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    Le goût des merveilles

    Crédit Photo et Vidéo : Pulsar Productions, Caméra One

     

     

    Synopsis : Depuis la mort de son mari, Louise se démène comme elle peut pour élever ses deux enfants et sauver son exploitation arboricole de la faillite. Un jour, elle percute en voiture un inconnu en rentrant chez elle. Louise découvre que cet inconnu a des comportements curieux dû au fait qu'il est atteint du syndrome d'asperger.

     

    Filmée au coeur de la Drôme, cette oeuvre porte bien son nom. L'histoire nait d'une banale rencontre impromptue entre Louise (Virginie Efira) et Pierre (Benjamin Lavernhe) dans un cadre bucolique.

    Le film aurait pu sombrer facilement dans quelques clichés, mais au lieu de ça, il séduit par l'esthétisme de ses cadrages et l'infinie délicatesse avec lequel il traite d'un sujet sensible (personnes atteintes du syndrome d'asperger).

    Virginie Efira et Benjamin Lavernhe forment un duo en symbiose parfaite, presque incandescent à l'écran tant la complicité se lit sur leurs visages. Un grand bravo à Benjamin Lavernhe s'impose pour son interprétation, de la trempe des autistes les plus illustres du cinéma, tel Rain Man ou encore Forrest Gump !.

    Sur beaucoup d'aspects scénaristiques que je ne peux aborder sans spoiler, ce film m'a évoqué "Jean de Florette" (1986) tant l'esprit paysan y plane constamment.

    L'écueil de la comédie sentimentale à l'eau de rose ou insipide est aussi largement évité, ce qui n'est pas si courant que cela dans les productions françaises (il faut bien l'avouer).

    Le bonheur est sûrement fait de choses simples et il ne faut parfois pas aller très loin pour le trouver. Le goût des merveilles est là pour nous le rappeler avec subtilité.

     

    MA NOTE GENERALE : 7/10

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  • Boomerang (film, 2014)

    Crédit Photo et vidéo : les films du kiosque

     

    Résumé : Bientôt quadragénaire, Antoine s'interroge sur les circonstances de la mort mystérieuse de sa mère retrouvée mystérieusement noyée lorsqu'il avait dix ans. Dans cette enquête qu'il mène seul, il se heurte à l'hostilité de sa soeur et à son père, pour qui remuer ce décès relève du malsain.

     

    De bien belles choses à mettre en valeur dans ce film, à forte dominance noirâtre mais qui laisse entrevoir de belles éclaircies scénaristiques.

    Le film repose exclusivement sur les épaules de l'acteur Laurent Lafitte (certes bien appuyé par l'actrice Mélanie Laurent), lequel interprète au millimètre ce spectacle d'un homme perturbé et soucieux de la vérité sur la mort de sa mère.

    Pas de répliques fleuves à attendre, mais des dialogues directs, acariâtres ou piquants lorsque c'est strictement nécessaire au scénario.

    Premier petit reproche à faire, l'âge apparent des acteurs (en particulier celui du père d'Antoine et de sa grand mère) qui apparaissent trop jeunes à l'écran, ce qui sème parfois le trouble dans les liens de parentalité.

    Autre ombre au tableau, un tempo un peu long, qui peut facilement lasser ceux qui sont habitués à de l'action à tout bout de champs (pour ceux là, passez votre chemin) ou qui n'apprécient pas particulièrement les intrigues aussi limpides.

    Il n'en reste pas moins que "Boomerang" s'inscrit dans la catégorie des productions françaises dites "tout public" marquées par une certaine élégance et une crédibilité à toute épreuve.

     

     MA NOTE GENERALE : 6,5/10

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  • Shimmer Lake (film, 2017)

    Crédit photo et vidéo : Footprint Features Writ Large, Netflix

     

    Résumé : La police locale, aidée du FBI, traque 3 suspects du braquage d'une banque. L'un des trois suspects n'est autre que le fils du shériff.

     

    Un scénario qui remonte le temps jusqu'au "jour J", c'est à dire celui du braquage. Tout est loin d'être limpide dans cette histoire qui multiplie les invraisemblances, les détours sans intérêts tout en donnant, de temps en temps, dans le scabreux.

    La plupart des résumés parle d'un thriller à l'humour noir dont je cherche encore les contours, mais peut être qu'il en sera autrement pour vous.

    L'omniprésence de l'acteur Benjamin Walker (le shériff) permet à ce film d'éviter d'être classé dans la catégorie des navets, les autres acteurs n'apparaissant pas spécialement à l'aise dans leurs rôles respectifs.

    Trop juste et trop imparfait sur beaucoup d'aspects de sa conception, ce film surprend quand même par son côté irrévérencieux et sa volonté assumée de devenir un mouton à cinq pattes cinématographique...

     

    MA NOTE GENERALE : 5,5/10

     

     

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    Rebelles (film, à l'affiche)

      Crédit photo et Vidéo : Le pacte, Albertine Productions, Wild Bunch

     

    Résumé : Sans boulot ni diplôme, Sandra, ex miss Nord-Pas-de-Calais, revient s'installer chez sa mère à Boulogne-sur-Mer après 15 ans sur la Côte d'Azur. Embauchée à la conserverie locale, elle repousse vigoureusement les avances de son chef et le tue accidentellement. Deux autres filles ont été témoins de la scène. Alors qu'elles s'apprêtent à appeler les secours, les trois ouvrières découvrent un sac plein de billets dans le casier du mort. Une fortune qu'elles décident de se partager. C'est là que leurs ennuis commencent...  

     

    Le scénario est complètement barré et les dialogues sont au ras des pâquerettes. Mais qu'importe, car les acteurs, Cécile de France en tête, ont l'air de prendre beaucoup de plaisir sous les projecteurs. Mention spéciale à Yolande Moreau, prodigieuse et attachante dans ce rôle d'ouvrière.

    Il y'a des côtés très réalistes dans ce film (exemple : l'image de la rude vie à l'usine) et d'autres volontairement complètement déconnectés, farfelus ou "clichés" (comme le reflet du milieu policier ou celui du crime organisé), qui servent de détonateurs à des situations humoristiques plus ou moins caustiques.

    L'humour est souvent gras, décalé ou absurde (déconseillé à ceux qui ne savent pas pratiquer le deuxième voire le troisième degré), mais manifestement, il passe bien auprès du public, qui apprécie le côté nature et loufoque de ce trio féminin, du moins de ce que j'ai pu en juger dans ma salle (bondée).

    Pour moi, il n'y a pas vraiment de quoi s'extasier mais pas non plus de quoi crier au vol, le tout étant assez bouillonnant pour tenir en haleine "le tout public" qui y verra peut être un clin d'oeil au bon vieux western "le bon, la brute et le truand".

     

     MA NOTE GENERALE : 6/10

     

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  • Ton fils (film, 2018)

    Crédit Photo et vidéo : Netflix

     

    Résumé : Jaime Jimenez est chirurgien est un père de famille respectable. Sa vie bascule lorsqu'il apprend que son fils se trouve entre la vie et la mort après avoir été lâchement agressé en sortie de discothèque. Déçu et frustré par l'enquête de la police, il décide de se faire justice lui même en pourchassant les coupables. 

     

    Un thriller espagnol d'une noirceur extrême qui, malheureusement, tombe de temps en temps dans le glauque ou le malaisant.

    Certaines scènes (notamment celle qui mène au comas du fils de Jaime) auraient pu être simplement suggérées, l'impact psychologique aurait été équivalent. De même, des notes légères d'humour (ou de visions de panoramas, par exemple) auraient été bienvenues pour rendre le récit un peu moins pesant.   

    Une oeuvre brutale, glaçante et révélatrice des liens indéfectibles qui unissent souvent un père et son fils.

    Le charisme de l'acteur principal, la bande sonore (jazzy "tristoune") ainsi que le dénouement (surprenant) sont autant d'éléments qu'apprécieront sûrement les cinéphiles avertis et autres fans de polars en tout genre.

     

    MA NOTE GENERALE : 6/10

     

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