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    Alibi.com (2017)

     

    Crédit photo : CN5 Productions, Fechner Films


    Greg est le créateur d'une startup en pleine expansion qui fournit des alibis à ses client(e)s à la demande. Il le reconnait volontiers à ses proches, il ne parvient pas à tomber amoureux, et sa vie sentimentale est désertique. Par hasard, son chemin va croiser celui de Flo, une charmante jeune femme un brin fofolle dont il va tomber éperdument amoureux, mais dont le père s'avère être l'un de ses futurs clients...

     

    Un scénario habilement pioché dans l'air du temps, à l'heure du tout internet et du tout négociable. La thématique, hautement immorale, était prédestinée à la satire familiale/sociétale...D'ailleurs, c'était la seule forme d'humour qui aurait pu rendre cette comédie complètement irrésistible. Dans la même veine et pour trouver une source d'inspiration à succès, elle aurait pu dupliquer les notes ironiques et légères de l'arnacoeur.

    Malheureusement, côté humour, cette comédie semble alterner le bon (souvent avec Didier Bourdon et Nathalie Baye en étendards) et le moins bon (déboires d'animaux domestiques répétitifs, gags parfois trop gros pour faire rire...) à longueur de temps, comme si elle cherchait perpétuellement sa vitesse de croisière.

    A trop se chercher, elle aurait même pu titiller les nanars, mais sa brochette d'acteurs talentueux lui sauve la mise.

    Au bout du compte et malgré quelques errements, elle ne perd jamais son caractère divertissant grâce à son scénario farfelu et ses personnages caricaturaux et attrayants.

     

     MA NOTE GENERALE : 6/10


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  • Opération anthropoid

     

    Le général SS Reinhard Heydrich était surnommé "le boucher de Prague" ou la "bête blonde". C'était un dignitaire nazi zélé qui pratiquait la répression à grande échelle en Tchécoslovaquie durant la seconde guerre mondiale.

    Pour les résistants tchèques, éliminer Heydrich, c'était porter un grand coup au régime nazi. Le nom de cette mission ? "l'opération anthropoïd". Pour ce faire, un groupe de parachutiste avait été spécialement envoyé sur place et cette oeuvre est inspirée de leur histoire...

     

    Un film dont la caractéristique principale est l'atmosphère particulièrement lourde. Les dissensions internes propres à ce mouvement de résistance sont exposées au grand jour, il y a du suspens, de l'action, quelques amourettes et surtout, des tourments profonds dans les têtes des deux jeunes parachutistes (les acteurs Jamie Dornan et Cillian Murphy) partagés entre le désir de vivre et le dévouement à leur mission principale.

    C'est glacial, haletant et sans concession sur la vie des résistants sous l'occupation nazie. Cette approche de la résistance m'a d'ailleurs vaguement rappelé la noirceur de l'armée des ombres (1969).

    Somme toute, un film qui m'a vraiment séduit par son réalisme froid, sa mise en scène, ses cadrages  opportuns et ses acteurs impliqués. En résumé, un diamant brut qui n'a que très peu de défauts. Sans doute méritait-il une bien meilleure promotion commerciale. A voir ou à revoir, ne serait-ce que pour se rappeler le courage exceptionnel de ces hommes et de ces femmes qui risquaient tout.

     

     MA NOTE GENERALE : 7,5/10

     

     

     


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  • Faut pas lui dire

     

    Crédit Photo : entre Chien et Loup

     

    Laura, Eve, Anouch et Yaël sont quatre cousines qui s'apprécient, se voient souvent et partagent beaucoup de points en commun, notamment le fait d'avoir des vies sentimentales tumultueuses. Yael est sur le point de se marier, tous les préparatifs sont en cours, mais ses trois cousines découvrent l'impensable : l'homme qu'elle est sur le point d'épouser vit parallèlement une idylle avec un homme !...A l'unanimité et pour ne pas gâcher son mariage, elles décident de ne pas lui en parler, d'où le titre du film...

     

    Une comédie "gentillette" nantie de quelques éclats scénaristiques ici et là, et qui représente un divertissement convenable, ni plus ni moins. Un film qui tire essentiellement du charme de ses différentes actrices (Jenifer Bartoli, Camille Chamoux, Stéphanie Crayencour, Tania, Garbarski), laissant très peu de places aux acteurs masculins pour s'exprimer.

    La complicité de ce quatuor féminin semble quand même fortement surjouée, tant les différences de caractère sont impressionnantes au sein de ce groupe humain. 

    Il n'en demeure pas moins que les portraits de ces femmes sont relativement touchants dans cette quête éperdue de l'homme idéal, quête qu'elles mènent parfois en parallèle d'une vie professionnelle chargée. 

    Tout au long du film, le bon esprit est de rigueur et l'humour pousse assez souvent dans le terrain du grivois (venant de femmes, c'est toujours surprenant  !). Pour le public difficile, le sourire  est souvent de mise à défaut de rire à gorge déployée, ce qui est quand même décevant pour une comédie.

     

     MA NOTE GENERALE : 5/10

     


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  • Premier contact

    Crédit Photos et vidéos :

    FilmNation Entertainment21, Laps Entertainment, Lava Bear Films

     

    Le pitch : sans crier gare, des dizaines de vaisseaux spatiaux extraterrestres de forme ovoïde se placent en position stationnaire en plusieurs endroits du globe. Il faut le reconnaître, côté effets spéciaux, les producteurs ont mis le paquet pour nos beaux yeux :

    Premier contact

     

    Nul ne sait ce que ces êtres étranges sont venus chercher ici bas...Leurs intentions sont elles hostiles ? ont-ils un message particulier à délivrer ?

    Pour tenter de décrypter les communications de ces créatures, l'armée américaine fait appel à une linguiste extrêmement réputée dans son domaine. Avec son équipe et en coordination permanente avec les militaires, cette dernière va travailler d'arrache pied pour décoder ces messages extraterrestres d'une complexité extrême...

    Ci-dessous, notre linguiste en mode "moi vouloir parler toi".

    Premier contact

    Un film de science fiction empreint de poésie, loin de l'archétype sur les petits bonhommes verts et leurs soucoupes volantes. Une oeuvre quand même beaucoup trop longue (près de 2h00) qui nous invite à nous interroger sur notre place dans l'univers et qui mérite largement d'être vue.

    On aime :

    - l'anticonformisme de l'oeuvre en matière de SF

    - les effets spéciaux

    - le jeu des acteurs

    - l'aspect poétique de certaines scènes

    On aime pas :

    - Une fin inattendue qui peut être vue comme "un flop"

    - le manque d'action, de rebondissements

    - les interrogations métaphysiques du personnage principal et la musique lancinante

     

                                            MA NOTE GENERALE 6,5/10


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    Angle Mort (2017)

    Crédit photo : Entre chiens et loups

     

    Le commissaire de police Jan Verbeeck a servi toute sa vie dans une brigade des stupéfiants en Belgique. En Flandre, il jouit d'une réputation sans faille et son charisme est incontestable. Démissionnaire de la police, il a prévu de s'engager politiquement dans un parti nationaliste en pleine ascension électorale. Alors que sa démission est déjà prévue et qu'il ne lui reste plus que quelques heures à exercer officiellement ses fonctions de commissaire, des membres de son équipe lui propose d'arrêter un malfrat après lequel il court depuis des années...Ce baroud d'honneur va avoir des conséquences imprévues sur sa vie privée et son futur politique. 

     

    Cette production belge nous propose de nous pencher sur les relations parfois ambiguës entre les forces de l'ordre et les partis nationalistes. Un film qui n'est pas inintéressant, et ce pour au moins trois raisons.

    La première, c'est qu'il est difficile de ne pas faire un parallèle avec un parti politique en Belgique en particulier, le parti indépendantiste flamand "Vlaamsbelang" dont l'audience électorale n'est pas anodine.

    Deuxièmement, les relations entre forces de l'ordre et les partis nationalistes ont rarement été des thèmes de films ou de documentaires. C'est dommageable, car de temps en temps, ces relations sont sulfureuses (voir cette affaire en Grèce) et pourraient être des sources de scénarios captivants.

    Dernier point d'intérêt, et non des moindres, notre commissaire de police entraîne dans son aventure politique son bras droit d'origine marocaine, ce qui nous amène à nous interroger sur le quotidien de ces personnes qui constituent de véritables alibis contre les procès en xénophobie.

    Sous un angle strictement scénaristique, il y aurait beaucoup à dire mais "le boulot est fait" à peu près correctement. Ce commissaire qui vire à droite toute autant par lassitude que par conviction est suffisamment mystérieux et charismatique pour être digne d'intérêt, du moins au départ...

    Ensuite, ce fragile édifice cinématographique s'effrite peu à peu et nous rappelle malheureusement trop vite son aspect extraordinaire. Ses errements ? noirceur et violences inutiles, dialogues trop peu nourris de réflexions intéressantes, coulisses du parti politique à peine effleurées...Si j'ai suivi facilement le raisonnement de ce polar, j'ai eu le sentiment de quelque chose d'assez inabouti et dont le message délivré n'était pas très clair.

     

    MA NOTE GENERALE : 5/10


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