• Stella Blomkvist (série, 2017)

    Crédit photo : Eythór Jóvinsson

    Description : dans une Islande où règne un gouvernement qui pratique allègrement malversations et corruption, une avocate se retrouve impliquée dans une affaire d'état...

    Le synopsis fait assez saliver, surtout pour ceux qui aiment l'ambiance particulière des polars nordiques. Mais pour beaucoup de curieux, la désillusion sera probablement au bout du chemin : les promesses du pitch et du descriptif tombent rapidement en lambeaux au bout de quelques épisodes.

    Beaucoup trop de paillettes ont été jetées autour d'une avocate qui trouve toujours réponse à tout et ne parvient jamais à nous persuader du côté réaliste de son enquête.

    Archétype de la femme indépendante, Stella aime le whisky, l'argent facile, les cigarettes et le sexe. Un portrait féminin si explosif procurait déjà une odeur de soufre à cette jeune série...Une odeur qui s'évapore assez facilement, tant les dialogues manquent de hauteur et le scénario de profondeur.

    Soulignons aussi une autre pointe nocive : une bande sonore inadaptée et trop criarde.

    Pour résumer, dans cette série, l'Islande fait un peu penser à une bourgade où l'on rencontre le premier ministre au café du commerce en lui tapant sur l'épaule ...Tout est simpliste, simplifié à l'extrême, au point que le spectateur un peu plus futé que la moyenne peut avoir la sensation d'avoir été piégé...

    MA NOTE GENERALE : 4/10

     

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    Nu (série, 2018)

    Crédit Photo et vidéo : OCS, Olivier Fox

     

    Résumé : Nous sommes en France, en 2026...La nudité est devenue la norme et le port des vêtements est proscrit. Un ancien membre des forces de police se réveille dans ce monde nouveau, après plusieurs années de coma artificiel...

     

    Une série, qui, comme son titre l'indique, tente de briser les tabous sur la nudité à travers une vision osée du futur de notre pays.

    Dans cette projection futuriste, la France serait transformée en un immense camp de nudiste permanent grâce à une loi baptisée "liberté, égalité, nudité"...

    Dans ce futur, le fait d'être "tous à poil" (au quotidien, tant qu'à faire) suffirait à nous garantir l'inutilité des plans "Vigipirate" et autres mesures de sécurité exceptionnelles. Déjà pas si évident à envisager comme postulat de départ, même au second degré !

    Quelques acteurs sembler rechercher un second souffle pour leurs carrières dans le septième art (je pense en particulier à Alain Bouzigues, le fameux homosexuel de caméra café, pour ceux qui ont connu) en se prêtant à ce jeu plutôt culotté (passez-moi l'expression) de tourner entièrement nu...

    Il n'en reste pas moins que la série manque singulièrement de subtilité et de réel intérêt humoristique dès ses premiers épisodes. Tout juste pourra-t-on sourire à certaines situations, mais guère plus, tant il manque de matière à ce fragile édifice cinématographique.

     

    MA NOTE GENERALE : 4,5/10

     

     

     

     

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  • Safe (Série, 2018)

    Crédit photo et vidéo : Red Production Company, C8, Netflix

     

    Résumé :  Tom, chirurgien de son état, peine à se remettre de la mort de sa femme. Pour ne rien arranger, l'une de ses deux filles disparait dans des circonstances troublantes. Déterminé à retrouver sa fille, Tom va mener sa propre enquête après avoir alerté la police locale. Il va aller de surprise en surprise sur son entourage.

     

    Retrouver l'acteur Michael C. Hall dans une série semble un peu irréel. Manifestement marqué au fer rouge dans le milieu cinématographique par son rôle de psychopathe dans Dexter, il ne demandait pas mieux qu'à interpréter un "type normal". (Voir une interview intéressante de lui ici).

    C'est maintenant chose faite dans "Safe" où il incarne brillamment Tom, le personnage principal. En tant qu'acteur, il démontre ainsi que les refus peuvent être les meilleures réponses à des propositions de rôles inadaptées. Toujours aussi dynamique et expressif, il est non seulement le véritable moteur de la série mais aussi le garant de sa réussite.

    Autre divine surprise d'un casting assez judicieux, la présence d'une française : Audrey Fleurot. Les fans de Kaamelott reconnaitront sans doute "la dame du lac" qui a parcouru bien du chemin depuis, au point de ravir un rôle de premier plan en anglais très convoité par d'autres actrices. Elle tire d'ailleurs assez bien son épingle du jeu, confirmant les espoirs qui étaient placés en elle.

    Mais le plus exaltant, selon moi, est l'évolution du scénario, qui m'a souvent rappelé la théorie de "l'effet papillon". (le battement d'ailes d'un papillon au Brésil peut il provoquer une tornade au Texas ?)

    Car petites causes et grands effets sont souvent sur l'étal de Safe. Des choses insignifiantes ou basiques peuvent revêtir une importance capitale dans la résolution d'un mystère où au moins trois affaires semblent étroitement imbriquées.

    Les réalisateurs claironnent à qui veut bien l'entendre qu'il n'y aura qu'une seule saison. Si les fans cardiaques survivent jusque là... La série passe en ce moment sur la chaîne (gratuite) C8. Et des séries aussi palpitantes de cette qualité, on en redemande.

    MA NOTE GENERALE : 7,5/10

     

     

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  •  The crossing (série, 2018)

    Crédit photo et vidéo : ABC, Dane Dworkin, Jay Beattie

     

    Résumé : Cette série nous propose de suivre le destin de véritables rescapés du futur, échoués sur une plage américaine après un voyage dans le temps qui était le seul échappatoire à une guerre.

     

    Pour que cela sonne encore plus vrai que nature, le scénario ne permet qu'à une infime partie de ces survivants de pouvoir témoigner de ce qu'ils ont vécu, beaucoup d'entre eux n'ayant pu échapper à la noyade après ce voyage temporel.

    Certains feront un parallèle immédiat avec ce qu'il se passe actuellement du côté des côtes italiennes ou espagnoles. Clin d'oeil ou pas à cette actualité morbide, l'on ne peut s'empêcher d'imaginer ce qu'il adviendrait de ces gens dans cette situation imaginée de toutes pièces. Ces personnes pourraient-elles être considérées comme des réfugiées ? Quelle serait la publicité faite à cette affaire dans les médias locaux et nationaux ? Que feraient les autorités publiques en place ? comment réagirait la population locale ?

    Toutes ces questions, logiques et brûlantes, sont mises sur la table les unes après les autres, sans qu'à aucun moment, le récit ne perde en valeur ou en suspens. La touche la plus enivrante de cette série, c'est qu'elle affectionne surtout de se concentrer sur les vies des personnages principaux, dédaignant complètement les effets spéciaux, au sens large.  (Pas d'image de synthèse ou de créatures étranges, des décors et des costumes simples et "kitsch" lorsque le futur est évoqué).

    Dans "the crossing", la conspiration et les secrets sont à tous les étages, au point d'être souvent les épicentres de nombreux rebondissements scénaristiques. D'un point de vue qualité du scénario de science fiction et évocation des théories conspirationnistes, je ne me souviens pas avoir vu quelque chose d'aussi bien élaboré depuis le légendaire "X-Files".

    Le casting n'était pourtant pas si fracassant que cela, quoi que j'ai pu lire ici et là. Qui connait, en effet, l'acteur Steve Zahn ou encore l'actrice Natalie Martinez ? Pas grand monde, je pense, sauf les avertis...

      Après 6 épisodes visionnés (la série est toute récente et je n'ai pu avoir accès à plus pour l'instant), la même sensation de plaisir ne s'est jamais éteinte....Epatante et singulière, souhaitons de tout coeur que cette série poursuive sur cette fulgurante lancée.

     MA NOTE GENERALE (SUR 6 EPISODES) : 8/10

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  • Requiem (série, 2018)

    Crédit photo et vidéo : Netflix, BBC one

    Résumé : Après le suicide de sa mère, une jeune femme (Matilda), découvre des indices troublants sur l'origine de ce geste désespéré. Elle décide de partir avec un ami dans un village du Pays de Galles pour faire la lumière sur cette tragédie. Mais là bas, elle se heurtera à des secrets jalousement gardés et des forces probablement surnaturelles...  

     

    Requiem est un polar fantastique qui instaure assez rapidement une atmosphère énigmatique et angoissante, surtout après le décès de la mère de Matilda et le départ de l'enquête sur les causes de ce suicide.

    La bourgade galloise où Matilda et son compagnon vont se rendre constitue une vraie publicité touristique pour la région tant elle regorge de paysages envoûtants.

    Le scénario est magnifié par ce village très fermé aux étrangers où chaque habitant préfère garder précieusement son lot de secrets à l'abri du monde extérieur. Entre énigmes réelles, enquête policière et surnaturel potentiel, tout est fait pour que le spectateur y perde son latin.

    L'actrice Lydia Wilson (alias Matilda) tient sûrement là l'un de ses rôles majeurs après quelques incursions sur le petit écran, notamment dans Hystéria (film, 2013) et un épisode de Black Mirror. (voir sa filmographie ici)

    Un bel étalage de savoir faire cinématographique que cette série britannique, traduite en VF mais qui ne dénombre pour l'instant que 6 épisodes pour la première saison. La fin du 6ème épisode (et fin de la saison ?) m'a un peu déçu, comme si la couleuvre était trop dure à avaler...Mais le spectateur jugera de lui-même.

    MA NOTE GENERALE : 6,5/10

     

     

     

     

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