• Jugend (court-métrage, 2018)

    Crédit photo et vidéo : MHWL Productions

     

    Synopsis : Peu de temps après le débarquement, non loin de Caen, les alliés furent confrontés à une division allemande qu'ils surnommèrent "la baby division", en référence à l'extrême jeunesse de ses troupes, toutes issues des HitlerJugend (Jeunesses hitlériennes).

    A l'issue d'une formation militaire de 6 mois, ces jeunes allemands fanatisés intégrèrent la tristement célèbre 12ème SS-Panzer-division, connue pour sa férocité au combat et ses crimes de guerres, au mépris des conventions internationales. 

    Attendant l'ennemi dans les tranchées, une unité de cette division patiente en attendant l'arrivée, probablement imminente, des alliés. L'un de ces soldats allemands, Johann, se remémore les jours heureux passés en Allemagne...

     

    Coupons d'abord court à toute éventuelle idée d'apologie de cette division et même du nazisme en général avec cette production, qui est l'oeuvre d'un jeune réalisateur argentin (Alessandro Pepe) dont l'on sait finalement très peu de choses si l'on s'en réfère uniquement à la toile, mis à part qu'il vient de signer récemment un long métrage "My Honnor Was Loyalty" (dont je n'ai pas trouvé de trace en VF ou en VOST et qui serait en lien direct avec ce court métrage).

    Alessandro Pepe a manifestement d'autres idées en tête que de nous gaver des tirs de mortiers et des rafales d'armes automatiques : son personnage central (Johann) est un soldat ordinaire qui aime dessiner, et qui ressent un besoin manifeste de se ressourcer en s'évadant mentalement, loin de la cacophonie des combats.

    Nous sommes donc assez loin du portrait de la brute épaisse sans foi ni loi que l'on aurait pu attendre, et c'est bien ce qui fait le principal atout charme de ce récit.

    Ce court-métrage est tout bonnement épatant par sa justesse technique (cadrages, jeu des acteurs, musiques de scènes), son scénario tranchant et la force du message qu'il adresse sur les absurdités de la guerre.

    Alessandro Pepe démontre qu'il a un grand avenir en tant que réalisateur.

     

     MA NOTE GENERALE : 8,5/10

     

     

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  • Crédit photo et Vidéo : ESEC

     

    Commençons cette rubrique par une conception made in ESEC (école supérieure d'études cinématographiques de Paris). J'entends déjà certains rappliquer avec leurs grands sabots et glapir en infâmes commères : oui, mais c'est l'ESEC, alors gnan gnan gnan, on lui fait des courbettes, gnan gnan gnan, bla bla bla, etc.

    Et bien non, très chers lecteurs, sachez que je m'attacherai à conserver, contre vents et marées, la même impartialité dans mon jugement pour les courts-métrages que celle consacrée aux séries et aux films jusqu'à présent ...

    L'ESEC ne m'a pas payé pour cette critique, et d'ailleurs je doute fortement qu'elle aurait les moyens de le faire, car comme tout le monde le sait, j'ai des goûts de luxe déjà bien satisfaits, ceci grâce à la considérable manne d'argent qui m'est versée régulièrement par les producteurs en tout genre. (sourires avec dents en or).

    Tout ceci était bon à préciser avec humour, car aujourd'hui, comme vous le savez, le temps est plutôt à la défiance et la contestation qu'à la confiance aveugle. 

     

    A propos de défiance, justement, c'est le moment de douter des sentiments ressentis pour Jésus dans ce court-métrage. Oui, vous avez bien entendu, celui qui est au cieux, tout là haut, et qui est censé oeuvrer pour rendre notre monde meilleur. (Je dis censé, car entre nous, reconnaissez qu'il "merdouille" quand même de temps à autre).

    Ainsi, des corps qui étaient dévolus à la prière, au silence et à l'abstinence totale pourraient bien confondre allègrement fascination et amour ardent. Des apparitions iconiques, peut être démoniaques, sèmeraient le doute dans le corps et l'âme des plus ferventes croyantes, menaçant le fragile équilibre d'une austère paroisse.

    Scénaristiquement parlant, "cette faille religieuse" entre dévotion et amour physique est extrêmement bien amenée et exploitée. C'est aussi assez finement interprété, sans que les acteurs/actrices n'aient à rougir d'une éventuelle comparaison avec des professionnels.

    Les cadrages et les plans séquences m'ont également fait une très forte impression, mais peut être manquait-il un soupçon d'effets spéciaux.  

    Le tout en huis clos et en 9 minutes chrono en main, ainsi soit-il.  Après ce blasphème (jubilatoire) de mon côté, plus la peine d'espérer d'abonnés catholiques à mon blog. Tant qu'à faire, les abonnés cathodiques me suffiront.

     

    MA NOTE GENERALE : 8/10

     

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