• The Guilty (film, 2018)

    Crédit photo et vidéo : Gustav Moller, Lina Flint

     

    Résumé : opérateur téléphonique au standard des appels d'urgence du 112 (police danoise), Asger Holm reçoit l'appel d'une femme qui vient d'être kidnappée...Quitte à remuer ciel et terre, il va tenter de la faire retrouver, d'autant que les informations qu'il recueille sont particulièrement inquiétantes.

     

    Un thriller danois dont les racines se figent dans un monde jusqu'à présent inexploité de la cinématographie: celui des appels "police secours".

    Se déroulant exclusivement entre quatre murs, l'aventure de cet homme doté d'une conscience professionnelle exceptionnelle est aussi instructive que captivante.

    D'un strict point de vue matériel, Asger ne dispose que d'un téléphone et de quelques logiciels (notamment de localisation d'appels téléphoniques) pour dénouer une affaire de kidnapping qui sent plutôt mauvais. Il peut aussi compter sur la bonne volonté de quelques collègues de travail, sur son sens du dialogue et sa débrouillardise pour tirer cette affaire au clair.

    Peu d'acteurs et peu de moyens investis dans cette production dont l'unique levier d'intérêt est psychologique : c'est le téléphone d'Asger qui met la pression, suggère le pire et retransmet les réactions des policiers, le tout pour nous permettre d'établir un lien direct et concret avec "le terrain".

    Sans ces bandes sonores de qualité (héritages des polars radiophoniques ?), l'émotion passerait nettement moins bien.

    L'acteur Jakob Cedergren éclabousse l'écran de son talent dans la peau de ce personnage policier sujet à de nombreuses sautes d'humeur.

    C'est haletant, cohérent et finalement sûrement très proche du quotidien de ces policiers à l'écoute des moindres appels de détresse.

    MA NOTE GENERALE : 7/10

     


     

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  • Outfall (10x10, film, 2018)

    Crédit Photo et vidéo : Unstoppable entertainment, Dignity film finance, Altitude, Head Gear

     

    Résumé : Lewis est enlevée par un inconnu sur un parking. Après son kidnapping, celui-ci l'enferme dans une pièce capitonnée et insonorisée de sa maison afin de lui poser de curieuses questions sur son identité et sur son passé...

     

    L'acteur gallois Luke Evans (habitué des longs métrages anglo-saxons) et l'actrice Kelly Reilly (souvenez-vous de Wendy, la ravissante rouquine de l'auberge espagnole) se partagent l'intégralité de ce thriller qui a la particularité de se dérouler entre quatre murs.

    Question performance des acteurs, Kelly Reilly sort un grand jeu théâtral, puisque tout y passe ou presque dans le registre de l'angoisse, du désespoir ou de la haine. L'interprétation de Luke Evans est un peu moins riche en expressions faciales, mais elle largement suffisante pour nous inciter à poursuivre.

    Même si les idées directrices du scénario sont lumineuses, celui-ci pêche malheureusement dans beaucoup de compartiments majeurs.

    Pour commencer, Lewis a dû piquer de la potion magique à Astérix ou hériter des facultés de Wonder Woman dans certaines situations, car les invraisemblances dans les scènes d'affrontements physiques sont trop visibles.

    Autre mauvaise option choisie, les réactions de Lewis et Luke, stupéfiantes ou déroutantes. Leurs dialogues sont aussi trop courts, comme si chaque mot devait être scrupuleusement comptabilisé au tournage.

    Vraiment minimaliste, avare en seconds rôles ou en répliques, ce film présente néanmoins un petit intérêt pour son atmosphère lourde.

     

    MA NOTE GENERALE : 5,5/10

     

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  • Mortal Engines (film, 2018)

    Crédit Photo et vidéo : Media Rights Capital, Universal Pictures, Wingnut Films

     

    Résumé :  Plusieurs centaines d'années après une guerre cataclysmique, des villes autotractées ont envahi la terre. Dans ce monde sans pitié, elles ne se font aucun cadeaux entre elles. Dans l'une d'entre elles (Londres), Tom Nasworthy va faire la connaissance de Hester Shaw, une femme dont la tête est mise à prix. Tom et Hester vont devoir apprendre à se connaître et vont jouer un rôle majeur dans le destin de l'humanité...

    Christian Rivers est un réalisateur qui compte à son actif de belles réussites cinématographiques (le seigneur des anneaux, le Hobbit), lesquelles ont été rappelées sur l'affiche ce blockbuster américano-néo-zélandais tiré d'un roman de Philip Reeve. 

    Si son empreinte et belle et bien visible sur les effets spéciaux (visuellement, il y a en effet de quoi être estomaqué), tout le reste perd petit à petit de son intérêt au fil du récit.

    Certes, d'aucun apprécieront la poésie d'une machine volante "piquée" à Léonard de Vinci, quand d'autres se réjouiront sans doute de quelques références culturelles rigolotes (les Minions et, de manière plus imagée, Terminator). Les plus attentifs pourront aussi se délecter de costumes racés.

    Mais il ne faut pas s'en cacher, les artifices visuels, omniprésents, sont les seuls éléments de nature à capter l'attention au bout d'une heure, tant les agitations incessantes de ce couple improbable fatiguent énormément. 

    Tout est bien trop caricatural, des acteurs (à la plastique irréprochable) aux scènes. Soyez tranquilles, chers téléspectateurs, le très méchant (qui se révèle trop tôt), les gentils, les ignorants et les héros principaux auront la fin la plus acceptable possible...

     

     MA NOTE GENERALE : 5,5/10

     

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  • Plan coeur (série, 2018)

    Crédit Photo et vidéo : NETFLIX

     

    Résumé : Elsa ne parvient pas à sortir la tête de l'eau après une rupture amoureuse. Pour l'aider à tirer un trait sur son ex, l'une de ses meilleures amies va lui offrir les services d'un escort boy sans lui en parler... Mais ce stratagème ne se déroulera pas comme prévu.

     

    Une comédie guillerette, assez libérée et moderne qui m'a rappelé le film l'arnacoeur par cette façon d'aborder les relations hommes/femmes en mélangeant allègrement romance et satire.

    Sous un regard plus exigeant, les répliques ne sont pas très enlevées mais elles ont le grand mérite d'être d'un naturel souvent déconcertant, au plus proche de ce que nous pouvons entendre dans la vie de tous les jours.

    La complicité manifeste des acteurs produit une certaine alchimie à l'écran, au point de les rendre tous terriblement humains et attendrissants. 

    Jamais à court d'idées saugrenues et d'une simplicité élémentaire, le scénario est débordant d'énergie positive. 

    Même si cette production française me parait quand même prédisposée à attirer plus de spectatrices que de spectateurs dans ses filets, il s'en dégage une sensation de fraîcheur assez agréable.

     

     MA NOTE GENERALE : 6/10

     

     

     

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