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    Hellraiser le pacte (film, 1987)

     

    Crédit photo et Vidéo : Clive Barker

     

    Résumé : A l'occasion d'un périple à l'étranger, Franck achète une boîte étrange et maléfique...Cette dernière va l'entraîner dans un univers parallèle où tout n'est que souffrance perpétuelle. Bien des années après son décès, son frère Larry et son épouse Julia retournent, sans le savoir, sur les lieux du drame...

     

    Et, oui, j'ai décidé de vous parler de quelques vieilleries cinématographiques comme celle-ci, que je souhaitais voir depuis longtemps.

    Après tout, le cinéma ne se résume pas qu'aux dernières sorties, et il faut bien se diversifier. (...)

    Hellraiser est l'un des rares films d'horreur dont j'ai souvent entendu parler ici et là, mais qu'il ne m'avait jamais été donné de voir, alors que ma connaissance dans ce domaine est pourtant assez large (mon envie de frissons m'a notamment poussé, ces dernières années, jusqu'à dévorer tous les opus de SAW !).

    Hellraiser, c'est un peu du concentré d'effroi à l'état brut, encore "dans son jus", c'est à dire qu'il faut l'accepter tel qu'il est, avec ses effets spéciaux désuets, qui étaient à la pointe technologique de l'époque. (1987)

    Le scénario de départ était l'une des raisons majeures pour lequel je désirais le visionner, étant entendu que je l'entends encore assez régulièrement cité comme l'une des références du genre.

    Comme toutes les oeuvres cinématographiques, Hellraiser présente quelques faiblesses. Je n'en citerai que ses deux principales, assez criantes : quelques rares monstres (cénobites) parfois ridicules (l'un deux m'a même évoqué les Blues Brothers !), répliques des cénobites difficilement audibles et compréhensibles en raison d'effets sonores inutiles.

    Le dénigrer pour ces petits défauts serait quand même grandement exagéré tant il suscite encore aisément l'angoisse si longtemps après...Dans ces conditions, je comprends tout à fait qu'il ait pu obtenir autant de récompenses et d'éloges à l'époque.

    MA NOTE GENERALE : 6,5/10

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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  • Crédit photos et vidéos : First Look, Anonymous Content, Participant Média, Nicole Rocklin

     

    Résumé : Une équipe de journalistes d'investigation du "Boston Globe" baptisée Spotlight va mettre à jour des pratiques scandaleuses servant à couvrir des abus sexuels au sein de l'église catholique.

     

     

    Spotlight, c'est avant tout la démonstration que le travail d'une équipe de journalistes courageux et teigneux peut arriver à bout de tous les obstacles en travers de sa route.

    A travers le prisme de Spotlight, le journaliste d'investigation américain est un peu la main qui va ouvrir une cocotte minute remplie d'huile bouillante et prête à exploser depuis de nombreuses années.

    Les aléas de cette enquête vont parfois nous mener à douter de tout : justice, police, magistrats, et surtout hommes d'église. 

    Pour nous emmener dans cette quête de la vérité, il fallait bien cette tripotée d'acteurs de renom (Michael Keaton, Marc Ruffalo, la belle Rachel Mc Adams et tant d'autres) dévoués corps et âmes à leurs rôles respectifs.

    Certes, il n'y a pas d'action et le final peut être largement anticipé. L'on peut déplorer également la longueur du film (2h08mn) et des répliques capitales qui fusent un peu trop rapidement,  mais c'est à peu près tout, tant l'on atteint le haut du pavé pour ce qui est de la mise en scène.

    Un film qui pourra certainement réconcilier beaucoup d'entre nous avec la presse et les médias en général.

     

    MA NOTE GENERALE : 6,5/10

     

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    La maison des ombres (film, 2011

    Crédit Photos et vidéos : BBC Films, Studio Canal UK, Creative Scotland

     

    Résumé : En 1921, Florence Cathcart doit enquêter sur la mort tragique d'un enfant dans un pensionnat anglais. La mort de cet enfant aurait un lien avec un fantôme présent dans l'établissement.

     

    Une femme indépendante, féminine et séduisante à l'époque du film (1920), c'est déjà un point original qui mérite amplement notre attention.

    Que cette femme soit en plus une dénicheuse hors pair de canulars sur les fantômes, c'est une particularité de plus assez remarquable.

    Le scénario n'est pas foncièrement mauvais, loin s'en faut. Mais il ne restera pas non plus dans le palmarès des meilleurs films sur le sujet, copiant trop souvent ses références sur l'épouvante ailleurs... Si bien que dans certaines scènes, des sentiments de "déjà-vu" peuvent s'installer chez les cinéphiles.  

    La maison des ombres est à des milliers d'années lumière de rivaliser avec le mythique "Ghosbusters" , mais la présence d'acteurs tels que Dominic West (The Affair) ou Rebecca Hall (Godzilla) efface les  imperfections scénaristiques.

    Au fil du visionnage, je me suis aperçu que j'avais déjà vu ce film lors de sa sortie. Il ne m'en restait finalement grand chose en tête, comme si ma mémoire l'avait très (trop ?) facilement oublié.

     

    MA NOTE GENERALE : 6/10

     

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    Deux jours à tuer (film, 2008)

    Crédit Photo et vidéo : Studio Canal

     

    Résumé : Antoine est un quadra qui mène une vie plutôt heureuse. Du jour au lendemain, il plaque son travail et change radicalement de comportement vis à vis de sa famille et de ses amis, devenant systématiquement blessant. Personne n'explique ce changement brutal...

     

    Un Albert Dupontel des grands jours dans son interprétation de cet homme devenu subitement cassant qui perd complètement les pédales sans aucune raison.

    Les premières scènes prêtent à sourire ou à rire, en particulier celles qui se déroulent dans le milieu professionnel d'Antoine.

    La suite devient grisonnante puis largement teintée de sombre, laissant s'installer le malaise dans la vie familiale d'Antoine : plus rien n'a de saveur et tout est prétexte à l'offense gratuite, souvent jusqu'au point de non retour.

    Le parcours d'un homme brisé se dessine peu à peu sous nos yeux effarés, sans que l'on puisse précisément cerner ce qui est à l'origine de ce phénomène. 

    Si l'histoire d'Antoine présente bien des côtés noirâtres, le scénario la sublime avec une force rare.

     

    MA NOTE GENERALE : 8,5/10

     

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  • L'usurpateur (The Captain, 2017)

     Crédit Photo et Vidéo : Film Galerie 451

     

    Résumé : 1945. L'Allemagne nazie est en pleine débâcle. Un jeune soldat allemand égaré s'empare de l'uniforme d'un capitaine de la Lutwaffe et le revêt. Sous ce nouvel habit de lumière, il se sent intouchable et se fait appeler "Capitaine Harold", recrutant des hommes ici et là et se chargeant de missions imaginées de toutes pièces destinées à satisfaire ses pulsions sadiques et sa soif de pouvoir. Tiré de l'histoire vraie de Willi Herold (voir ici)

     

    L'usage généralisé du noir et blanc fait froid dans le dos et donne des airs de documentaire à ce film. 

    Beaucoup d'aspects de ce dernier (manière de filmer, les caractéristiques des personnages, grandiloquence des dialogues) auraient très bien pu émaner d'un certain Quentin Tarantino... En particulier ce côté précieux de certains personnages de haut rang et cette pointe de cynisme ou d'humour noir qu'il a l'habitude de distiller dans ses répliques.

    C'est une histoire stupéfiante et horrifiante à la fois. Stupéfiante parce que le récit démontre à quel point notre homme a su berner tout son monde sans jamais avoir été inquiété. 

    Horrifiante quand il prend le commandement d'un camp de déserteurs allemands et fait du zèle, ordonnant inutilement des massacres de prisonniers sans aucun remords. 

    Dans le rôle principal du monstre froid et manipulateur, l'acteur Max Hubacher (Harold) est estomaquant par sa présence et ses mimiques à l'écran.

    L'atmosphère est souvent étouffante au possible, le chaos de la débâche allemande n'apparaissant que très lointain pendant une bonne partie du film. La vie des prisonniers ne tient souvent qu'à un seul fil et ils se voient parfois confrontés à des dilemmes par leurs geôliers. 

    Un produit cinématographique de tout premier plan, aussi glaçant qu'un vent de Sibérie.

     

    MA NOTE FINALE : 8/10

     

     

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