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    Hannibal (Série, 2018)

    Crédit Photo et vidéo : NETFLIX

     

    Résumé : Will Graham est profiler pour le FBI, mais son attrait pour les sérial killers l'amène a être très perturbé psychologiquement. Pour tenter de sortir de cet état émotionnel instable, il va devoir compter sur un psychiatre : Hannibal Lecter.

    Tout le monde ou presque connaît le silence des agneaux (1991). C'est un film mythique qui a marqué son époque.

    Bien plus tardivement, deux autres films inspirés de ce succès mondial ont suivi dans les salles obscures : dragon rouge (2002) et Hannibal Lecter les origines du mal (2007).

    En 2013, c'est au tour de la série Hannibal de reprendre le flambeau, inspirée du très célèbre personnage Hannibal Lecter.  Souvenez-vous des films, Hannibal Lecter n'était pas qu'un psychopathe cannibale avec un côté précieux et cultivé. Selon ce portrait psychologique cinématographique, il pouvait, suivant les circonstances, se montrer très rusé, affable et manipulateur.

    La difficulté majeure de cette série résidait dans le fait de de trouver la perle rare pour incarner Hannibal. Ne perdons pas de vue non plus qu'il fallait au moins tenter de recréer l'atmosphère étouffante des films, tout en étant capable d'innover et de dépoussiérer quelque peu ces glorieuses sources d'inspiration.

    Le verdict est pour moi évident : la série Hannibal est largement digne des films. Elle s'inscrit même dans la continuité de ces films d'un point qualitatif, du moins de ce que j'ai pu en voir dans la toute première saison.

    Elle doit surtout cette grande réussite à l'acteur Mads Mikkelsen (ci-dessous), qui ne pouvait pas mieux incarner ce tueur en série.

    Hannibal (Série, 2018)

    C'est comme si Hannibal Lecter, conservant toutes ses travers légendaires, devenait d'un seul coup consultant sur la psychiatrie pour... le compte du FBI.

    Le scénario est bien plus ouvert de cette manière, et il peut laisser libre cours à de nombreux développements, d'autant qu'un profiler plutôt perturbé psychologiquement (Hugh Dancy, ci-dessous) se mêle à la partie dans des enquêtes qui s'accumulent sur des tueurs en série (en général un seul par épisode).

    Hannibal (Série, 2018)

    Inutile de préciser qu'au vu de certaines scènes sanguinolentes, cette série ne me parait pas adaptée aux mineur(e)s ou aux personnes sensibles.

    D'autres acteurs tels que Laurence Fishburne (Matrix pour son rôle le plus emblématique) et Gillian Andersson (que l'on ne présente plus depuis X Files) se mêlent au bal, c'est dire si cette série a su attirer du beau monde.

    Le plus difficile sera sans doute de conserver ce niveau d'exigence sur toute la durée des saisons.Un coup de maître, au moins sur la première saison.

    MA NOTE FINALE : 7,5/10

     

     

     

     


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  • Résumé : dans les années 30, le commissaire Rath est muté de Cologne à Berlin, au sein du service des moeurs de la police allemande. Avec l'aide du lieutenant Bruno Wolter et de la sulfureuse Charlotte Ritter, il va se lancer dans une enquête au sujet de la production de films pornographiques émanant de la mafia russe.

    Le générique est troublant et possède un charme désuet, que certains compareraient sans doute à ceux de séries les plus connues des années 60 (chapeau melon et bottes de cuir, le prisonnier sont les premières qui me viennent à l'esprit) vu le penchant affirmé pour les couleurs kitsch et les formes géométriques imaginatives.

    Difficile d'estimer le degré de réalisme de cette série qui est censée représenter l'atmosphère de Berlin dans les années 30, mais il faut reconnaître qu'elle est profondément captivante, surtout si l'on a un petit faible pour l'histoire et les intrigues policières/politiques.

    Les costumes et les décors ont vite fait de nous convaincre, surtout lorsque des acteurs comme Volker Bruch (rappelez-vous la Mini-série Génération War dont vous pouvez lire ma critique ici) ou encore Liv Lisa Fries (Alias Charlotte Ritter, voir ci-dessous) jouent à ce niveau d'interprétation.

    Babylon Berlin (série, 2017)

    Complots, crimes et conspiration s'entremêlent des lieux mondains aux endroits infréquentables, et ceci au nez et à la barbe de la police allemande, elle même à la merci d'un pouvoir politique parfois dépassé ou corrompu jusqu'à la moelle.

    Une série allemande de toute beauté, qui explore les profondeurs d'une société en pleine décomposition, où aucun personnage n'est toujours tout blanc ou tout noir, et où tout le monde cherche à tirer son épingle du jeu...à ses risques et périls. De la haute voltige cinématographique, tout simplement. Bravo.

    MA NOTE FINALE : 7,5/10

     

     

     

     


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    Working girls (série, 2012)

    Crédit Photo et Vidéo : CANAL +

     

    Résumé : le quotidien d'au moins six femmes en entreprise, de la PDG loufoque à la DRH nymphomane en passant par la secrétaire débordée par ses obligations familiales.

     

    Working Girl est un peu une émanation de "caméra café" en version féminine. La grande différence, c'est que cette série propose une plus grande gamme de situations comiques et de personnalités (qui vont de la nymphomane à la souffre-douleur) en entreprise, les réalisateurs se refusant de rester cantonnés à un lieu précis pour le tournage des scènes.

    Les scènes sont rapides et se présentent comme des sketchs (elles durent rarement plus de deux minutes), des scènes figurant dans des épisodes aux formats également très courts (qui ne dépassent jamais les 15 minutes).

    Ne regardez pas cette série si vous ne supportez pas le "pipi caca" et le grivois, c'est ici le fond de commerce principal des réalisateurs qui parient probablement sur une ouverture d'esprit maximale pour susciter le rire ou le sourire auprès du public, avec plus ou moins de succès au tournant.

    L'excellentissime humoriste Blanche Gardin fait une apparition remarquée et y a probablement affuté ses armes depuis le Jamel Comédy club où elle avait été découverte. Notons aussi qu'une quatrième saison est en cours de tournage, ce qui laisse présumer que l'audience est à la hauteur des espérances des producteurs.

    MA NOTE GENERALE : 5,5/10


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  • Stella Blomkvist (série, 2017)

    Crédit photo : Eythór Jóvinsson

    Description : dans une Islande où règne un gouvernement qui pratique allègrement malversations et corruption, une avocate se retrouve impliquée dans une affaire d'état...

    Le synopsis fait assez saliver, surtout pour ceux qui aiment l'ambiance particulière des polars nordiques. Mais pour beaucoup de curieux, la désillusion sera probablement au bout du chemin : les promesses du pitch et du descriptif tombent rapidement en lambeaux au bout de quelques épisodes.

    Beaucoup trop de paillettes ont été jetées autour d'une avocate qui trouve toujours réponse à tout et ne parvient jamais à nous persuader du côté réaliste de son enquête.

    Archétype de la femme indépendante, Stella aime le whisky, l'argent facile, les cigarettes et le sexe. Un portrait féminin si explosif procurait déjà une odeur de soufre à cette jeune série...Une odeur qui s'évapore assez facilement, tant les dialogues manquent de hauteur et le scénario de profondeur.

    Soulignons aussi une autre pointe nocive : une bande sonore inadaptée et trop criarde.

    Pour résumer, dans cette série, l'Islande fait un peu penser à une bourgade où l'on rencontre le premier ministre au café du commerce en lui tapant sur l'épaule ...Tout est simpliste, simplifié à l'extrême, au point que le spectateur un peu plus futé que la moyenne peut avoir la sensation d'avoir été piégé...

    MA NOTE GENERALE : 4/10

     


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  • Hard (Série, 2008)

    Crédit photo et vidéo : La Parisienne d'Images, CANAL +

     

    Résumé : Sophie, quadragénaire BCBG, découvre que son mari (décédé brutalement) lui avait caché sa véritable activité : il dirigeait une industrie du X qui commençait à péricliter. Contre toute attente, Sophie va se décider à reprendre cette société qui lui a été léguée et va tomber amoureuse d'un hardeur...

    Une fois n'est pas coutume, je déterre une série de 2008...

    Une série assez savoureuse dans un milieu méconnu du grand public. L'humour et l'esprit dépassent largement le cadre de la vulgarité que l'on pourrait prêter facilement au thème.

    Le ton, très cru, envoie gaiement valser tous les normes sociales à la poubelle pour nous parler du business des goûts et des couleurs de Monsieur et Madame tout le monde en matière de sexualité.(...) Stéphane Wojtowicz est absolument impayable tant il incarne à la perfection l'archétype du réalisateur de ce genre de film.

    Natacha Lindinger est surprenante et pleine de vie dans son rôle de la bourgeoise éprise de "Roy la Poutre" (appréciez le surnom !). Sous contrainte financière pour élever ses enfants, elle n'aura d'autre choix que de toute apprendre du milieu du hard afin de faire prospérer l'entreprise de son défunt mari.

    Une série pleine de fraicheur qui représente une belle invitation à la tolérance et au respect de la sexualité de chacun, tout en nous préservant du pire. ("les scènes hard" sont représentées de manière soft et elles sont souvent très risibles car caricaturales)

    C'est rapide (format de 25 minutes), incisif et revigorant. Un rayon de soleil pour cinéphile ouvert d'esprit.

    MA NOTE GENERALE : 6,5/10

     

     

     

     


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