•  The crossing (série, 2018)

    Crédit photo et vidéo : ABC, Dane Dworkin, Jay Beattie

     

    Résumé : Cette série nous propose de suivre le destin de véritables rescapés du futur, échoués sur une plage américaine après un voyage dans le temps qui était le seul échappatoire à une guerre.

     

    Pour que cela sonne encore plus vrai que nature, le scénario ne permet qu'à une infime partie de ces survivants de pouvoir témoigner de ce qu'ils ont vécu, beaucoup d'entre eux n'ayant pu échapper à la noyade après ce voyage temporel.

    Certains feront un parallèle immédiat avec ce qu'il se passe actuellement du côté des côtes italiennes ou espagnoles. Clin d'oeil ou pas à cette actualité morbide, l'on ne peut s'empêcher d'imaginer ce qu'il adviendrait de ces gens dans cette situation imaginée de toutes pièces. Ces personnes pourraient-elles être considérées comme des réfugiées ? Quelle serait la publicité faite à cette affaire dans les médias locaux et nationaux ? Que feraient les autorités publiques en place ? comment réagirait la population locale ?

    Toutes ces questions, logiques et brûlantes, sont mises sur la table les unes après les autres, sans qu'à aucun moment, le récit ne perde en valeur ou en suspens. La touche la plus enivrante de cette série, c'est qu'elle affectionne surtout de se concentrer sur les vies des personnages principaux, dédaignant complètement les effets spéciaux, au sens large.  (Pas d'image de synthèse ou de créatures étranges, des décors et des costumes simples et "kitsch" lorsque le futur est évoqué).

    Dans "the crossing", la conspiration et les secrets sont à tous les étages, au point d'être souvent les épicentres de nombreux rebondissements scénaristiques. D'un point de vue qualité du scénario de science fiction et évocation des théories conspirationnistes, je ne me souviens pas avoir vu quelque chose d'aussi bien élaboré depuis le légendaire "X-Files".

    Le casting n'était pourtant pas si fracassant que cela, quoi que j'ai pu lire ici et là. Qui connait, en effet, l'acteur Steve Zahn ou encore l'actrice Natalie Martinez ? Pas grand monde, je pense, sauf les avertis...

      Après 6 épisodes visionnés (la série est toute récente et je n'ai pu avoir accès à plus pour l'instant), la même sensation de plaisir ne s'est jamais éteinte....Epatante et singulière, souhaitons de tout coeur que cette série poursuive sur cette fulgurante lancée.

     MA NOTE GENERALE (SUR 6 EPISODES) : 8/10

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

  • Requiem (série, 2018)

    Crédit photo et vidéo : Netflix, BBC one

    Résumé : Après le suicide de sa mère, une jeune femme (Matilda), découvre des indices troublants sur l'origine de ce geste désespéré. Elle décide de partir avec un ami dans un village du Pays de Galles pour faire la lumière sur cette tragédie. Mais là bas, elle se heurtera à des secrets jalousement gardés et des forces probablement surnaturelles...  

     

    Requiem est un polar fantastique qui instaure assez rapidement une atmosphère énigmatique et angoissante, surtout après le décès de la mère de Matilda et le départ de l'enquête sur les causes de ce suicide.

    La bourgade galloise où Matilda et son compagnon vont se rendre constitue une vraie publicité touristique pour la région tant elle regorge de paysages envoûtants.

    Le scénario est magnifié par ce village très fermé aux étrangers où chaque habitant préfère garder précieusement son lot de secrets à l'abri du monde extérieur. Entre énigmes réelles, enquête policière et surnaturel potentiel, tout est fait pour que le spectateur y perde son latin.

    L'actrice Lydia Wilson (alias Matilda) tient sûrement là l'un de ses rôles majeurs après quelques incursions sur le petit écran, notamment dans Hystéria (film, 2013) et un épisode de Black Mirror. (voir sa filmographie ici)

    Un bel étalage de savoir faire cinématographique que cette série britannique, traduite en VF mais qui ne dénombre pour l'instant que 6 épisodes pour la première saison. La fin du 6ème épisode (et fin de la saison ?) m'a un peu déçu, comme si la couleuvre était trop dure à avaler...Mais le spectateur jugera de lui-même.

    MA NOTE GENERALE : 6,5/10

     

     

     

     

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

  • Hard (Série, 2008)

    Crédit photo et vidéo : La Parisienne d'Images, CANAL +

     

    Résumé : Sophie, quadragénaire BCBG, découvre que son mari (décédé brutalement) lui avait caché sa véritable activité : il dirigeait une industrie du X qui commençait à péricliter. Contre toute attente, Sophie va se décider à reprendre cette société qui lui a été léguée et va tomber amoureuse d'un hardeur...

    Une fois n'est pas coutume, je déterre une série de 2008...

    Une série assez savoureuse dans un milieu méconnu du grand public. L'humour et l'esprit dépassent largement le cadre de la vulgarité que l'on pourrait prêter facilement au thème.

    Le ton, très cru, envoie gaiement valser tous les normes sociales à la poubelle pour nous parler du business des goûts et des couleurs de Monsieur et Madame tout le monde en matière de sexualité.(...) Stéphane Wojtowicz est absolument impayable tant il incarne à la perfection l'archétype du réalisateur de ce genre de film.

    Natacha Lindinger est surprenante et pleine de vie dans son rôle de la bourgeoise éprise de "Roy la Poutre" (appréciez le surnom !). Sous contrainte financière pour élever ses enfants, elle n'aura d'autre choix que de toute apprendre du milieu du hard afin de faire prospérer l'entreprise de son défunt mari.

    Une série pleine de fraicheur qui représente une belle invitation à la tolérance et au respect de la sexualité de chacun, tout en nous préservant du pire. ("les scènes hard" sont représentées de manière soft et elles sont souvent très risibles car caricaturales)

    C'est rapide (format de 25 minutes), incisif et revigorant. Un rayon de soleil pour cinéphile ouvert d'esprit.

    MA NOTE GENERALE : 6,5/10

     

     

     

     

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

  • Crédit Photo et vidéo : NETFLIX, CHANEL 4

    Résumé : Deux adolescents en quête de sensations fortes fuguent de leurs foyers familiaux respectifs. L'un est un tueur en série en herbe, l'autre une idéaliste convaincue et anticonformiste...

    Il y a un peu de Bonnie and Clyde dans cette série qui sort du lot par son humour noir. De quoi s'évader, explorer d'autres lieux, partir à la rencontre de personnages extrêmement variés dont la moralité est à géométrie variable.

    "The end of the F***ing World" se trouve être un road-movie adolescent assez salé, qui regorge de personnages affriolants et de situations qui bousculent les conventions habituelles.

    "Les voix off" des deux personnages principaux n'en apportent que plus de piquant en nous plongeant de temps en temps dans la tête de ces deux jeunes complètement azimutés aux besoins souvent ambivalents.

    En tête de proue, il  y a donc ce grain de folie constant, savamment entretenu par une bande sonore particulièrement éclectique et toujours parfaitement adaptée au contexte.

    La soif perpétuelle de liberté de ces deux adolescents paumés en finit par tourner à la quête spirituelle, devenant ainsi un spectacle de choix devant lequel l'on ne peut rester totalement indifférent.

    MA NOTE GENERALE : 6/10

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It

  • Génération War (Série, 2013)

    Crédit photo et vidéo : ZDF

     

    Résumé : Le quotidien de cinq jeunes allemands (deux femmes et trois hommes) qui se promettent des retrouvailles un an plus tard pendant la seconde guerre mondiale...

     

    Une mini-série (3 épisodes) dont l'idée de base est très originale :  nous dépeindre certains aspects de la seconde guerre mondiale sous le prisme de jeunes allemand(e)s très liés par l'amitié. Entrainante et quelquefois très rude, cette histoire nous fera suivre l'itinéraire d'une infirmière derrière le front, d'une chanteuse (qui use de son charme auprès du régime) et de son petit ami juif, ainsi que de deux frères engagés dans une compagnie d'infanterie allemande sur le front russe.

    Premier point, primordial, ces jeunes allemands ne sont pas particulièrement intéressés par la politique et se bornent à croire les informations qui leur sont délivrées par la propagande nazie. Autrement dit, ils laissent l'impression d'être entrainés dans une sorte de spirale infernale.

    Seconde observation, l'alternance entre ces cinq tranches de vie est suffisamment régulière pour que les épisodes puissent quand même plaire aux deux sexes. C'est un avantage indéniable est une rareté sur le petit écran, car cette période sombre est souvent représentée par des films/séries versant uniquement dans un genre particulier (romance, guerre, espionnage et plus rarement le fantastique).

    Les états d'âme des personnages sont représentés sans excès de sentimentalisme, et quand ils le sont, les urgences du quotidien reprennent systématiquement le dessus : ces personnes affrontent manifestement la dure réalité de la guerre avec un sens aigu des responsabilités, qu'ils soient dans la croix rouge ou l'infanterie.

    Les amateurs de films de guerre apprécieront les scènes de combat (saisissantes de réalisme). Les autres se réjouiront sans doute d'une romance en toile de fond, du suspens âprement ménagé, de la grande variété des personnages et des scènes de tournage. De quoi tomber en admiration devant tant de bonnes volontés cinématographiques.

     MA NOTE GENERALE : 8/10

            

     

    Partager via Gmail Yahoo! Pin It




    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique