• Marie-Francine (film, 2017)

    Crédit Photo et vidéo : Rectangle productions, Tf1 film production

     

    Le pitch : A 50 ans, Marie-Francine perd successivement son mari et son job. Elle se voit contrainte de revenir habiter chez ses parents, qui vont lui donner l'idée d'ouvrir une boutique de cigarettes électroniques. Grâce à cette boutique, elle va rencontrer Miguel qui vit la même situation qu'elle...

     

    Le scénario a beau paraître éculé, l'on attend toujours un regard novateur sur ce thème du retour chez ses parents à l'âge adulte.

    Valérie Lemercier m'est apparue à la peine dans cette comédie, son potentiel comique y étant nettement sous-utilisé. Patrick Timsit, englué dans un rôle de gentillet prétendant, tente tant bien que mal d'y apporter un souffle nouveau, mais il est bridé par le script qui ne lui permet pas d'exprimer l'humour grinçant qu'il affectionne lors de ses one man show. 

    L'usage répétitif du fado (pour ceux qui ne connaissent pas, il s'agit d'une musique mélancolique portugaise) n'arrange rien et enfonce le film dans une atmosphère tristounette qui ne varie guère, faute de dialogues percutants et de scènes originales.

    Côté surprise du chef, notez l'apparition furtive de Patrick Préjean...Alias le maréchal des logis Perlin dans le Gendarme et les gendarmettes (1982) !  allez, pour le plaisir, je ne résiste pas à l'envie de vous rafraîchir la mémoire.

     MA NOTE GENERALE 4,5/10

     


    2 commentaires
  • Seven sisters (film, 2017)

    Crédit photo/vidéo : Nexus Factory, Raffaella Productions

     

    Résumé : dans les années 2040, la Terre est surpeuplée et la politique de l'enfant unique est mise en place par les gouvernements. Le CAB (Child Allocation Bureau) est chargé de veiller à l'application stricte de cette politique, en utilisant au besoin la cryogénisation. Terrence Settman se retrouve face à un dilemme : sa fille a mis au monde des sextuplées avant de mourir en couches. Bravant la loi, Terrence va élever ses 7 petites-filles cloîtrées dans un appartement en attribuant à chacune d'entre elles le prénom d'un jour de la semaine. Bien des années plus tard, celles-ci vont devoir apprendre à vivre sans leur père en respectant quelques règles essentielles à la survie ...Mais lorsque l'une d'elles ne donnera plus signe de vie aux autres, plus rien ne sera comme avant.

    L'univers de Seven Sisters, c'est un peu celui de la série "The handmaid's Tale" (voir ma critique ici) mais sur d'autres bases. 

    Ici, c'est la surpopulation qui sert de solides fondations à ce scénario très élaboré. Les cadrages de certaines scènes (en particulier celles des explosions et des assauts) ravivent le souvenir d'un film de Luc Besson (l'un de ses succès majeurs, "Léon").

    Si le scénario apparaît comme intéressant et dérangeant, j'ai véritablement peiné à m'attacher aux personnalités de ces soeurs. La faute peut être à leur enfance survolée, à la priorité absolue laissée à l'action et à la présentation de cet univers totalitaire. Rien, au cours de la projection, ne m'a semblé suffisant pour contrer la superficialité de certains personnages...

    Malgré ces petits écarts, Seven Sisters ne commet aucune faute de goût sur le final (éblouissant et imprévisible) et surprend agréablement par la qualité de ses scènes d'action.

     

     MA NOTE GENERALE :  6/10


    2 commentaires
  •  

    Problemos

     

    Crédit photo et vidéo : Albertine productions.

     

    Synopsis : Pendant leurs vacances, Victor et sa compagne Jeanne s'arrêtent quelques jours dans une communauté zadiste qui s'oppose à l'implantation d'un complexe aquatique. Pour empêcher sa construction, ces opposants campent sur place et s'opposent parfois aux CRS. Un matin, ils découvrent qu'une pandémie a frappé la terre et qu'ils sont peut être les derniers survivants de l'humanité...

     

    Eric Judor s'est lancé dans la réalisation de ce film dans lequel il occupe une place prépondérante en tant qu'acteur (en interprétant Victor), tout comme Blanche Gardin. (qui s'était révélée dans le "Jamel Comédy Club") et qui a coécrit ce scénario avec Noé Debré.

    Beaucoup d'humour second degré dans ce film où l'on sent la patte de Blanche Gardin pour les propos crus (voir l'un de ses sketchs ici). Les clichés sur les altermondialistes sont malheureusement surexploités, les acteurs surjouent "le côté beatnik" au point de perdre en crédibilité et l'on se lasse un peu trop rapidement faute d'humour plus raffiné et de réel attrait scénaristique.

    Côté positif, ce film peut néanmoins nous amener à réfléchir sur les avantages et les inconvénients de ce mode de vie en marge de notre société de consommation. Quelques éclairs de génie humoristiques sont aussi à relever mais il sont bien trop rares. Bilan des courses : trop inconsistant, même pour une fable altermondialiste qui ne se prend pas au sérieux.

     

    MA NOTE GENERALE : 4/10


    2 commentaires
  • Baby driver (Film, 2017)

    Crédit photo et vidéos : Média rights Capital, Big Talk Production, Working Title Films

     

    Le pitch : un jeune homme du surnom de "Baby" doit accepter, bien malgré lui, de servir de conducteur à des malfrats lors de braquages de banques. Le but de Baby est de rembourser ses dettes à "son patron"... Lorsqu'il parvient enfin à rembourser ses dettes, il espère pouvoir couler des jours heureux loin de cette mafia du crime, en compagnie d'une jeune et jolie fille prénommée Déborah qu'il vient de rencontrer...Mais il va apprendre à ses dépens que l'on ne quitte pas si facilement ce milieu.

     

          Extraits d'une scène d'action du film :

    Baby driver (Film, 2017)

     

    Les traits de personnalité des personnages, les cadrages et l'atmosphère générale m'ont évoqué le mythique Pulp Fiction, c'est dire si j'ai été sous le charme de cette production écrite et réalisée par Edgard Wright. Ce dernier s'est-il vraiment inspiré de Quentin Tarantino pout cette réalisation ? difficile de le savoir.

    Comme je ne connaissais pas Egdard Wright et qu'il me parait assez talentueux, je suis allé faire un petit tour du côté de sa filmographie...Et qu'y retrouve-t-on ? que ce soit en tant qu'acteur ou réalisateur, rien, ou pas grand chose de très marquant cinématographiquement parlant...

    Toutefois, notre homme s'est déjà distingué pour ses activités de producteur et de réalisateur avec plusieurs nominations et quelques menues récompenses à son actif depuis 2004. 

    Mais revenons-en au film proprement dit. Le scénario ? original à plus d'un titre, il regorge de scènes d'action et ne se départit jamais de "temps morts" bienvenus qui nous permettent de mieux cerner le personnage principal.

    Ce personnage principal est incarné par Ansel Elgort (ci-dessous), lequel a dû déployer tout son talent pour interpréter le personnage fascinant du chauffeur. Ce qui le rend très humain et attachant, c'est son passé tragique qui refait régulièrement surface et le mode de vie très simple qu'il mène avec son père adoptif. 

    Baby driver (Film, 2017)

    Les autres acteurs sont choisis avec un grand soin et répondent parfaitement aux exigences du film.

    L'ensemble est captivant. Mis à part le final prévisible et l'humour aux abonnés absents, les fins gourmets du cinéma ne peuvent pas s'y retrouver.

     

    MA NOTE GENERALE : 7,5/10


    2 commentaires
  • Identities (film, 2016)

    Crédit photo : Parts and Labor, Heron Television, Great Point Media

     

    Le pitch : A l'occasion de son anniversaire, Tom reconnait l'une de ses très anciennes conquêtes, Alice, qui s'était mystérieusement évaporée sans jamais lui laisser de nouvelles. Celle-ci semble s'être accaparée une nouvelle vie et une nouvelle identité...et ne se prive pas pour courtiser l'un de ses meilleurs collègues de travail.

     

    Un film qui reste un mystère du début à la fin tant il est difficile de cerner les raisons qui poussent Alice à se comporter ainsi...De plus, l'histoire ancienne entre Tom et cette dernière ne fait jamais l'objet d'un quelconque flash-back, ce qui aurait probablement beaucoup mieux servi l'intrigue amoureuse.  

    Alice (la sublime Rachel Weiszpossède un charme fou, presque hypnotisant, et son histoire, bien que totalement insensée, méritait bien quelques éclaircissements supplémentaires...(Son enfance, par exemple, n'est jamais évoquée !)  

    Finalement, avec ce film, il y'a beaucoup de questions à se poser mais très peu de réponses qui sont apportées au téléspectateur, lequel doit presque terminer les phrases lui même, imaginer le pourquoi du comment dans un enchevêtrement de scènes d'une banalité effrayante qui desservent ou ralentissent constamment le scénario.

    C'est attristant, mais ce film tombe dans la facilité alors qu'un petit supplément d'âme aurait suffi pour en faire une oeuvre de premier plan dédiées à ces personnes qui, comme Alice, désirent changer de vie du jour au lendemain pour étudier par exemple... le chant des grenouilles. 

    Identities (Complete Unknown, film - 2016)

    MA NOTE GENERALE : 4,5/10

     


    2 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique