• Derrière les paillettes de la vie d'artiste

    D'abord, c'est quoi, un artiste ?

    Si l'on se fie à la toute première définition sur un moteur de recherche commençant par G.. Il s'agirait stricto sensu "d'une personne qui se voue à l'expression du beau, pratique l'art".

    En fouillant un peu plus loin, on trouve cette définition un peu plus restrictive : "personne qui exerce professionnellement un des beaux arts ou, à un niveau supérieur à celui de l'artisanat, un des arts appliqués".

    Comment ? Certains artisans ne seraient donc pas des artistes ? Pourtant, et pour ne citer que ce corps de métier, beaucoup d'ébénistes ont de l'or dans les mains et créent de véritables oeuvres d'art à partir d'un matériau noble.

    Mon acception du mot artiste est bien plus large. Très vaste, même. Elle dépasse peut être l'entendement.

    Nous sommes tous des artistes, à notre humble niveau !. Vous êtes artiste à partir du moment où vous décidez de créer quelque chose en partant du néant total. Vous êtes aussi artiste si vous parvenez à reproduire quelques notes de musique d'un compositeur connu ou inconnu.

    Pour moi, certains sont aussi des artistes dans leur vie de tous les jours, sans le savoir. Par leurs capacités oratoires, leurs réparties ou leurs visions du monde. Ceux là sont dans "l'antichambre", et méconnaissent souvent l'étendue de leurs talents.

    Nous avons tous des talents qui ne demandent souvent qu'à être révélés. Parfois, ces talents germent par le hasard. Car le hasard place parfois sur notre chemin la petite étincelle qui va faire naître en nous le début d'une passion ou "la vocation" pour un art en particulier.

    Souvenirs, Souvenirs...

    J'avais sûrement une dizaine d'années lorsque j'ai reçu ce genre de signe. Un prix pour une nouvelle. Le prix était modeste, certes, puisque je devais être troisième de toute mon école (nous étions loin du Goncourt !).  Ne me demandez plus le thème, je ne m'en souviens plus. Ce dont je me souviens, c'est d'avoir franchi le coeur battant toute l'assistance qui se tenait réunie là exceptionnellement, pour rejoindre le jury qui m'a remis...Un beau livre.

    C'était une récompense inattendue pour moi. Le fait d'avoir obtenu ce livre était moins important pour moi que la dédicace qu'il y' avait à l'intérieur, qui disait à peu près ceci : "remis à M.X pour sa nouvelle, avec toutes les félicitations du jury". J'ai gardé ce livre pendant très longtemps...Jusqu'à ce qu'il disparaisse complètement de ma vie, ne me laissant plus qu'un vague souvenir.

    Derrière les paillettes de la vie d'artiste

    Vis ma vie d'artiste... 

    En me remémorant cette anecdote, je ne peux qu'imaginer ce que peut représenter la remise d'un prix dans la vie d'un artiste...Mais ce n'est sans doute qu'une toute petite partie de sa vie, car il faut souvent investir beaucoup de temps  et d'argent pour y arriver !

    Imaginez-vous connaître constamment des hauts et des bas. Etre mis soudainement sous les feux des projecteurs puis retomber dans la pénombre lorsque les circonstances ne sont plus favorables. Le terme "artiste", peut d'ailleurs être péjoratif. Il peut être vu comme pédant, trop orgueilleux. Un peu comme le "cinéphile", qui s'autoproclame "spécialiste du cinéma"...Sauf que le cinéma, on n' aurait jamais assez de toute une vie pour le connaître entièrement, et qu'il n'existe aucun diplôme spécifique ou officiel de cinéphile !

    Chez les artistes, il existe une multitude de formations diplômantes, des écoles des beaux-arts, des cours de théâtre ou de musique, et d'autres cursus artistiques qui coûtent généralement un bras !. Mais finalement, aucun cursus ne garantit d'accéder à la notoriété...Bien sûr, certains cours sont plus prestigieux que d'autres et font office de pépinières de jeunes talents. Mais la récompense de ses pairs ou du public n'est pas systématiquement au rendez-vous après les avoir fréquentés. 

    Car la vie des artistes, en particulier dans le milieu du spectacle, est incertaine et parsemée d'embûches. Pour ceux qui en doutent encore, allez donc faire un tour sur cet article. C'est pour ça aussi que je les aime. Parce qu'ils prennent des risques pour nous divertir, de l'humoriste qui teste ses futurs sketchs dans des bars au saltimbanque du coin de la rue. 

    Et aussi et surtout parce qu'espérer vivre pleinement de sa passion n'a jamais fait de mal à personne.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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  • Sur quels critères noter un film ou une série ?

    C'est un article un peu particulier que j'ai décidé de rédiger aujourd'hui...Puisqu'il s'agit de vous dévoiler ma méthode de notation des oeuvres cinématographiques...

    Une note qui tombe pour une oeuvre, c'est parfois brutal, cela peut être aussi synonyme d'injustice ou de mauvaise analyse, aussi je me réfère parfois à cette grille de notation lorsque j'ai besoin d'affiner mon jugement.

    Je l'avais déjà dit dans cet article, lorsque je décide d'une note, je pense toujours au mal que s'est donnée toute une équipe pour faire aboutir ce projet à l'écran. 

    Quitte encore à me répéter, les notes sont subjectives...Elles le sont d'autant plus lorsqu'il s'agit de créations purement artistiques. 

    Roulement de tambours...Voici mon barème de notation personnel :

     

    SCENARIO (comme tout le monde, un scénario original ou bien amené a tendance a plus me plaire) : /5

     

    DECORS (comprend "l'ambiance créée") : /5

     

    INTERPRETATIONS (toutes les interprétations) : /5

     

    REALISATION (aspects visuels et sonores inclus, effets spéciaux compris) : /5

     

    Le tout est divisé par deux, pour aboutir à une note finale sur 10.

     

    Un scénario comprenant plus d'effets spéciaux n'a pas plus de chances de me plaire, tout dépend surtout de la conjugaison de tous les facteurs mentionnés plus haut, et du "feeling" ressenti vis à vis de l'ensemble.

    J'ai assez bien noté, par exemple, "si je ne t'avais pas rencontrée" (voir ici), qui était une remarquable série espagnole parlant du voyage dans le temps d'un homme ayant perdu sa femme, mais qui ne comptait quasiment pas d'effets spéciaux.

    A contrario, Mortal Engine (voir ici) a seulement été noté 5,5/10 alors qu'il comprenait d'impressionnants effets spéciaux.

     

    Enfin, dans l'absolu, je ne regarde pas forcément un film ou une série avec le but systématique de la noter. Je pense que  c'est important de le mentionner... Si c'était perpétuellement le cas, cela m'ôterait tout plaisir de visionnage. Je suis avant tout simple spectateur qui apprécie le cinéma et l'écriture...J'aime à peu près tout, du petit film français au blockbuster américain. Mais vous l'aurez certainement remarqué, j'ai un certain penchant pour les oeuvres de SF, de fantastique, sans oublier les films d'horreur ou les thrillers !

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    Girl's Expérience (Saison 2).

     

     

    Histoire 1 Erica/Ana

    On retrouve dans cette saison l'actrice qui interprète Marcella (Anna Friel) dans une série que j'avais déjà eu l'occasion de commenter ici.

    Disponible sur Amazon prime, cette seconde partie de saison de Girl's Expérience n'est franchement pas au niveau de la première qui titillait, par moment, le légendaire film Basic Instinct. (voir ici ma critique).

    Cette seconde saison est essentiellement orientée vers les fantasmes d'un couple lesbien, dont nous suivons la trajectoire (chaotique et déviante) de la rencontre à l'évolution de leur couple ... Tout semble bon à prendre pour étaler des scènes de sexe, parfois perverses ou clairement pornographiques.

    Le scénario navigue dans le brouillard le plus complet, sans ligne directrice clairement définie. 

    Il y'a juste une infime corrélation avec la première saison, l'une des deux étant escort girl.

    Les personnages ne sont pas assez travaillés, l'aspect psychologique trop souvent écarté, et même si c'est assez bien joué, on en vient à plaindre les deux actrices qui se sont retrouvées dans cet exercice totalement dénué d'intérêt pour leurs carrières respectives.

    L'une des choses que l'on peut également regretter est l'absence totale d'humour, ce qui aurait donné un côté pétillant à cette saison, et la repique des décors de la saison 1. 

    Je n'ai donc pas poursuivi jusqu'au bout, et si j'avais dû mettre une note, probablement aurait-elle été proche de 4/10 compte tenu des lacunes de cette histoire.

     

    Histoire 2 Bria

    Cette histoire s'oriente vers une direction radicalement différente. Ici, nous suivons le parcours d'une femme qui était probablement escort girl par le passé. L'héroïne est contrainte de travailler étroitement avec la police et de changer complètement d'identité et de cadre de vie. 

    Elle est ainsi complètement "reformatée" et doit subir divers entraînements (parfois éprouvants) pour satisfaire aux exigences de sa nouvelle vie. 

    Beaucoup de questions se pose non seulement sur son parcours avant cette étape mais aussi et surtout et sur l'intérêt de cette nouvelle vie, ce qui rend cette saison relativement intéressante sans pour autant être être vraiment palpitante.

    Malgré son talent évident, l'actrice Carmen Ejogo* peine fortement à faire resurgir le côté glamour de la première saison...Mais l'on adhère quand même à cette démarche de scénario, qui renouvelle un peu la série.

    Le tout est assez appréciable, mais cela aurait pu être bien mieux. Une note de 6/10 pour cette deuxième histoire n'est pas imméritée. 

    * Ci-dessous l'actrice Carmen Ejogo.

    Girl's Expérience (Saison 2 et 3).

     

     

     

    NB : Je vous rappelle que vous pouvez également suivre mes écrits sur http://gestiondevie.over-blog.com/

     

     

     

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  • Je suis de la génération de la dernière séance. Oui, je sais, je suis vieux ou mûr pour certains (sic). A l'époque de la dernière séance, Eddy Mitchell étalait sa culture cinématographique dans une bonne vieille salle de ciné qui fleurait bon le popcorn et autres "mets" sucrés/salés ensachés.

    Après,un descriptif souvent très détaillé, nous avions ensuite le droit au must de la soirée, qui allait du film de guerre au western spaghetti... Le tout donnait formidablement envie de retrouver l'ambiance d'une salle de ciné. A cette période, les jeunes squattaient littéralement les salles qui étaient parfois devenues des lieux de drague...

    Et aujourd'hui, quel avenir pour les cinémas ? Petite synthèse de la situation actuelle, auréolée de quelques chiffres clés et d'une conclusion personnelle.

     

    La fréquentation des salles de cinéma/typologie du public

     

    Les très jeunes (18/24 ans) délaissent aujourd'hui le cinéma au profit des plates-formes de streaming, comme le souligne cet article du figaro ou celui-ci, de Télérama.

    Les raisons de cette désertion ? le prix des places est souvent évoqué, lui qui avoisine les 10 euros (source ici). Lorsque l'on compare les prix d'un abonnement mensuel Netflix ou Amazon, effectivement, la question peut légitimement se poser avec un budget serré (8 euros pour un écran sur Netflix, 50 euros à l'année pour Amazon prime)

    La moyenne d'âge des clients des salles a tout simplement mécaniquement augmenté, pour être de 30 ans aujourd'hui. Les plus de 50 ans représentent quasiment la moitié des clients des salles de cinéma (44%)

    Et la fréquentation des salles obscures en France, dans tout ça ? Elle ne faiblit pas et s'améliore même (source ici) pour atteindre des sommets depuis 53 ans.

     

    Que vont voir les spectateurs au cinéma ?

     

    Essentiellement des films américains (+32% en 2019, source ici). Mais pas seulement. Le cinéma français peut s'enorgueillir de partager 35% des parts de marché des films visionnés dans les salles, soit une baisse de quelques points depuis 2018.

    Inutile de dire que nous avons une fâcheuse tendance à nous faire manger par les américains et les anglo-saxons dans les films d'action ou de guerre en particulier (exception faite ces dernières années du chant du loup).

    A noter que dans les cinq premières places des productions françaises de 2019 figure la Vie Scolaire (1,8 Millions d'entrées)...Tamara Kozo (que j'avais interviewée ici) s'était alors chargée du casting.

     

    BILAN/CONCLUSION 

     

    Dans ces conditions, l'avenir des cinémas de l'hexagone n'apparaît pas mauvais, loin s'en faut. Il n'est pas étonnant d'en voir sortir de terre ici et là.

    Pour autant, il n'y pas vraiment de quoi se réjouir pleinement de ce succès relatif, l'accès au cinéma devenant nettement trop cher pour certaines catégories de la population.

    Par nature, le cinéma devrait être accessible à tous, or, il l'est de moins en moins. La culture ne doit pas devenir un privilège ou une chasse gardée. En outre, les salles devraient varier leurs offres (en particulier en 3D) et leurs abonnements afin de diversifier le public qui a fortement tendance à prendre de l'âge.

     

     

     

     

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  • Les artistes doivent-ils prendre position sur tout ?

    Cela fait maintenant plus de 2 ans que je tiens ce blog à jour, soit à peu près autant pour mes comptes twitter et Facebook qui ont été créés pour soutenir médiatiquement ce blog.

    Comme je suis parti du néant (aucun contact dans le milieu dit du "show business"), il a fallu que je cravache un peu pour me tailler une très modeste place dans le milieu artistique, et plus particulièrement sur Facebook...L'heure est venue de pousser un petit coup de gueule. 

     

    Je sais que cela ne fera pas forcément plaisir à tout le monde, mais j'assume. Il n'existe pas de code de déontologie ou d'ordre chez les artistes, et c'est parfois bien dommage. Pourtant, il en existe dans de nombreuses professions : avocats, médecins, etc...

    Ainsi, lorsque l'un des membres de ces dernières professions dépasse "les bornes", il peut ainsi faire l'objet de sanctions par ses pairs, sanctions allant du simple avertissement à la radiation.

    Rien de tout cela chez les artistes, qui par essence, demeurent libres de s'exprimer sur tout et n'importe quoi. D'un côté, cela leur garantit une totale liberté de parole en leur nom, probablement tirée de la liberté d'expression dans le champs artistique...Mais de l'autre, cela donne parfois lieu à des abus, des jugements infondés, des prises de position incroyablement partiales.

    De temps en temps, l'on assiste à de beaux élans de solidarité, comme ce fut le cas dernièrement pour les incendies en Australie.

    Plus souvent, ces derniers mois, j'ai pu observer des torrents de critiques s'abattre sur le travail de la police, des magistrats, des élus. C'est manifestement à la mode et assez facile. Pour ces gens qui se permettent de juger ainsi sans connaitre les difficultés de ces professions et leur utilité quotidienne, il faudrait organiser une journée "vis ma vie", ce qui permettrait sans doute au moins qu'ils adoucissent leur jugement.

    Je vais être clair : je n'aime pas les amalgames. Non, tous les policiers ne sont pas ultra-violents, tous les élus ne sont pas corrompus ou incompétents, tous les magistrats ne sont pas laxistes. Voilà, c'est dit. 

    Et qu'on se le répète bien dans le milieu artistique ou ailleurs : jamais je ne cautionnerai des personnes qui salissent par de quelconques moyens des professions nobles, si talentueux ou puissants soient-ils.

    Il apparaît très clairement, pour moi, que les artistes ne peuvent pas prendre position à la hâte sur tout et n'importe quoi. Déjà parce qu'ils engagent leur nom...Et risquent ainsi de se voir parqués dans "des cases" trop facilement ou de se voir reprocher de ne pas avoir balayé devant leur porte avant de parler. (En effet, certains ne s'appliquent pas à leur vie privée la morale qu'ils prêchent aux autres). 

    Mais aussi et surtout parce que la plupart des personnes, aujourd'hui, me semblent de plus en plus attachés au respect d'une certaine éthique. J'ai beaucoup de respect pour les artistes engagés de tout bord, mais l'artiste ne doit pas tomber dans les travers des jugements à l'emporte-pièce. 

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