• Funny Games (1997)

     

    Crédit photo et vidéo : WEGA FILM

     

    Résumé : Une famille aisée part en vacances dans une belle demeure située au bord d'un lac. Ils sont accompagnés de leurs fils. Deux inconnus vont les séquestrer sans raison apparente.

     

    Un couple BCBG dans une immense demeure, assez éloignée de tout...Et deux ravisseurs psychotiques raffolant de jeux pervers ou malsains, voilà le programme avec Funny Games.

    Michael Haneke commence son oeuvre sur un train de sénateur, s'attardant volontiers sur des détails, prenant grand soin de nous faire goûter au train de vie et aux habitudes de cette attendrissante famille idéale qu'il destine à être plongée dans un cauchemar.

    Les plus âgés d'entre nous (ou les plus connaisseurs) décèleront peut être quelques relents d'Orange Mécanique (Stanley Kubrick, 1971) dans cette violence gratuite : ici en opérant un parallèle facile avec l'accoutrement des nos psychopathes (porteurs de gants blancs), là en soulignant leur langage châtié ou encore le fait qu'ils ont forgé leurs petits rituels au fil de leurs épopées sanglantes.

    Mais Funny Games se démarque assez nettement d'Orange Mécanique en cassant les codes habituels d'un scénario classique, maniant l'humour noir et le verbe avec une délectation certaine, laissant entrevoir de temps en temps planer l'idée que rien n'est intangible et que les événements passés peuvent toujours être modifiés en cours de route.

    Les interprétations sonnent parfaitement justes, tandis les bandes sonores (assez bien accordées avec les scènes) évoluent notablement au gré de du scénario, passant de la musique classique au hard rock !.

    Haneke signe ici un huis clos brutal, sanguinolent et terriblement indécis de bout en bout. N'attendez pas de morale particulière car il s'agirait plutôt d'une exploration sans fin d'âmes torturées et insensibles, probablement irrécupérables pour la société, ce qui constitue déjà une gageure à l'écran.

     

    MA NOTE GENERALE : 6,5/10

     

     

     

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  • Under The Skin (film, 2013)

    Crédit Photo et Vidéo ; Film 4, Film Nation Entertainment, JW films, Niick Wechsler Productions, Sottich Screen,Sliver Reel, UK Film Council

     

    Résumé : Une extraterrestre est envoyée sur la terre dans le but de séduire des hommes seuls et de les tuer.

     

    Under the Skin est une oeuvre sidérante d'étrangeté. D'abord dans sa conception cinématographique, qui d'emblée, prend le parti du strict minimum vital dans les dialogues.

    Avec beaucoup d'aplomb, ce film ouvre constamment la porte du surnaturel et de l'inconcevable, dansant allègrement sur la ligne jaune du dérapage scénaristique "sans queue ni tête".

    Car ici, tout est imperceptible, suggéré, les ellipses temporelles instaurant constamment des questions et des doutes  dans l'esprit du téléspectateur...A commencer par des questions basiques... qui est cette créature ? d'où vient-elle et quelle est son but ultime ?

    La musique obsédante opère son travail de sape dès l'entame, tandis que le spectateur, pantois, assiste à des scènes extraordinaires et mystérieuses, finalement pas très éloignées visuellement de celles de 2001, l'Odyssée de l'espace.

    Le côté le plus séduisant, selon moi, étant l'aspect esthétique de Under The Skin. Certes, il y'a la plastique  irréprochable de Scarlett Johansson (qui n'a pas à forcer son talent pour devenir une mante religieuse), mais il serait trop réducteur de résumer ce film à l'étalage de ces courbes féminines voluptueuses.

    C'est une évidence, le côté très esthétique de cette oeuvre a un effet carrément hypnotisant, tant et si bien que l'on en oublierait presque ses dialogues (creux, quand ils sont présents).

    Les plus exigeants auront ce soupçon qui planera de manière permanente : le film peut paraître long et sans sans réel fil conducteur, avant que le final n'apporte une preuve éclatante de l'habileté du scénariste.

    Intense, psychologiquement déstabilisant, parfois sensuel et visuellement épatant.

     

    MA NOTE GENERALE : 7,5/10

     

     

     

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  • L'agence (film, 2011)

    Crédit Photo et vidéo : Electric Shepherd Poduction, Media Rights Capital

     

    Résumé : David Norris est un homme politique jeune et promis à un bel avenir. Au soir d'une défaite électorale, il fait la rencontre d'une femme dont il tombe éperdument amoureux. Mais d'étranges faits vont se produire et remettre en cause cet amour...

     

    Matt Damon est au firmament de son talent dans cette interprétation d'un homme politique aux dents longues promis à un grand avenir. 

    Envers et contre tout, il va lutter pour préserver un amour naissant, déployant une énergie incroyable et une force de caractère qui incite au respect et à l'admiration.

    "Les hommes aux chapeaux" (incarnés par les acteurs Anthony Mackie, John Slattery et Terence Stamp) ne pouvaient pas être mieux choisis d'un point de vue du charisme.

    Autre aspect vraiment positif, un scénario enchanteur...Comme si l'on se laissait conduire sur un nuage qui nous délivrerait progressivement un point de vue de plus en plus précis de ce que pourrait être le destin.

    Certes, le final est cousu de fil blanc, mais cette mécanique fantastique est si bien huilée qu'elle a tendance à ravir le téléspectateur.

     

    MA NOTE GENERALE : 7/10

     

     

     

     

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  • Obsession secrète (film, 2019)

    Crédit Photo et Vidéo : NETFLIX, HYBRID FILMS

     

    Résumé : Après une agression et un accident de la route, une jeune femme devenue amnésique doit tout réapprendre...Son mari venu à son chevet deviendra son seul et unique repère.

     

    Un titre très accrocheur pour un film qui est loin de révolutionner le genre thriller. La bande annonce est du même acabit, et elle mérite un carton jaune bien mûr, en révélant bien trop tôt les grandes lignes de l'intrigue.

    Le scénario est tout juste "potable", et vivote avec des interprétations médiocres et des décors visiblement peu couteux.

    Beaucoup trop de scènes sont téléphonées, l'actrice eurasienne Brenda Song méritant la palme du surjeu dans beaucoup de domaines, notamment celui de l'émotivité. Je n'en dirais pas autant de l'acteur Mike Vogel, qui tient à bout de bras le film à lui tout seul en interprétant superbement ce monstre pervers et démoniaque.

    Tout est trop limité, trop juste et sans réel caractère. Les répliques et les comportements des personnages suivent cette trajectoire bien triste, jusqu'à un dénouement bienvenu et libérateur.

     

    MA NOTE GENERALE : 5,5/10

     

     

     

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  • I am Mother (film, 2019)

    Crédit Photo et vidéo : Penguin Empire, Southern Light Films, Mister Smith Entertainment, Endeavor Content

     

    Résumé :  Pour sauvegarder la race humaine proche de l'extinction, un robot ("la mère") a été chargé d'élever seul des enfants dans un complexe souterrain, entièrement autonome et coupé du monde extérieur. L'apparition d'une femme va venir bouleverser ce fragile équilibre.

     

    Un humanoïde faisant office de mère pour élever un enfant en bas âge et l'accompagner dans son développement personnel, tel est le scénario de départ, le tout dans un contexte post-apocalyptique (ce qui est beaucoup plus courant dans les films de SF ces derniers temps).

    Il y'a des traits de génie dans ce scénario, en particulier le fait d'avoir donné une voix féminine très douce à un robot extrêmement intelligent.

    D'autre part, d'un strict point de vue des cadrages, des décors ou de l'ambiance créée, il émerge quelque chose de très féerique, un peu comme une sorte de cocon protecteur contre un monde extérieur auto-destructeur.

    Là où d'autres scénaristes auraient sûrement pêché en laissant ce petit confort merveilleusement bien préparé nous engourdir la cervelle, I am Mother va plus loin : Il s'agit aussi d'explorer "la mécanique humaine", avec ses nombreuses contradictions et sa faculté permanente à tout remettre en question, même ce qui parait intangible.

    La jeune actrice Clara Rugaard est impériale dans ce rôle de jeune fille parfois docile, insouciante et psychologiquement conditionnée à son environnement. 

    Seule ombre au tableau, un final raté que j'ai jugé incompréhensible, bien qu'il soit porteur de certains messages forts à l'intention de l'humanité.

     

    MA NOTE GENERALE : 7/10

     

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