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    Deux jours à tuer (film, 2008)

    Crédit Photo et vidéo : Studio Canal

     

    Résumé : Antoine est un quadra qui mène une vie plutôt heureuse. Du jour au lendemain, il plaque son travail et change radicalement de comportement vis à vis de sa famille et de ses amis, devenant systématiquement blessant. Personne n'explique ce changement brutal...

     

    Un Albert Dupontel des grands jours dans son interprétation de cet homme devenu subitement cassant qui perd complètement les pédales sans aucune raison.

    Les premières scènes prêtent à sourire ou à rire, en particulier celles qui se déroulent dans le milieu professionnel d'Antoine.

    La suite devient grisonnante puis largement teintée de sombre, laissant s'installer le malaise dans la vie familiale d'Antoine : plus rien n'a de saveur et tout est prétexte à l'offense gratuite, souvent jusqu'au point de non retour.

    Le parcours d'un homme brisé se dessine peu à peu sous nos yeux effarés, sans que l'on puisse précisément cerner ce qui est à l'origine de ce phénomène. 

    Si l'histoire d'Antoine présente bien des côtés noirâtres, le scénario la sublime avec une force rare.

     

    MA NOTE GENERALE : 8,5/10

     

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  • L'usurpateur (The Captain, 2017)

     Crédit Photo et Vidéo : Film Galerie 451

     

    Résumé : 1945. L'Allemagne nazie est en pleine débâcle. Un jeune soldat allemand égaré s'empare de l'uniforme d'un capitaine de la Lutwaffe et le revêt. Sous ce nouvel habit de lumière, il se sent intouchable et se fait appeler "Capitaine Harold", recrutant des hommes ici et là et se chargeant de missions imaginées de toutes pièces destinées à satisfaire ses pulsions sadiques et sa soif de pouvoir. Tiré de l'histoire vraie de Willi Herold (voir ici)

     

    L'usage généralisé du noir et blanc fait froid dans le dos et donne des airs de documentaire à ce film. 

    Beaucoup d'aspects de ce dernier (manière de filmer, les caractéristiques des personnages, grandiloquence des dialogues) auraient très bien pu émaner d'un certain Quentin Tarantino... En particulier ce côté précieux de certains personnages de haut rang et cette pointe de cynisme ou d'humour noir qu'il a l'habitude de distiller dans ses répliques.

    C'est une histoire stupéfiante et horrifiante à la fois. Stupéfiante parce que le récit démontre à quel point notre homme a su berner tout son monde sans jamais avoir été inquiété. 

    Horrifiante quand il prend le commandement d'un camp de déserteurs allemands et fait du zèle, ordonnant inutilement des massacres de prisonniers sans aucun remords. 

    Dans le rôle principal du monstre froid et manipulateur, l'acteur Max Hubacher (Harold) est estomaquant par sa présence et ses mimiques à l'écran.

    L'atmosphère est souvent étouffante au possible, le chaos de la débâche allemande n'apparaissant que très lointain pendant une bonne partie du film. La vie des prisonniers ne tient souvent qu'à un seul fil et ils se voient parfois confrontés à des dilemmes par leurs geôliers. 

    Un produit cinématographique de tout premier plan, aussi glaçant qu'un vent de Sibérie.

     

    MA NOTE FINALE : 8/10

     

     

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  •  Extremely Wicked, Shockingly Evil and Vile (film, 2019)

    Crédit Photo et vidéo : NETFLIX, COTA Films, Voltage Pictures, Third eye Motion Picture Company

     

    Résumé : Dans les années 70, un tueur en série sévit dans plusieurs états des Etats-Unis. Lorsque son petit-ami (Ted) est arrêté, Elizabeth Koepfler ne croit pas une seconde à sa culpabilité dans certains de ses meurtres. D'autant que son petit-ami se veut rassurant et clame haut et fort son innocence.  

     

    En tant qu'ancien fan inconditionnel de Dexter, je n'ai pas résisté à l'envie de voir quelques jours avant le documentaire "Ted Bundy, Autoportrait d'un tueur", pour me faire une opinion plus juste de ce film à qui je souhaitais laisser sa chance.

    Après coup, vint le visionnage de ce film. Je vous avoue que je n'en attendais pas quelque chose d'exceptionnel, refroidi par les critiques parfois virulentes que j'avais pu lire ici et là.

    Pour vous dire toute la vérité (et rien que la vérité, je le jure !), je m'attendais même à écourter sérieusement ce film dès la première demi-heure s'il ne parvenait pas à me convaincre.

    Plus les minutes passaient, et plus je me disais que cela était bigrement bien interprété, au point de tomber progressivement sous le charme de cette version cinématographique d'une tranche de la vie de Ted Bundy.

    Car oui, il s'agit bien d'une tranche, et celle-ci me parait quand même bien trop réduite. Il aurait certainement fallu tourner ce récit en plusieurs parties afin de montrer la singulière personnalité du tueur.  Le film fait ainsi l'impasse sur des éléments essentiels (comme son appartenance à une église mormone, par exemple) ou le fait qu'il se soit parfois infligé des régimes sévères pour perdre des kilos dans le but de s'évader...

    En lieu et place, le scénariste a préféré mettre sous les projecteurs la relation de Ted Bundy avec sa compagne (Elisabeth Koepfler) de son interpellation à son procès, n'accordant qu'un intérêt minime à ses multiples frasques et au retentissement médiatique de l'affaire. 

    Cette approche nettement trop succincte (qui suscite de multiples interrogations pour ceux qui ne connaissent pas l'histoire de ce tueur en série) finit par pénaliser lourdement ce film qui aurait pu, sans  nul doute, entrer dans la catégorie des oeuvres cinématographiques impérissables consacrées aux tueurs en série.

     

    MA NOTE GENERALE : 6,5/10 

     

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    Prometheus

    Crédit Photo et vidéo : Brandywine Productions, Scott Free Productions, Dune Entertainement

     

    Résumé :  Une équipe d’explorateurs découvre dans une grotte des peintures murales sur l’origine de l’humanité.Cette découverte les entraîne dans un voyage spatial grâce à lequel ils penses trouver l'origine de ces curieux messages.

     

    Des débuts encourageants avant que le scénario ne s'effiloche complètement dès la moitié du film, prélude  à un effondrement complet sur le final.

    Pourtant, tout partait du bon pied : l'idée de base du scénario (le postulat que l'homme est lui même d'origine extraterrestre) fait maintenant l'objet d'un consensus scientifique, le casting comprend quelques têtes d'affiche de première classe (Charlize Theron en tête), le tout est produit par Ridley Scott (auteur du somptueux Gladiator en 2000), excusez du peu.

    Passé l'heure de visionnage et même un peu avant, l'insouciance apparente de ces pionniers de l'espace devient clairement handicapante et les premiers soubresauts d'action font rejaillir les pires défauts des séries B de SF.

    Cette déliquescence se propage ensuite aux autres éléments du film, avec des dialogues qui perdent petit à petit en intérêt, des scènes d'action tellement peu plausibles qu'elles en deviennent ridicules, des personnages poursuivant des buts complètement surréalistes faisant preuve d'une naïveté sans borne.

    Les références (déplacées) à Alien et les exploits (pathétiques) de héros bravant une mort certaine en blaguant n'y feront rien : une bonne partie de ce film est gâché par le fait d'en faire trop au point d'être caricatural, ce qui n'est toutefois pas dérangeant pour les effets spéciaux.

     

    MA NOTE GENERALE : 4/10

     

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    Le goût des merveilles

    Crédit Photo et Vidéo : Pulsar Productions, Caméra One

     

     

    Synopsis : Depuis la mort de son mari, Louise se démène comme elle peut pour élever ses deux enfants et sauver son exploitation arboricole de la faillite. Un jour, elle percute en voiture un inconnu en rentrant chez elle. Louise découvre que cet inconnu a des comportements curieux dû au fait qu'il est atteint du syndrome d'asperger.

     

    Filmée au coeur de la Drôme, cette oeuvre porte bien son nom. L'histoire nait d'une banale rencontre impromptue entre Louise (Virginie Efira) et Pierre (Benjamin Lavernhe) dans un cadre bucolique.

    Le film aurait pu sombrer facilement dans quelques clichés, mais au lieu de ça, il séduit par l'esthétisme de ses cadrages et l'infinie délicatesse avec lequel il traite d'un sujet sensible (personnes atteintes du syndrome d'asperger).

    Virginie Efira et Benjamin Lavernhe forment un duo en symbiose parfaite, presque incandescent à l'écran tant la complicité se lit sur leurs visages. Un grand bravo à Benjamin Lavernhe s'impose pour son interprétation, de la trempe des autistes les plus illustres du cinéma, tel Rain Man ou encore Forrest Gump !.

    Sur beaucoup d'aspects scénaristiques que je ne peux aborder sans spoiler, ce film m'a évoqué "Jean de Florette" (1986) tant l'esprit paysan y plane constamment.

    L'écueil de la comédie sentimentale à l'eau de rose ou insipide est aussi largement évité, ce qui n'est pas si courant que cela dans les productions françaises (il faut bien l'avouer).

    Le bonheur est sûrement fait de choses simples et il ne faut parfois pas aller très loin pour le trouver. Le goût des merveilles est là pour nous le rappeler avec subtilité.

     

    MA NOTE GENERALE : 7/10

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