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    Les frères sisters (film, 2018)

     Crédit photo et vidéo : Why not Productions, Annapurna Pictures, Page 114 Pictures

     

    Résumé : En 1851, Charlie et Elie sisters sont les hommes de main du Commodore. Pour lui, ils tuent régulièrement sans aucune pitié. Une autre mission va leur a été confiée par le commodore, il s'agira pour eux de capturer un chimiste qui a mis au point une formule permettant d'extraire plus facilement l'or des rivières.

     

    Un western de Jacques Audiard (film du réalisateur/scénariste français Michel Audiard, connu pour ses répliques légendaires dans le cinéma français) adapté d'un roman de Patrick Dewitt édité en 2011.

    J'avoue qu'au départ, j'étais vraiment réticent à l'idée de visionner le western d'un réalisateur français comportant des acteurs américains comme John C. Reilly et Joaquin Phoenix.

    Au final, je n'ai pas eu du tout à la regretter : à l'écran, il n'a pour moi rien à envier aux superproductions américaines de la même catégorie, y compris ceux qui ont fait la renommée de Clint Eastwood.

    On y trouve en effet tous les ingrédients qui ont fait, naguère, le succès prodigieux des westerns : paysages sauvages et désertiques parcourus à trot de cheval, simplicité du scénario, suspens et règlements de compte à foison.

    Il y'a belle lurette que je n'ai pas vu un western de ce niveau (probablement depuis Django de Tarantino), c'est dire si j'ai été sous le charme des personnages, de l'ambiance générale ou encore de la qualité des prises de vue.

    Un grand bravo à M. Audiard de nous offrir une telle pépite cinématographique qui fait rayonner des valeurs humaines essentielles, même en pleine période de ruée vers l'or.

     

    MA NOTE GENERALE : 8/10

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    Bandersnatch, première expérience de film interactif

    Crédit Photo et vidéo : NETFLIX

     

    Résumé : Le jeune programmeur Stefan Butler adapte un roman de fantaisie dans un jeu vidéo...La suite ? à vous de la décider, puisqu'il s'agit d'un film interactif.

     

    NetFlix propose en ce moment un film d'un genre particulier où les spectateurs peuvent faire des choix pour le personnage principal.

    Cette nouveauté est peut être une hérésie pour les scénaristes et les puristes du cinéma, mais peu de monde pourrait contester que BlackMirror se prêtait idéalement à cette première expérience, tant la série a littéralement cassé la baraque sur le thème des nouvelles technologies.

    Le jour J, c'est à dire il y'a deux jours, me voilà donc, affalé devant mon écran,  impatient de tester pour la toute première fois un film et en me réjouissant intérieurement de pouvoir prendre un peu du précieux pouvoir du scénariste. (Et hop, pousse-toi de là que je m'y mette).

    Quoi que de plus normal, me direz-vous, de rogner un peu des prérogatives du scénariste/réalisateur dans ce monde où tout doit toujours aller plus vite et où tout doit être fait pour satisfaire le besoin du consommateur d'obtenir ce qu'il veut de plus en plus rapidement...

    En poussant un peu, peut être qu'un jour les scénaristes seront considérées comme des espèces en voie de disparition, pourchassés par des forces obscures, ou contraints d'émigrer sous d'autres cieux.

    Mais bon, nous n'en sommes pas encore là, et c'est avec un plaisir intense que je presse le bouton lecture de Bandersnatch, trépidant d'impatience à l'idée de cette nouvelle aventure cinématographique. J'ai presque l'impression de partir à la conquête de l'Ouest... Quelques minutes plus tard, l'on me propose l'un de mes premiers dilemmes (Attention spoiler), le personnage doit-il prendre des cornflakes ou des céréales ?

    Ah, quand même...quel choix cornélien. Quelques minutes plus tard, rebelote. A peine assis dans le bus, notre héros ouvre un bon vieux radiocassette (pour les plus jeunes, je perdrais trop de temps à vous expliquer ce que c'était et quelle nostalgie cela provoque en nous, les quadras) et d'autres options musicales s'offrent à moi : doit-il écouter un groupe inconnu ou un autre encore plus nébuleux ? je clique au hasard. Après tout, on s'en fout un peu, et je ne sais pas quelle incidence cela peut avoir sur l'histoire.

    Une heure et demie plus tard et dix clics de plus, me voilà perdu dans un dédale de boucles narratives, avec la désagréable impression de ne jamais trouver la sortie...De plus mon héros ne s'en est pas tenu à ce que je voulais : cet insolent, alors que je lui ai pourtant demandé de ne pas avaler ses pilules, les a quand même prises quelques minutes plus tard.

    Puisqu'il comptait faire comme bon lui semble, il aurait plutôt fallu me demander quelle couleur de chaussures il devait porter au lieu de me faire croire à une incidence quelconque sur la suite des événements. Avec bien du mal, j'arrive à la fin. Ouf, c'est terminé. La dernière demie-heure m'a donné l'impression d'être enfermé dans une camisole abrutissante, et je suis passé pas loin de lui faire fermer son clapet avant la fin. Alors, que penser de ce film interactif ? trop de choix insignifiants à faire.

    Il me reste encore de belles images des années 80 en tête sur ce film, avec quelques morceaux de musique marquants. Et c'est bien peu pour ce que j'attendais d'un nouvel eldorado du cinéma.

     

    MA NOTE GENERALE : 4/10

                                                  

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    Le chant du loup (à l'affiche)

    Crédit Photo et vidéo : Les productions du Trésor, Pathé Production, Chi-Fou-Mi productions

     

    Résumé : Chanteraide est un jeune homme doté de la faculté de reconnaître chaque son qu’il entend. Il met cette qualité au service de la marine nationale, à bord d’un sous-marin français, où il sonde les profondeur avec son oreille presque bionique. Pourtant, il commet une erreur de taille qui manque de faire perdre la vie à tout un équipage...Mais ce qui l'attend est bien pire, alors qu'une situation de tension extrême avec la Russie vient de se dévoilera aux yeux du monde entier. 

     

    A l'instar des films consacrés aux blindés, les films relatant des histoires sous-marins sont plutôt rares. Les plus anciens d'entre nous se souviendront sans doute de quelques oeuvres notables dans le genre, comme U-Boat (2002).

    Ces derniers temps, les films consacrés à ces submersibles reviennent en force dans les salles obscures : Unter Killer (2018), Kursk (2018), et celui-ci, cent pour cent made in France.

    Passé cette observation, parlons du casting du Chant du Loup. Ce dernier comprend notamment Omar Sy et Matthieu Kassovitz qui interprètent (formidablement, il faut bien le dire) des huiles fictives de la marine nationale et où le comédien François Civil crève l'écran et tient sûrement là le rôle de sa vie.

    Ce dont il est question, dans ce film, ce n'est pas tant de l'aspect rude de la vie dans l'une de ces carcasses de fer plongées sous l'eau, mais du rapport entre des hommes dans l'adversité, en particulier face à un péril imminent. Par exemple, lorsque les choix deviennent cornéliens et se heurtent à des procédures formalisées à l'extrême, en particulier en cas de riposte nucléaire.

    En matière de représentation cinématographique de ces rapports humains particulièrement tendus, le Chant du Loup brille de mille feux même si l'on pourrait parfois lui reprocher la grandiloquence de certaines répliques. (Mais qu'est ce que le cinéma, après tout, sans personnages grandiloquents dans les moments capitaux ?)

    A cet ensemble fort bien filmé et à l'atmosphère suffocante, il faut aussi signaler une bande sonore vraiment envoûtante, qui tire le film encore plus haut.

    Passons le jargon marinier un peu technique et quelques tergiversations quasiment imperceptibles, Le Chant du Loup s'affirme pour moi comme l'un des meilleurs films français de ces dernières années dans sa catégorie.

     

     MA NOTE GENERALE : 8/10

     

     

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  • Lovely Bones (film, 2009)

    Credit photo et vidéo : Dreamwork SKG, Film 4, Wingnut Films

     

    Résumé : Dans les années 70, une jeune fille (Susie) se fait assassiner près de sa maison. Susie se voit alors dans une sorte de paradis, d'où elle peut observer les faits et gestes de sa famille ainsi que de son meurtrier.

     

    L'idée qu'un fantôme puisse errer plus ou moins partiellement dans notre monde le temps de résoudre certaines choses et/ou d'obtenir justice (pour les assassinés) a permis de produire de très belles oeuvres au cinéma.

    Souvenez-vous par exemple de l'émouvant "Ghost" avec Patrick Swayze (1990), ou encore dernièrement de la série "Beau séjour" dont j'ai eu le plaisir de parler ici.

    Cette production est bien loin d'approcher ce gratin cinématographique en la matière. Si le jeu des acteurs est plutôt bon, tout le reste frôle la médiocrité...Et pour cause : au lieu de s'orienter clairement vers un genre déterminé (thriller ou fantastique), le scénario semble constamment hésiter entre les deux genres jusqu'à la fin, au point de se perdre dans des circonvolutions psychédéliques/féériques totalement inutiles relatives à une sorte de "no man's land" de la mort.

    Cette absence d''une direction claire dans le scénario fait s'évaporer la plupart de son charme au fil du temps, le spectateur y trouvant rarement de quoi frémir, retenir son souffle ou s'exalter. 

    Le final étant sans aucun doute le plus gros raté de cet ensemble peu inspiré et inspirant.

     

    MA NOTE GENERALE : 4,5/10

      

     

     

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  • Her (film, 2013)

    Crédit Photo et vidéo : Annapurna pictures 

     

    Résumé : Théodore travaille comme écrivain public pour une petite entreprise. Son job est de rédiger toutes sortes de lettres pour des clients. Divorcé depuis un an, il peine à se remettre de sa rupture. Par curiosité autant que par désoeuvrement, il installe un nouveau système d'exploitation ("OS1") doté d'une intelligence artificielle sur son ordinateur. Ce système d'exploitation révolutionnaire va prendre l'allure d'une voix féminine avec laquelle il va vivre une relation amoureuse assez singulière...

     

    Une romance futuriste assez inédite et plutôt agréable à suivre, tant des sujets sensibles comme le vécu d'un divorce, la sensibilité ou la solitude sont maniés avec talent et légèreté.

    Le personnage de Théodore (joué par Joaquin Phoenix) est tellement pétri de qualités humaines qu'il ne peut qu'être sympathique aux yeux du spectateur. 

    Son univers est finalement assez proche du nôtre, mis à part les progrès fulgurants réalisés avec l'intelligence artificielle.

    Le seul reproche que l'on pourrait peut être adresser revient au scénario, qui pousse l'expérience dans ses retranchements ultimes et aurait pu être nettement écourté. 

    L'on pourrait également reprocher, dans l'absolu, cet accaparement du film par le personnage principal et celui de sa voix féminine assez enivrante (la comédienne Audrey Fleurot, qui a bien fait du chemin depuis Kaamelot). 

    Envoûtant, porteur d'un message intelligible (attention au développement de l'intelligence artificielle), poétique mais un poil trop long.

     

     MA NOTE GENERALE : 7/10

     

     

     

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