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    Working girls (série, 2012)

    Crédit Photo et Vidéo : CANAL +

     

    Résumé : le quotidien d'au moins six femmes en entreprise, de la PDG loufoque à la DRH nymphomane en passant par la secrétaire débordée par ses obligations familiales.

     

    Working Girl est un peu une émanation de "caméra café" en version féminine. La grande différence, c'est que cette série propose une plus grande gamme de situations comiques et de personnalités (qui vont de la nymphomane à la souffre-douleur) en entreprise, les réalisateurs se refusant de rester cantonnés à un lieu précis pour le tournage des scènes.

    Les scènes sont rapides et se présentent comme des sketchs (elles durent rarement plus de deux minutes), des scènes figurant dans des épisodes aux formats également très courts (qui ne dépassent jamais les 15 minutes).

    Ne regardez pas cette série si vous ne supportez pas le "pipi caca" et le grivois, c'est ici le fond de commerce principal des réalisateurs qui parient probablement sur une ouverture d'esprit maximale pour susciter le rire ou le sourire auprès du public, avec plus ou moins de succès au tournant.

    L'excellentissime humoriste Blanche Gardin fait une apparition remarquée et y a probablement affuté ses armes depuis le Jamel Comédy club où elle avait été découverte. Notons aussi qu'une quatrième saison est en cours de tournage, ce qui laisse présumer que l'audience est à la hauteur des espérances des producteurs.

    MA NOTE GENERALE : 5,5/10


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  • Stella Blomkvist (série, 2017)

    Crédit photo : Eythór Jóvinsson

    Description : dans une Islande où règne un gouvernement qui pratique allègrement malversations et corruption, une avocate se retrouve impliquée dans une affaire d'état...

    Le synopsis fait assez saliver, surtout pour ceux qui aiment l'ambiance particulière des polars nordiques. Mais pour beaucoup de curieux, la désillusion sera probablement au bout du chemin : les promesses du pitch et du descriptif tombent rapidement en lambeaux au bout de quelques épisodes.

    Beaucoup trop de paillettes ont été jetées autour d'une avocate qui trouve toujours réponse à tout et ne parvient jamais à nous persuader du côté réaliste de son enquête.

    Archétype de la femme indépendante, Stella aime le whisky, l'argent facile, les cigarettes et le sexe. Un portrait féminin si explosif procurait déjà une odeur de soufre à cette jeune série...Une odeur qui s'évapore assez facilement, tant les dialogues manquent de hauteur et le scénario de profondeur.

    Soulignons aussi une autre pointe nocive : une bande sonore inadaptée et trop criarde.

    Pour résumer, dans cette série, l'Islande fait un peu penser à une bourgade où l'on rencontre le premier ministre au café du commerce en lui tapant sur l'épaule ...Tout est simpliste, simplifié à l'extrême, au point que le spectateur un peu plus futé que la moyenne peut avoir la sensation d'avoir été piégé...

    MA NOTE GENERALE : 4/10

     


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  • Hard (Série, 2008)

    Crédit photo et vidéo : La Parisienne d'Images, CANAL +

     

    Résumé : Sophie, quadragénaire BCBG, découvre que son mari (décédé brutalement) lui avait caché sa véritable activité : il dirigeait une industrie du X qui commençait à péricliter. Contre toute attente, Sophie va se décider à reprendre cette société qui lui a été léguée et va tomber amoureuse d'un hardeur...

    Une fois n'est pas coutume, je déterre une série de 2008...

    Une série assez savoureuse dans un milieu méconnu du grand public. L'humour et l'esprit dépassent largement le cadre de la vulgarité que l'on pourrait prêter facilement au thème.

    Le ton, très cru, envoie gaiement valser tous les normes sociales à la poubelle pour nous parler du business des goûts et des couleurs de Monsieur et Madame tout le monde en matière de sexualité.(...) Stéphane Wojtowicz est absolument impayable tant il incarne à la perfection l'archétype du réalisateur de ce genre de film.

    Natacha Lindinger est surprenante et pleine de vie dans son rôle de la bourgeoise éprise de "Roy la Poutre" (appréciez le surnom !). Sous contrainte financière pour élever ses enfants, elle n'aura d'autre choix que de toute apprendre du milieu du hard afin de faire prospérer l'entreprise de son défunt mari.

    Une série pleine de fraicheur qui représente une belle invitation à la tolérance et au respect de la sexualité de chacun, tout en nous préservant du pire. ("les scènes hard" sont représentées de manière soft et elles sont souvent très risibles car caricaturales)

    C'est rapide (format de 25 minutes), incisif et revigorant. Un rayon de soleil pour cinéphile ouvert d'esprit.

    MA NOTE GENERALE : 6,5/10

     

     

     

     


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  • Crédit Photo et vidéo : NETFLIX, CHANEL 4

    Résumé : Deux adolescents en quête de sensations fortes fuguent de leurs foyers familiaux respectifs. L'un est un tueur en série en herbe, l'autre une idéaliste convaincue et anticonformiste...

    Il y a un peu de Bonnie and Clyde dans cette série qui sort du lot par son humour noir. De quoi s'évader, explorer d'autres lieux, partir à la rencontre de personnages extrêmement variés dont la moralité est à géométrie variable.

    "The end of the F***ing World" se trouve être un road-movie adolescent assez salé, qui regorge de personnages affriolants et de situations qui bousculent les conventions habituelles.

    "Les voix off" des deux personnages principaux n'en apportent que plus de piquant en nous plongeant de temps en temps dans la tête de ces deux jeunes complètement azimutés aux besoins souvent ambivalents.

    En tête de proue, il  y a donc ce grain de folie constant, savamment entretenu par une bande sonore particulièrement éclectique et toujours parfaitement adaptée au contexte.

    La soif perpétuelle de liberté de ces deux adolescents paumés en finit par tourner à la quête spirituelle, devenant ainsi un spectacle de choix devant lequel l'on ne peut rester totalement indifférent.

    MA NOTE GENERALE : 6/10


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  • Génération War (Série, 2013)

    Crédit photo et vidéo : ZDF

     

    Résumé : Le quotidien de cinq jeunes allemands (deux femmes et trois hommes) qui se promettent des retrouvailles un an plus tard pendant la seconde guerre mondiale...

     

    Une mini-série (3 épisodes) dont l'idée de base est très originale :  nous dépeindre certains aspects de la seconde guerre mondiale sous le prisme de jeunes allemand(e)s très liés par l'amitié. Entrainante et quelquefois très rude, cette histoire nous fera suivre l'itinéraire d'une infirmière derrière le front, d'une chanteuse (qui use de son charme auprès du régime) et de son petit ami juif, ainsi que de deux frères engagés dans une compagnie d'infanterie allemande sur le front russe.

    Premier point, primordial, ces jeunes allemands ne sont pas particulièrement intéressés par la politique et se bornent à croire les informations qui leur sont délivrées par la propagande nazie. Autrement dit, ils laissent l'impression d'être entrainés dans une sorte de spirale infernale.

    Seconde observation, l'alternance entre ces cinq tranches de vie est suffisamment régulière pour que les épisodes puissent quand même plaire aux deux sexes. C'est un avantage indéniable est une rareté sur le petit écran, car cette période sombre est souvent représentée par des films/séries versant uniquement dans un genre particulier (romance, guerre, espionnage et plus rarement le fantastique).

    Les états d'âme des personnages sont représentés sans excès de sentimentalisme, et quand ils le sont, les urgences du quotidien reprennent systématiquement le dessus : ces personnes affrontent manifestement la dure réalité de la guerre avec un sens aigu des responsabilités, qu'ils soient dans la croix rouge ou l'infanterie.

    Les amateurs de films de guerre apprécieront les scènes de combat (saisissantes de réalisme). Les autres se réjouiront sans doute d'une romance en toile de fond, du suspens âprement ménagé, de la grande variété des personnages et des scènes de tournage. De quoi tomber en admiration devant tant de bonnes volontés cinématographiques.

     MA NOTE GENERALE : 8/10

            

     


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