• Revenge (Série - 2011)

     Crédit Photo : The Page Fright Company, Mike Kelley productions, Temple Hill Entertainment, ABC Studios

     

    Résumé : Une jeune femme débarque dans les Hamptons sous une fausse identité (Emily Thorne) avec une seule idée en tête : se venger des personnes qui ont fait emprisonner à tort son père bien des années auparavant, lorsqu'elle était enfant.

     

    Toutes les personnes rancunières le savent, la vengeance est un plat qui se mange froid !. Emily va s'inventer une nouvelle vie et s'inviter dans les milieux huppés américains pour satisfaire son appétit de revanche.

    Pour les besoins de sa vendetta, elle devra naturellement se faire quelques alliés de circonstances, se heurter à de nombreuses difficultés techniques, causer des dommages collatéraux, etc... 

    Le scénario, bien pensé, et tumultueux et ne présente que quelques rares failles. Revenge rappelle un peu la série "Dallas" pour ce qui est du contexte (milieu des ultra-riches) mais aussi "Desperates Housewives" sous l'angle de la morale. En effet, la voix off de l'héroïne nous dévoile dès le départ de chaque épisode ses pensées sur les comportements humains et conclut toujours chacun d'entre eux avec une leçon à retenir (ce qui était un peu la marque de fabrique de Desperates Housewives).

    Au rayon des imperfections dans le scénario et sans "spoiler" outre mesure, il est difficile d'imaginer qu'Emily ne soit quasiment jamais démasquée par ses anciennes connaissances. (un chien qui la reconnait, des traits de visage qui n'ont pas beaucoup évolués, etc...)

    Autre petit pêché du scénario : en voulant nous immerger dans ce monde de paillettes et de privilégiés, il est difficile de s'identifier à quelqu'un dès le départ et beaucoup de personnages (dont l'héroïne elle même !) peuvent nous paraître terriblement lointains.

                    

    MA NOTE GENERALE : 6/10 

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  • Orphan Black - Série - 2013

     

    Crédit photo : Temple Street Productions, Bell Media, BBC América


    Résumé :
    une jeune marginale (Sarah Manning) assiste au suicide d'une autre femme (Beth Childs) dans un métro. Profitant de l'occasion, elle décide de s'emparer du sac à main de cette dernière. En découvrant que Beth dispose d'une importante somme d'argent sur un compte bancaire, il lui vient à l'esprit une idée machiavélique : reprendre l'identité de la suicidée (à laquelle elle ressemble comme deux gouttes d'eau) et passer pour morte à sa place. En voulant usurper cette identité pour récupérer cet argent, Sarah est loin de se douter des ennuis dans lesquels elle va mettre les pieds. 

     

    Un scénario proprement ahurissant qui a dû germer dans un esprit de génie, sûrement au moins aussi inventif que tortueux ! Au fur et à mesure, Sarah parvient quand même à nous convaincre qu'elle mérite autre chose que l'antipathie malgré son triste vol de sac à main...

    Littéralement empêtrée dans son mensonge, elle va devoir démontrer des qualités insoupçonnées, repousser ses limites psychologiques et s'immerger lentement dans la vie d'une parfaite inconnue, entraînant avec elle tout son petit monde. (son frère et sa fille en bas âge notamment).

    Avec l'imposture de Sarah, les situations ubuesques ou transgressives s'accumulent naturellement. Je me suis délecté aussi des diverses interprétations, qu'elles soient masculines ou féminines, tant elles se démarquent les unes des autres par leurs spécificités.

    Les dialogues serpentent constamment entre l'amer et le croustillant, alternant juste quelques temps morts pour faire mariner le suspens.

    Prendre la vie de quelqu'un d'autre n'est apparemment pas de tout repos et expose à des conséquences, Orphan Black est là pour nous le rappeler !

     

                                                                  MA NOTE GENERALE : 7,5/10

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  • Incorporated

     

    Crédit photo et vidéos : Matt Damon, Ben Affleck

     


    Le pitch :
    en 2074, des multinationales ont remplacé les gouvernements consécutivement à des nombreuses catastrophes climatiques. Ceux qui ont la chance de travailler dans ces sociétés privées bénéficient d'un cadre de vie bien supérieur et sont cloisonnés dans un espace appelé zone verte, un endroit dont l'accès est très contrôlé...Les autres, tous les autres, sont parqués dans une zone rouge et vivent dans des conditions misérables. Dans la zone verte, Ben Larson est un jeune cadre prometteur qui, malgré l'apparence d'une vie normale, cache de lourds secret qui vont l'amener à braver le système de l'intérieur.

                                                                      

    Incorporated démarre très mollement. En fait, si j'ai pu tenir l'entame de cette série, c'est essentiellement grâce à la panoplie d'innovations technologiques dévoilées dans ce monde futuriste.

    Au début, les intrigues sont très floues et ne sont qu'effleurées par petites touches successives, sûrement pour que nous puissions prendre nos marques dans cet univers surprenant, où les moindres faits et gestes obligent les êtres humains à passer au travers de scanners de toutes sortes pour des raisons sécuritaires. (cf image ci-dessous).

    Incorporated scanner

    Au fur et à mesure, les personnages principaux lâchent leurs apparences de mannequins de cire sans émotions particulières pour s'étoffer et devenir (enfin) des êtres faits de chair et de sang avec leurs propres personnalités. Leurs traumatismes enfouis refont régulièrement surface, ce qui les rend profondément intrigants et attachants. (deux des acteurs majeurs ci-dessous, dont le personnage principal qui semble mâcher un chewing-gum).

    Incorporated 2

    Une fois les rapports entre les différents personnages établis clairement, la série s'ouvre à d'autres horizons plus propices à philosopher : l'évolution d'un monde où seul les profits comptent, les effets de la ségrégation sociale au quotidien, etc... 

    Sans être vraiment délectable en tout point, cette série se situerait plutôt dans le "pas mal" pour les questions qu'elles posent sur l'avenir de nos sociétés contemporaines.

    C'est assez désolant, mais il n y aura pas de deuxième saison pour des raisons d'audience !

     

     MA NOTE GENERALE : 7/10

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  • Supernatural

                   Crédit photo et vidéos : Eirc Kripke, McG, Robert Singer, Warner Bros Television

     

    Aimer le fantastique/le surnaturel et ne pas connaître Supernatural est une hérésie ! 

    Si cette série est devenue incontournable au fil des années, elle le doit avant à un formidable travail entre l'équipe de tournage et ses deux acteurs principaux ("les beaux gosses" Jensens Ackles et Jared Padalecki, ci-dessous). Rappelons quand même que la première pierre de cette série a été posée en 2005 !

    Supernatural acteurs

    Dans cette toute première saison, nous découvrons que la mère de Dean et Sam Winchester (Mary) a été tuée par un démon alors qu'ils étaient enfants. Bien des années plus tard et alors que leur père ne donne plus signe de vie, Dean décide de contacter Sam afin de le retrouver... Et ils ne seront jamais au bout de leurs surprises dans cette quête, traquant les démons et autres créatures maléfiques.

     

    Beaucoup d'épisodes de Supernatural empruntent à des légendes ou des mythes, quand d'autres, plus rares, sont essentiellement humoristiques (c'est l'une des caractéristiques constantes de cette série, qui sait savamment doser l'humour tout en maintenant un certain sérieux et le fil conducteur du suspens).

    Supernatural

    L'une des autres forces de cette série, c'est l'imagination sans bornes des scénaristes qui nous emmènent dans des univers complètement fous d'un épisode à l'autre. 

    Les effets spéciaux sont menés d'une main de maître et l'on suit le parcours de ses deux frères avec un plaisir immense, en tremblant parfois pour eux...Rendez-vous à la rentrée pour la saison 13 !. 

    On aime :

    - La référence à la mythologie, aux légendes.

    - les personnalités ambivalentes des différents personnages

    - tout le reste, de A à Z !

    On aime pas :

    - le manque d'intrigues sentimentales (contrepartie de la mission sacrée des frères Winchester!)

     

    MA NOTE GENERALE : 8,5/10

     

     

     

     

     

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  • The Handmaid's Tale (la servante écarlate)

    Crédit photo et vidéo : HULU

     

    Dans une société futuriste dont le taux de natalité est en chute libre, une dictature basée sur l'ancien testament s'est installée : Giléad. Cette dernière règne en maître absolue sur les territoires qu'elle contrôle aux Etats-Unis, et impose aux femmes d'être divisées en trois catégories distinctes : les épouses (femmes des hommes de pouvoir, qui ont le plus de droits), les marthas (destinées aux tâches domestiques), et enfin, les servantes (les "handmaid's" destinées uniquement à la procréation). 

    De gré ou de force et à l'issue d'une formation relativement éprouvante, les servantes sont envoyées dans des familles afin de mettre au monde un enfant qu'elles verront à peine naître, car cet enfant sera ensuite remis à leur famille d'accueil à l'issue d'un rituel...La série nous propose de suivre le parcours de l'une d'elles: Offred. (ci-dessous).

    The Handmaid's Tale (la servante écarlate)

    C'est assez rare pour être souligné, mais cette série très récente (elle ne sortira en France que le 27/06/2017 sur la chaîne OCS) m'a très impressionné dès le départ. Il fallait une bonne dose de courage et un talent indéniable pour oser adapter ce roman de science fiction (la servante écarlate de Margaret Atwood,1985) en format série.

    Imaginez le budget nécessaire pour recréer un monde de toutes pièces, avec son environnement particulier et ses codes vestimentaires. Le risque était déjà grand que le projet se transforme en gigantesque "flop" dès le départ !

    En outre, il y avait aussi les risques inhérents au scénario et au casting...Mais là aussi, je dois dire que j'ai été entièrement conquis. Pour synthétiser, c'est parfois cruel, stupéfiant d'originalité et profondément dérangeant d'un point de vue sociétal. L'impact psychologique de cette série est tel que l'on en arrive à se féliciter de la moindre liberté d'action dont nous jouissons dans le monde d'aujourd'hui.

    Hormis un peu trop de "flash back" et quelques longueurs scénaristiques, cette première saison est un vrai régal pour les amateurs du genre. A déguster frais et sans modération.

     

       MA NOTE GENERALE :  8/10

     

     

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