrés dans des seconds rôles de la série Counterpart (les acteurs Nicholas Pinnock etHarry Lloyd).

    Le scénario est plutôt enlevé, parfaitement compréhensible et justement dosé en rebondissements. Ne comptez pas voir les derniers exploits technologiques de la police scientifique ou des explosions à tout bout de champs : cette série compte de l'action, certes, mais elle se sert surtout de tous les ressorts classiques d'un bon thriller.

     

    MA NOTE GENERALE (1ère saison) : 7/10 

    (2ème saison) : 8/10

     

     

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  • The Frankenstein Chronicles (2015)

    Crédit Photo et Vidéo : Canal +, Itv, Netflix

     

    Résumé : En 1827, à Londres, l'inspecteur John Marlott est chargé d'enquêter sur la découverte d'un cadavre entièrement composé de corps différents retrouvé sur le bord de la Tamise.

     

     

    Ce qui choque au premier abord dans cette série télévisée britannique, c'est tout d'abord la crasse de Londres au XVIIIème siècle.

    Cette immersion est brutale et vous saisit d'effroi lorsque vous vous penchez sur les conditions de vie épouvantables des habitants de la capitale britannique à l'époque. 

    De ce cloaque surgit une lumière, un soupçon d'humanité et d'espoir de justice en la personne de l'inspecteur John Marlott, chargé d'enquêter ("à l'ancienne", vous vous en doutez bien) sur la découverte d'un cadavre retrouvé au bord de la tamise et recomposé de toutes pièces.

    Notre héros doit lui même chasser ses propres démons intérieurs, combattre une maladie qui le ronge (maladie vénérienne) et par dessus le marché, il doit constamment composer avec le pouvoir politique, très sensible à l'opinion populaire.

    John Marlott m'a vaguement rappelé l'inspecteur suédois Wallander, d'abord parce qu'il a le même âge et  quasiment le même physique, mais aussi parce qu'il semble systématiquement marcher sur des charbons ardents du fait de son opiniâtreté. 

    L'acteur Sean Bean, qui incarne cet inspecteur tenace, pourrait tout aussi bien remplacer Wallander, sa capacité à nous séduire à l'écran resterait la même : son côté naturel et authentique nous fait accrocher à l'histoire sans forcer.

    Comme les autres acteurs fournissent aussi de bonnes prestations, que les décors (parfois sordides) sont visuellement très réussis et que l'atmosphère est parfois irrespirable, tout cela se boit comme du petit lait, même si tout n'est pas parfait (loin s'en faut). Fortement déconseillé aux plus sensibles.

     

    MA NOTE GENERALE (saison 1): 6/10

    Saison 2 : 6,5/10

     

     

     

     

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  • Dark (série, 2019)

    Crédit photo et vidéo :  Wiedemann & Berg Television

     

    Résumé : Un enfant disparait dans une petite ville allemande de Winden. Sa disparition a lieu à proximité d'une forêt où se trouve une grotte et une centrale nucléaire. La recherche de cet enfant va pousser les habitants de la ville à chercher des réponses à de nombreuses disparitions similaires.

     

    Tout se déroule à merveille jusqu'à l'épisode 8, où le scénario part dans tous les sens... 

    Je dois dire que les tous premiers épisodes me paraissaient vraiment réussis, surtout d'un point de vue scénaristique, car ils entretenaient habilement les mystères et le suspens. 

    Jusqu'à l'épisode 8, le défaut principal de cette série était la profusion de personnages (il est en effet souvent difficile de s'y retrouver !)...

    Ensuite, j'ai eu la sensation que le train de Dark déraillait complètement : phrases énigmatiques devenues trop fréquentes, comportements curieux de personnages poussés à des paroxysmes, phénomène de "zapping" trop courant entre chaque personnage et chaque époque.

    A bien y réfléchir, le défaut de Dark est sûrement d'être trop gourmand, de vouloir assaisonner trop fort ce récit qui était pourtant déjà bien relevé...

    Du côté des acteurs, j'ai beaucoup apprécié l'interprétation de Oliver Masucci, qui possède une véritable "gueule de cinéma" comme l'on en voit peu, et qui fait étalage de son talent éclatant à l'écran. 

    Je ne pense pas regarder la saison 2, j'ai trop été déçu par les deux derniers épisodes. Je laisse le soin à ceux qui voudraient poursuivre l'aventure au delà d'émettre des critiques sur les épisodes de la saison 2.

     

    MA NOTE GENERALE (Saison 1) : 6/10

     

     

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