• I spit on your grave (film, 2010)

     Crédit Photo et Vidéo : CineTel

     

    Résumé : L'écrivaine Jennifer Hills s'est retirée  dans un coin perdu en campagne, seule, pour trouver l'inspiration de son prochain roman. Elle sera malheureusement une proie idéale pour un groupe d'individus sadiques et dénués de morale, qui s'en prendront à elle en lui faisant subir divers sévices avant un viol. Par miracle, elle parvient à survivre et ne cherchera plus qu'à se venger de ses bourreaux. 

     

    Quelqu'un m'avait déjà conseillé ce film d'horreur/épouvante il y'a quelques temps. Comme j'ai une liste longue comme le bras de films susceptible d'être regardés, j'ai remonté celui-ci du fond de la pile.

    Autant le dire de suite, c'est assez trash au niveau des violences psychologiques et physiques : la pression monte crescendo sur ces aspects une fois le décor planté.

    L'idée directrice est d'abord de créer un climat anxiogène pour une femme seule, coupée du monde dans une bicoque et un endroit qu'elle ne connait pas pour trouver l'inspiration de son prochain livre.

    Côté environnement, donc, nous avons affaire à un grand classique d'horreur/d'épouvante : la future victime est isolée, et elle ne se doute strictement de rien, ce qui en fait une proie idéale et facile pour des personnes malintentionnées.

    Pour ce rôle, c'est l'actrice et productrice Sarah Butler qui s'y colle. Elle accomplit parfaitement ce job complètement ingrat et courageux, surprenant par le dynamisme de son interprétation.

    Certains passages, traînant en longueur, sont malheureusement malsains ou désolants de perversité.

    Comme ces fameux passages n'apportent strictement rien au scénario, ils auraient pu être éludés, édulcorés ou raccourcis, d'autant qu'ils ne font que grossir les traits des "méchants" oisifs et rustres, tout en confirmant, s'il en était besoin, le degré de perversion que peuvent atteindre certaines personnes en ce bas monde.

    On aurait aimé en savoir plus sur les manières de survivre de cette miraculée vengeresse. On en saura pas plus. On aurait aimé également connaître ses tourments psychologiques, l'élaboration de ses méthodes de vengeance, les préparatifs de sa revanche...car certains de ces derniers paraissent difficiles à mettre en place pour une femme seule...Mais là aussi, il n'y aura aucune réponse.

    La vengeance restera toujours en ligne de mire de cette miraculée, et elle sera sans pitié aucune envers ses bourreaux, quitte à employer les pires méthodes de mise à mort imaginables (ce qui en fera sûrement frémir plus d'un). Le tout est strictement réservé aux initiés du genre horreur et gore. 

     

    MA NOTE GENERALE : 6/10

    L'intégralité du film est visible sur la chaîne YouTube ci-dessous, mais de médiocre qualité.    

     

     

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  •  Tristesse Club (film, 2014)

     Crédit Photo et vidéo : Kazak Productions, 2L Productions, Rhône Alpes Cinéma, Canal +, Ciné +

     

     Résumé : Léo et Bruno sont deux frères qui se voient contraints de retourner dans leur ville natale pour assister aux funérailles de leur père. A cet endroit, ils font la rencontre d'une femme qui prétend être leur demi-soeur...

     

    Tristesse Club est l'une des toutes premières oeuvres du scénariste et réalisateur Vincent Mariette, dont vous pouvez consulter la courte filmographie ici.

    Pour ce premier film, Vincent Mariette a choisi de nous entraîner dans les secrets d'une famille complètement désunie et en proie au doute au sujet de la disparition de la figure paternelle.

    L'acteur Laurent Laffite-dont les talents de comédien ne sont plus à prouver-interprète une ancien gloire du tennis devenu bourrue, asociale et en pleine dérive sentimentale et financière. 

    Ses deux acolytes (l'actrice Ludivine Sagnier et Vincent Macaigne) lui donnent le change pour l'essentiel des répliques, souvent débordantes de franchise.

    Le caractère naturel des personnages et le scénario limpide permettent de rendre certaines situations vraiment croustillantes à l'écran, notamment grâce à la présence de Vincent Macaigne, impayable dans son rôle de type emprunté et mal à l'aise avec les femmes.

    Il y'a aussi un petit aspect bucolique assez délectable visuellement dans cette escapade improvisée.

    Le titre du film peut malheureusement en rebuter plus d'un ou inciter à la prudence, mais il ne faut pas s'y fier : Tristesse Club, bien que bénéficiant manifestement de moyens limités, est un met cinématographique relativement savoureux qui nous fera souvent sourire et réfléchir sur le sens du mot famille.

     

    MA NOTE GENERALE : 6/10

      

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  • Les survivants (film, 1993

    Crédit photo et Vidéo : Paramout Pictures, The Kennedy/Marshall Compagny

     

    Résumé : adaptation cinématographique de l'histoire des survivants du crash de l'avion de l'équipe de rugby "Old Christians" en 1972, dans la cordillère des Andes. Pour ne pas mourir de faim, les survivants furent contraints de manger leurs camarades morts.

     

    Le film est actuellement disponible sur NETFLIX. Encore un film sur le survivalisme en milieu extrême, un thème "qui a la cote" ces dernières années...Sauf que cette production est beaucoup plus ancienne (1993) est qu'elle est tirée d'une histoire véridique.

    Les premiers instants sont carrément divins. C'est l'acteur John Malkovich qui endosse le rôle du conteur survivant de cette tragédie en guise d'entame, et il le fait avec un talent oratoire et une présence devant la caméra qui forcent le respect et l'admiration.

    La suite est tout autant délectable jusqu'au final, du moins pour ceux qui s'intéressent de près ou de loin au  survivalisme. Le scénario, palpitant, transfigurent ces survivants en aventuriers des temps modernes, qui, loin d'attendre benoîtement que les secours viennent à eux, s'organisent de diverses manières pour assurer une survie loin d'être acquise dans des conditions climatiques extrêmes, à défaut d'être sauvés immédiatement.

    Ce film n'est pas qu'une simple évocation des capacités des hommes animés par le simple espoir de survivre en s'adaptant à l'environnement. Il interpelle ouvertement le téléspectateur sur des questions fondamentales et gênantes, en particulier vis à vis de la mort ou du "cannibalisme forcé".

    Il pose ces interrogations majeures en toute simplicité, sans pour autant verser dans le malsain ou le morbide, ce qui n'était pas chose aisée.

    Romanesque et puissante, cette oeuvre mérite bien des égards cinématographiques.

     

    MA NOTE GENERALE : 8/10

     

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  • Alice et le Maire (film, 2019)

     Crédit Photo et Vidéo : BACFILMS

     

    Résumé : Paul Théraneau, maire de Lyon, est à court d'idées pour son agglomération. Est-ce l'exercice du pouvoir qui l'a usé ? La philosophe Alice Heimann est appelée à la rescousse pour l'aider à remonter la pente. Entre ces deux personnages, une complicité improbable va naître.  

     

    Nicolas Pariser est un jeune réalisateur qui est manifestement épris des sujets politiques. Ce goût prononcé pour les arcanes du pouvoir serait hérité de certaines de ses années à l'université où il aurait étudié le droit constitutionnel, dixit l'association "Ecran d'Opale", dont l'un de ses représentants nous a présenté le film et son auteur.

    Passé auparavant par quelques critiques cinématographiques puis par la case "art et essai", il est monté progressivement en puissance ces dernières années, récoltant de nombreux prix pour ses courts et longs- métrages. (le dernier en date en 2015 pour le long métrage le grand jeu, bande annonce ici).

    Quand d'autres préfèrent l'antiparlementarisme ou plus souvent l'approche "complotiste" pour traiter de la chose politique, le regard de Nicolas Pariser sur son thème fétiche est clairement plus doux et pragmatique. 

    Car il s'agit ici de s'interroger uniquement sur les tourments d'un maire socialiste (Fabrice Lucchini, sémillant aire de Lyon), qui semble à bout de course, peut être éreinté par l'exercice du pouvoir et qui n'a plus d'autre choix que de s'en remettre à une jeune philosophe pour tenter de retrouver des idées novatrices.

    Pour incarner cette muse, c'est l'actrice Anaïs Demoustier ("sauver ou périr", "au poste" pour ne citer que ses dernières apparitions) qui a été choisie. Sa fraîcheur et son naturel apportent comme une note sucrée/salée dans le duo avec Lucchini : son personnage méconnaît totalement le jargon politique, les luttes intestines et les us et coutumes d'une grande mairie, ce qui rend les situations parfois cocasses.     

    Certes, le spectateur lambda pourra peut être se sentir en décalage, voire en déconnexion totale avec ces considérations politiciennes qui le dépasse. Mais Alice et le Maire représente comme une ravissante fenêtre sur cour dans un microcosme politique méconnu, un portrait coloré et assez divertissant du monde politique d'une grande ville.

     

    MA NOTE GENERALE : 6,5/10 

      

     

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  •  

    Crédit photo et vidéo : Copperheart Entertainment, NETFLIX

     

    Résumé : Un couple s'aventure dans un champs d'herbes hautes pour venir en aide à un enfant qui semble perdu. Mais ils découvrent progressivement que ce champs n'est pas comme les autres.

     

    N'ayant pas lu le roman de Stephen King qui a inspiré ce film, il me sera impossible d'effectuer un comparatif. Je jugerai donc cette oeuvre uniquement sur sa qualité cinématographique.

    D'emblée, il est difficile de s'y tromper : "la patte" de Stephen King est bien visible. L'intrigue monte d'un cran à proximité d'un champs d'herbes hautes d'où proviennent des appels à l'aide d'un jeune garçon...Cela ne vous rappelle pas de grands classiques de cet auteur ?

    Par la suite, le scénario s'égare également au moins autant que les personnages, et l'on se demande parfois si l'on ne baigne pas en territoire "nanar". Est-ce que le réalisateur a pris des libertés avec le roman ou est-ce le récit lui même qui manquait de mordant?

    La sensation d'oppression est parfaitement palpable, mais beaucoup trop d'aspects du scénario sont nébuleux, fantaisistes, ou taillés à la va-vite. Les acteurs eux mêmes n'ont que peu de réelles occasions de s'exprimer, résignés à débiter des répliques ou à adopter des comportements, passez-moi l'expression, d'un genre "walking Deadien". 

    Le scénario retrouve tout juste un peu de clarté sur le final et apporte une petite bouffée d'oxygène. Car convenons-en, même un irréductible fan du cinéma fantastique apprécie quand même la cohérence...Une excursion en labyrinthe maudit bien trop juste à plus d'un titre.

     

     MA NOTE GENERALE : 5/10

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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