• The little drummer girl (2018)

    Crédit photo et vidéo : BBC Studios, AMC studios, The Ink factory, 127 Wall Productions

     

    Résumé : Charlie, passionnée par le théâtre et plutôt douée sur les planches, fait la rencontre d'un mystérieux inconnu sur les plages de Mykonos, en Grèce. Mais ce bel inconnu est en fait un agent des services secrets israéliens chargé de l'entraîner à autre rôle, beaucoup plus dangereux...Tiré du roman de John le Carré. (La petite fille au tambour, 1983)

     

    Dans la catégorie espionnage, ce sont en général toujours les mêmes poncifs qui reviennent à l'esprit des scénaristes, en particulier l'environnement de la seconde guerre mondiale celui de la période dite de "la guerre froide".

    A vrai dire, ces périodes sont propices au genre mais cela en devenait vraiment rébarbatif, du moins jusqu'à ce que "The Little Drummer Girl" fasse son apparition récemment. L'enjeu de cette mini-série de 6 épisodes ? les coulisses du conflit israélo-palestinien dans les années 70.

    Ce brûlant sujet est traité avec une certaine habileté ici, puisque la série parvient à résister à la tentation du parti pris pour un camp ou pour l'autre, maintenant ainsi le minimum d'objectivité nécessaire. 

    Dans le rôle de l'actrice dévoyée tombée sous le charme d'un mystérieux inconnu, Florence Pugh (Charlie) surprend énormément par les différentes facettes de son jeu d'interprétation. Alexander Skarsgard (Becker) ne pouvait rêver meilleur rôle que cet inconnu au passé trouble obsédé par sa mission. 

    Toujours côté casting, citons aussi l'acteur/producteur Michael Shannon, méconnaissable dans son look des années 70, et particulièrement intriguant dans la gestion de ce groupe oeuvrant probablement pour le Mossad.

    Un scénario original, un casting opportuniste, de l'action, et un dose d'amour en toile de fond...Que demander de plus même si tout n'est pas parfait ?

    MA NOTE (Saison 1) : 6,5/10

     

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  • Rétribution ("One Of us", série, 2016)

    Crédit photo et vidéo : Two Brothers Pictures, BBC Studios Netflix

     

    Résumé : Un jeune couple est retrouvé assassiné dans son appartement. Dans un petit village écossais d'où ils sont originaires, les supputations vont bon train sur cet assassinat...D'autant les familles des défunts ne s'apprécient guère et qu'elles vont devoir gérer l'arrivée imprévue d'un inconnu sur leurs terres...

     

    Une mini-série (4 épisodes seulement !) dans laquelle l'on se laisse facilement entrainer, pour peu que l'on apprécie un peu les polars...

    Les personnages principaux ne sont jamais caricaturaux et les secrets, notamment familiaux, tombent les uns après les autres, un petit peu comme dans un jeu de dominos.

    Le script joue assez bien avec nos émotions et il aime multiplier les rebondissements, n'hésitant pas à nous faire découvrir, à l'occasion de quelques cadrages, la beauté des paysages écossais.

    Les acteurs (bien que beaucoup soient méconnus) prennent leurs rôles au sérieux et sont assez bien choisis, aucun ne pouvant se prévaloir de vampiriser le temps de présence devant les caméras, ce qui dévoile un large panel de personnalités dans ces familles.

    Enfin, l'atmosphère se fait de plus en plus pesante au fil de l'intrigue jusqu'à un final qui sait jalousement préserver son lot de surprises. 

    Une oeuvre qui nous rappellerait presque au bon souvenir de l'un des romans les plus célèbres d'Agatha Christie ("les dix petits nègres").

     

     MA NOTE GENERALE : 6,5/10 

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  • Si je ne t'avais pas rencontrée (série)

    Crédit photo et vidéo : NETFLIX

     

    Résumé : Eduard perd sa femme et ses enfants dans une terrible tragédie dont il se sent coupable. Par hasard, il va rencontrer quelqu'un qui va l'amener à voyager dans des univers parallèles où sa famille est encore en vie.

     

    Si l'on m'avait dit un jour que je m'intéresserais à une série catalane de science-fiction, je n'y aurais pas cru une seule seconde.

    Pensez-donc,  les productions catalanes sont déjà assez rares et dans ce genre si particulier, ce sont plutôt les superproductions américaines qui se taillent la part du lion.

    Mais comme toujours, portée par une insatiable soif de séries inédites, j'ai bien voulu m'attarder sur celle-ci, dont j'avais repéré le scénario.

    L'acteur Pablo Derqui (peu de chances que vous le connaissiez) et l'actrice Andréa Ros (inconnue au bataillon également) étaient donc condamnés à se surpasser pour pallier aux carences prévisibles du casting ou du budget.

    Il en résulte une oeuvre où les voyages interdimensionnels deviennent des drogues pour un homme en perdition, et où la corde émotionnelle est tirée dans tous les sens avec beaucoup de malice et de savoir faire, au gré des épisodes.

    Le scénario tient presque de la divine conception cinématographique, et comme les acteurs principaux surprennent agréablement (Andréa Ros en tête), le plaisir est toujours au rendez-vous, même si le désespoir d'un homme demeure en toile de fond. 

    Au vu de ces qualités, l'on pardonne d'autant plus facilement les quelques redondances musicales, l'aspect rustique du voyage interdimensionnel ou encore les techniques de rajeunissement grossières des personnages principaux: l'essentiel est ailleurs, dans les leçons de vie d'Eduardo.

     

    MA NOTE GENERALE (saison 1) : 7,5/10

     

     

     

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  • Dirty/John (série, 2019)

    Crédit photo et vidéo : NETFLIX

     

    Résumé : Debra est une quinquagénaire aisée qui a réussi sa vie professionnelle dans le milieu de l'art. Elle se met en quête de l'amour grâce à un site de rencontre. Elle va s'éprendre de John, qui se dit médecin, et qui va parvenir à la rendre amoureuse. Les deux filles de Debra ne voient pas cet idylle du meilleur oeil : pour eux, cet homme est un psychopathe qui n'en veut qu'à l'argent de leur mère.

     

    Les psychopathes ont la cote ces derniers temps dans les séries et au cinéma. Celui-ci est particulièrement gratiné, de la pire espèce sur cette planète.

    Cette série est tirée d'une histoire vraie (attention spolier, voir ici) et elle est du genre nous vacciner définitivement contre les rencontres sur internet.

    Un épisode en particulier m'a semblé présenter un certain "coup de mou", mais il n'était en fait qu'une sorte de transition avant qu'un redémarrage ne s'effectue en terme de suspens.

    Globalement, le scénario ne souffre d'aucun défaut majeur, les acteurs "tiennent la barque" assez solidement et les prises de vue sont plutôt bien réalisées (ajoutons qu'elles ont le mérite de se dérouler dans le décor agréable d'une ville côtière).

    Côté dialogues et répliques, nous sommes ici dans le clair comme l'eau de roche, sans qu'il n'y ait vraiment non plus de vulgarité excessive, d'emploi d'un vocabulaire trop fourni ou de phrases d'anthologie à signaler.

    Bilan de tout cela, "du costaud", avec une histoire déroutante et particulièrement anxiogène tant le personnage de John est imprévisible et démoniaque pour son entourage. Il aurait été probablement délicat de mieux faire, sauf à disposer d'un casting de superstars ou d'avoir les attributs d'un génie cinématographique.

    Une saison 2 aurait déjà été commandée et s'intéressera à d'autres affaires criminelles...(voir ici)

     

    MA NOTE GENERALE : 7/10

     

     

     

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  • The Last Kingdom (série, 2015)

    Crédit photo et Vidéo : Netflix BBC Two, BBC América

     

    Résumé Au XI ème siècle, l'Angleterre est sous le joug des Danois, qui contrôlent la quasi-totalité du pays. Le royaume du Wessex, situé dans le sud du pays, est le seul à ne pas être encore tombé entre leurs mains. Alors que la bataille pour cette dernière parcelle de territoire s'annonce, Uthred (fils d'un noble saxon, mais recueilli par des danois et élevé par eux) va devoir choisir son camp.  

     

    Il s'agit d'une adaptation à l'écran d'une série de romans historiques ("The saxons stories", de Cornwell).

    Je ne peux pas vraiment juger de la différence de qualité entre ces écrits et leurs retranscriptions à l'écran (ne les ayant pas lus, inculte que je suis sarcastic).

    Cependant, j'ai trouvé que c'était une série complètement décoiffante qui mériterait son rang parmi les plus beaux récits historiques moyenâgeux, du moins de ce que j'ai pu en voir dans la Saison 1.

    Il y a tout d'abord cette histoire singulière et douloureuse du personnage principal (Uthred) que nous suivons dans son périple et que le sort n'épargne jamais...Celui-ci est fabuleusement interprété par l'acteur allemand Alexander Dreymon, lequel était un parfait inconnu dans le milieu du cinéma avant ce rôle.

    Deuxième "effet de souffle", la qualité de prise de vue des paysages (chevauchées filmées par des drones?) , le soin apporté aux costumes/décors ou encore la magnificence des combats. Par souci de crédibilité, ces derniers sont d'ailleurs parfois d'une grande violence, inutile de préciser que certaines scènes sont déconseillées aux personnes sensibles.

    Maniée avec habileté dans les moments cruciaux, la musique gaélique ensorcelante nous replonge aisément dans le contexte historique.

    Aussi lyrique qu'épique, cette série me parait quand même prédestinée à un public masculin, et-ce pour deux raisons essentielles :  les personnages féminins n'occupent souvent que des rôles secondaires ou insignifiants, et les scènes de combats ou de pillages sont assez fréquents. 

    Une saison 4 a été commandée par Netflix en décembre dernier (voir ici)

     

    MA NOTE (SAISON 1) : 8/10

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