• Bad Banks (2018)

     

    Crédit Photo et Vidéo :  Letterbox, Iris Production, ZDF, Arte, NETFLIX 

     

    Résumé : Jana Liekam est une jeune femme promise à un bel avenir dans la finance. Licenciée d'une banque luxembourgeoise, elle est obligée d'aller travailler pour la concurrence allemande... et va prendre conscience de l'étendue de certaines malversations et du comportement peu scrupuleux de son milieu professionnel.       

     

    J'ai revu l'inénarrable "Loup de Wall Street" dernièrement, et j'avais déjà entamée cette série qui traite également du même sujet, mais sous un prisme un peu différend. 

    En l'espèce, l'intérêt est de suivre le parcours d'une jeune prodige de la finance, Jana Liekam, brusquement licenciée d'une grande banque luxembourgeoise, et prestement invitée à rebondir chez la concurrence allemande (Global Invest). 

    L'on retrouve ici une actrice plutôt méconnue et habituée des seconds rôles (Paula Beer, qui avait déjà fait une apparition dans "le chant du loup" dans le rôle de Diane) qui a su saisir l'opportunité idéale d'éclabousser cette production de tout l'étendue de son talent, jouant divinement la carte émotionnelle.

    Ambitieuse, ses ruses pour se soustraire à diverses pressions venant de toutes part m'ont évoqué un animal blessé nageant au beau milieu d'une meute de squales affamés.

    Chapeau bas aussi à l'acteur Barry Atsma (alias Gabriel Fenger, à l'extrême droite de la photo ci-dessous), supérieur de Jana, qui se distingue par son rayonnement naturel à l'écran. 

    Bad Banks (série, 2018)

    C'est instructif, polémique, sulfureux et parfois délicieusement décadent, quoi que l'on y comprenne à la finance.

    Après beaucoup d'atermoiements, une saison 2 verra finalement le jour (voir ici)...Et l'on ne peut que s'en féliciter.

     

     MA NOTE GENERALE : 7,5/10  

     

     

    NB : désolé pour la bande annonce, introuvable en VF ou VOST !

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

  • Slasher (Série, 2016)

             Crédit Photo et Vidéo :  Shaftesbury Films, Super Chanell, Groupe TVA, NETFLIX 

     

    Résumé : De nombreuses années après que ses parents aient été assassinés par un meurtrier identifié par la police et placé derrière les barreaux, une jeune femme décide de revenir dans sa ville natale...Elle découvre avec stupeur qu'un autre meurtrier sévit de nouveau dans la ville...

     

    Le terme "Slasher" n'est pas traduisible en français. En anglais, il désignerait un tueur masqué dont les armes de prédilection seraient des lames ou des objets tranchants.

    Ceux qui connaissent leurs classiques dans les films d'horreur se souviennent sans doute de Scream. Le coeur serré, certains d'entre eux retrouveront sans doute certaines caractéristiques des opus de Scream dans Slasher.

    Pour ma part, n'ayant  plus qu'un vague souvenir des premiers opus, je m'abstiendrai de tout comparatif.

    Toujours est-il que la première saison de cette cuvée de "Slasher" est plutôt plaisante, pour ne pas dire assez addictive. J'ai vraiment aimé cette vague sensation d'effleurer "la série B" sans jamais y tomber vraiment...comme si le scénariste jouait de nos impressions et aimait délivrer autant de clins d'yeux narquois au public.

    Qui est le meurtrier, quel est son mobile, ces interrogations reviennent constamment sur la table et ce fameux scénariste a manifestement plus d'un tour dans son sac pour nous faire gamberger sur ces sujets.

    J'en suis actuellement à la saison 2, que je trouve encore meilleure que la première saison d'un point de vue qualitatif, et même si quelques aberrations subsistent (notamment dans le domaine de l'enquête judiciaire),  tout demeure aussi intrigant, d'autant que chaque saison redémarre complètement à zéro, avec un univers  complètement différent.  

    Gore sans être foncièrement malsaine car elle évite adroitement un certain "aspect esthétique" des meurtres et délaisse l'analyse de la psychologie du meurtrier au seul profit du suspens, cette série possède clairement les attributs nécessaires pour satisfaire les passionnés du genre thriller/horreur.

     

     MA NOTE GENERALE (saison 1) : 6,5/10 

     

     

     

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

  • Unbelievable (série, 2019)

    Crédit Photo et vidéo : NETFLIX

     

    Résumé : Marie Adler est une jeune femme défavorisée qui peine à se réinsérer. Une nuit, elle appelle la police pour un viol qu'elle aurait subi dans la nuit. Devant les doutes de sa famille d'accueil sur sa santé mentale et le manque de preuve concrètes du viol, les policiers classent l'affaire et Marie se retrouve inculpée pour fausse déclaration. Quelques années plus tard, l'inspectrice Duvall enquête sur des faits similaires commis dans un autre état, et s'aperçoit qu'au moins un autre cas du même genre a été signalé dans un district voisin...De fil en aiguille, l'inspectrice Duvall devra coopérer avec l'inspectrice Rasmussen pour retrouver le coupable de ces viols qui semble connaître toutes les techniques pour échapper à la police...

     

    Le premier marqueur de cette série est de vouloir s'intéresser à un violeur relativement insaisissable, et non pas à un tueur en série comme il est coutumier de le faire. Deuxième idée magistrale et relativement peu courante, les personnes chargées d'enquêter sont deux femmes dont les caractères divergent au moins autant que leurs visions respectives de l'enquête.

    Unbelievable semble bien plus proche de la réalité du travail "des fédéraux" que n'importe quelle autre série du même genre, en divulguant un catalogue impressionnant, et parfois curieux, d'obstacles aux enquêtes...

    En effet, outre la psychologie des victimes et les pressions parfois pesantes de leur entourage direct, "les fédéraux" vont voir s'accumuler bien d'autres contraintes, notamment matérielles (logiciels inadaptés), géographiques (chaque comté ou état travaillant dans "son coin"), ou encore de droit (difficulté d'obtention de mandats de perquisition, par exemple).

    La partie s'annonce donc serrée, d'autant que le violeur est particulièrement précautionneux et laisse très peu d'indices derrière lui. 

    Kaitlyn Dever est vraiment émouvante dans le rôle de Marie Adler, elle représente une sorte de point d'ancrage permanent à cette histoire, en revenant régulièrement dans le récit à l'occasion de parenthèses.

    Quant aux deux inspectrices (dignement représentées à l'écran par Toni Collette et Merrit Wever), elles accomplissent ni plus ni moins que leur devoir, parfois dans le doute et le stress, mais le plus souvent avec conviction. 

    Scénario royal et imprévisible, interprétations impressionnantes de justesse et cadrages aux petits oignons. N'en jetez plus. Sûrement la perle du moment pour ceux qui aiment les thrillers et les enquêtes policières.

     

    MA NOTE GENERALE (saison 1) : 8/10 

     

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

  •  

    Jeux d'influence (série, 2019)

     

    Crédit Photo et vidéos :  What’s Up Films, Arte France, PICTANOVO, Stenola Productions

     

    Résumé : Suite à l'utilisation d'un pesticide, un agriculteur tombe dans le coma, avant de découvrir qu'il est atteint d'une grave maladie (cancer). Parallèlement,  un responsable de l'entreprise agrochimique "SASKIA" meurt dans des conditions suspectes...

     

    Ceux qui me connaissent bien le savent, je ne suis pas un féru de séries françaises, à de rares exceptions près.

    Jeux d'influence avait beaucoup d'atouts pour susciter mon intérêt, notamment le fait que l'un des rôles majeurs interprète un député de la circonscription de BETHUNE, une ville qui est loin de m'être inconnue...

    En outre, quelques contacts Facebook m'ont conseillé la série, qui bénéficie d'une belle cote du public sur le site Allociné (Voir ici).

    Commençons cette critique par ce qui fait habituellement le sel d'une série : le scénario. En l'espèce, il s'agit de se pencher sur le cas d'un agriculteur, atteint d'un cancer suite à l'utilisation d'un pesticide pour son champ. Dans son malheur, notre homme a de la chance : il est l'ami intime d'un député béthunois...

    C'est l'histoire du pot de terre contre le pot de fer, celui d'un petit paysan contre une firme puissante de l'agrochimie (toute ressemblance avec une firme quelconque serait purement fortuite...), celui d'un "petit" député d'une intégrité irréprochable qui ne souhaite pas forcément jouer le jeu traditionnel des partis et des appareils d'état...

    Dans ce rôle pivot, l'acteur Laurent Stocker (que je ne connaissais pas du tout) m'a vraiment impressionné : droit dans ses bottes, il représente un peu le politique idéal aux yeux du public, plus proche du petit peuple que d'élites parfois méprisantes.

    Vu l'impression que renvoie cet élu, forcément, le téléspectateur de base s'y pique déjà sans crier gare.

    En arrière plan de ces combats (parfois menés à fleurets mouchetés), quelques opportunistes se servent plus ou moins grassement : "de la petite frappe" qui va grapiller un billet pour un sale coup dans la rue à la journaliste politique qui fait jouer son carnet d'adresses et se fourvoie dans des sombres affaires pour un  salaire mirobolant.

    Dans ce dernier rôle, Alix Poisson est divine et prouve à plus d'un réalisateur qu'elle méritait bien mieux que les seconds rôles qui lui étaient dévolus jusqu'alors.

    Côté acteurs, je ne saurais que saluer toutes les performances, n'ayant qu'un temps limité pour souligner les plus marquantes.

    Ainsi vont les arcanes du pouvoir. De tout temps, les lobbys ont effectué des pressions diverses et variées sur ce milieu, mais Jeux d'influence nous propose d'en explorer les pires facettes...Fiction ou réalité ? Que dire, sinon que j'ai été vraiment conquis par tant de talent au mètre carré, et peu m'importe, au fond, si tout cela ne devait être que pure invention ou un complet inventaire d'histoires véridiques.

     

    MA NOTE GENERALE : 8,5/10

     

     

     

     

     


    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

  • Marcella (série, 2016)

     

    Crédit Photo et vidéo : ITV, NETFLIX

     

    Résumé : L'enquêtrice Marcella reprend du service après avoir été contactée par la police au sujet d'un sérial-killer qui sévissait il y'a 11 ans. Parallèlement, elle doit gérer une séparation difficile.

     

    Marcella est une femme simple dont l'on appréciera forcément le côté très humain, loin des calculs en tout genre.

    Elle l'est d'autant plus qu'elle est atteinte d'une forme d'amnésie (dévoilée en tout début de premier épisode, je ne "spoile" donc pas) qui vous vous en doutez bien, est fortement handicapante pour une femme flic.

    Ce qui me dérange le plus, c'est cette mode bien installée dans les séries de ces dernières années d'ajouter une pathologie plus ou moins grave au personnage central, qui est par ailleurs souvent un agent de police.

    Je peux ainsi citer au moins quatre séries qui incluent plus ou moins cette caractéristique majeure pour le personnage clé  : Babylon Berlin, Blindspot, Absentia, Frankenstein Chronicles. En l'espèce, il s'agit d'une pathologie relative à la mémoire, ce qui nous rapproche clairement d'Absentia ou de Blindspot (sans le rythme effréné d'enquête).

    Mais revenons-en à Marcella, qui doit faire face à un divorce douloureux avec deux enfants pris dans la tourmente de cette séparation, ce qui la rend encore plus sympathique aux yeux du public, outre le fait qu'elle n'est pas spécialement mise en valeur dans son rôle (surtout vestimentairement).

    Outre l'actrice britannique Anna Friel qui interprète Marcella avec une facilité déconcertante, les cinéphiles avertis reconnaîtront certainement une belle brochette d'acteurs anglo-saxons, dont deux se sont illustrés dans des seconds rôles de la série Counterpart (les acteurs Nicholas Pinnock etHarry Lloyd).

    Le scénario est plutôt enlevé, parfaitement compréhensible et justement dosé en rebondissements. Ne comptez pas voir les derniers exploits technologiques de la police scientifique ou des explosions à tout bout de champs : cette série compte de l'action, certes, mais elle se sert surtout de tous les ressorts classiques d'un bon thriller.

     

    MA NOTE GENERALE (1ère saison) : 7/10 

    (2ème saison) : 8/10

     

     

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It




    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique