• Marcella (série, 2016)

     

    Crédit Photo et vidéo : ITV, NETFLIX

     

    Résumé : L'enquêtrice Marcella reprend du service après avoir été contactée par la police au sujet d'un sérial-killer qui sévissait il y'a 11 ans. Parallèlement, elle doit gérer une séparation difficile.

     

    Marcella est une femme simple dont l'on appréciera forcément le côté très humain, loin des calculs en tout genre.

    Elle l'est d'autant plus qu'elle est atteinte d'une forme d'amnésie (dévoilée en tout début de premier épisode, je ne "spoile" donc pas) qui vous vous en doutez bien, est fortement handicapante pour une femme flic.

    Ce qui me dérange le plus, c'est cette mode bien installée dans les séries de ces dernières années d'ajouter une pathologie plus ou moins grave au personnage central, qui est par ailleurs souvent un agent de police.

    Je peux ainsi citer au moins quatre séries qui incluent plus ou moins cette caractéristique majeure pour le personnage clé  : Babylon Berlin, Blindspot, Absentia, Frankenstein Chronicles. En l'espèce, il s'agit d'une pathologie relative à la mémoire, ce qui nous rapproche clairement d'Absentia ou de Blindspot (sans le rythme effréné d'enquête).

    Mais revenons-en à Marcella, qui doit faire face à un divorce douloureux avec deux enfants pris dans la tourmente de cette séparation, ce qui la rend encore plus sympathique aux yeux du public, outre le fait qu'elle n'est pas spécialement mise en valeur dans son rôle (surtout vestimentairement).

    Outre l'actrice britannique Anna Friel qui interprète Marcella avec une facilité déconcertante, les cinéphiles avertis reconnaîtront certainement une belle brochette d'acteurs anglo-saxons, dont deux se sont illustrés dans des seconds rôles de la série Counterpart (les acteurs Nicholas Pinnock etHarry Lloyd).

    Le scénario est plutôt enlevé, parfaitement compréhensible et justement dosé en rebondissements. Ne comptez pas voir les derniers exploits technologiques de la police scientifique ou des explosions à tout bout de champs : cette série compte de l'action, certes, mais elle se sert surtout de tous les ressorts classiques d'un bon thriller.

     

    MA NOTE GENERALE (1ère saison) : 7/10 

    (2ème saison) : 8/10

     

     

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  • The Frankenstein Chronicles (2015)

    Crédit Photo et Vidéo : Canal +, Itv, Netflix

     

    Résumé : En 1827, à Londres, l'inspecteur John Marlott est chargé d'enquêter sur la découverte d'un cadavre entièrement composé de corps différents retrouvé sur le bord de la Tamise.

     

     

    Ce qui choque au premier abord dans cette série télévisée britannique, c'est tout d'abord la crasse de Londres au XVIIIème siècle.

    Cette immersion est brutale et vous saisit d'effroi lorsque vous vous penchez sur les conditions de vie épouvantables des habitants de la capitale britannique à l'époque. 

    De ce cloaque surgit une lumière, un soupçon d'humanité et d'espoir de justice en la personne de l'inspecteur John Marlott, chargé d'enquêter ("à l'ancienne", vous vous en doutez bien) sur la découverte d'un cadavre retrouvé au bord de la tamise et recomposé de toutes pièces.

    Notre héros doit lui même chasser ses propres démons intérieurs, combattre une maladie qui le ronge (maladie vénérienne) et par dessus le marché, il doit constamment composer avec le pouvoir politique, très sensible à l'opinion populaire.

    John Marlott m'a vaguement rappelé l'inspecteur suédois Wallander, d'abord parce qu'il a le même âge et  quasiment le même physique, mais aussi parce qu'il semble systématiquement marcher sur des charbons ardents du fait de son opiniâtreté. 

    L'acteur Sean Bean, qui incarne cet inspecteur tenace, pourrait tout aussi bien remplacer Wallander, sa capacité à nous séduire à l'écran resterait la même : son côté naturel et authentique nous fait accrocher à l'histoire sans forcer.

    Comme les autres acteurs fournissent aussi de bonnes prestations, que les décors (parfois sordides) sont visuellement très réussis et que l'atmosphère est parfois irrespirable, tout cela se boit comme du petit lait, même si tout n'est pas parfait (loin s'en faut). Fortement déconseillé aux plus sensibles.

     

    MA NOTE GENERALE (saison 1): 6/10

    Saison 2 : 6,5/10

     

     

     

     

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  • Dark (série, 2019)

    Crédit photo et vidéo :  Wiedemann & Berg Television

     

    Résumé : Un enfant disparait dans une petite ville allemande de Winden. Sa disparition a lieu à proximité d'une forêt où se trouve une grotte et une centrale nucléaire. La recherche de cet enfant va pousser les habitants de la ville à chercher des réponses à de nombreuses disparitions similaires.

     

    Tout se déroule à merveille jusqu'à l'épisode 8, où le scénario part dans tous les sens... 

    Je dois dire que les tous premiers épisodes me paraissaient vraiment réussis, surtout d'un point de vue scénaristique, car ils entretenaient habilement les mystères et le suspens. 

    Jusqu'à l'épisode 8, le défaut principal de cette série était la profusion de personnages (il est en effet souvent difficile de s'y retrouver !)...

    Ensuite, j'ai eu la sensation que le train de Dark déraillait complètement : phrases énigmatiques devenues trop fréquentes, comportements curieux de personnages poussés à des paroxysmes, phénomène de "zapping" trop courant entre chaque personnage et chaque époque.

    A bien y réfléchir, le défaut de Dark est sûrement d'être trop gourmand, de vouloir assaisonner trop fort ce récit qui était pourtant déjà bien relevé...

    Du côté des acteurs, j'ai beaucoup apprécié l'interprétation de Oliver Masucci, qui possède une véritable "gueule de cinéma" comme l'on en voit peu, et qui fait étalage de son talent éclatant à l'écran. 

    Je ne pense pas regarder la saison 2, j'ai trop été déçu par les deux derniers épisodes. Je laisse le soin à ceux qui voudraient poursuivre l'aventure au delà d'émettre des critiques sur les épisodes de la saison 2.

     

    MA NOTE GENERALE (Saison 1) : 6/10

     

     

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  • Chernobyl (série, 2019)

     

    Crédit photo et vidéo : HBO

     

     

    Résumé : une reconstitution de l'histoire de la catastrophe de Tchernobyl qui s'est produite le 26/04/86, de l'explosion du coeur du réacteur aux répercussions au sein de l'URSS.

     

    Une oeuvre que je qualifierai de vertigineuse. Vertigineuse par le sujet qu'elle traite, manifestement encore hautement sensible aujourd'hui.

    Vertigineuse aussi par les efforts consentis pour recréer cette atmosphère d'une gravité exceptionnelle, de la salle des commandes de la centrale nucléaire aux plus hautes autorités soviétiques.

    Et enfin, vertigineuse pour la qualité de ses interprétations, pour la reconstitution des décors de l'époque, pour sa bande sonore dont peu d'équivalents sont aussi générateurs d'angoisses.

    Regarder cette série, c'est aussi accepter sciemment quelque chose qui peut, potentiellement, être très lourd à porter émotionnellement parlant. Certains ne supporteront peut être pas la rudesse de certaines scènes, et préféreront ne regarder qu'un seul épisode à la fois.

    Chernobyl, c'est un petit peu comme si l'on se soignait péniblement avec un médicament amer : il nous faut notre dose mais la potion est délicate à avaler.

    Le plus dur à accepter est sans doute le fait que tout cela ait pu exister un jour, même si certains pans entiers de cette histoire sont toujours encore contestés aujourd'hui par les autorités russes, en passe de lancer une contre série prochainement. (voir ici)

    Toutes les vérités ne sont jamais bonnes à dire ou à diffuser, c'est évident. Peu importe ce qui peut être vrai ou faux, au fond, car Chernobyl casse les codes des catastrophes traditionnelles. Peu importe également si l'on connait déjà la fin de l'histoire, tant de sacrifices humains ne pouvant jamais être oubliés.

     

     MA NOTE GENERALE : 8/10

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  • Enquêtes codées (série, 2012)

    Crédit photo et Vidéo : NETFLIX, ITV, STV, UTV

     

    Résumé : Pendant la seconde guerre mondiale, quatre femmes travaillant pour le gouvernement britannique parviennent à percer le mystère des messages cryptés allemands, permettant aux alliés d'avoir une longueur d'avance. Alors que chacune d'entre elle a refait sa vie sept ans après la fin de la guerre, leur ancienne chef de bureau, éconduite par les services de police, leur propose de collaborer pour résoudre des enquêtes criminelles.

     

    Pas d'effusion de sang inutile, de tueurs barbares ou de méthodes expéditives du côté "des justes" (ou des "bons", au choix), cela change beaucoup d'autres séries relatives elles aussi à des enquêtes criminelles.

    Ce quatuor de drôles de dames opère avec des méthodes artisanales (cartes, clés de chiffrement, stylos et feuilles de papier) et avec douceur, n'hésitant pas à user de subterfuges divers et variés (séduction, supercherie) pour parvenir à leurs fins.

    En se heurtant à certains aspects illégaux de leurs enquêtes, ces femmes courageuses sont obligées de s'adapter dans une époque, où, faut il le rappeler, le pouvoir appartient souvent aux hommes.

    Elles en apprennent ainsi beaucoup sur la nature humaine, sur leurs capacités de résistance au stress ou encore sur les méthodes (parfois discutables) de la police de sa royale majesté.

    C'est léger, propre, particulièrement bien interprété et très singulier. Et cela semble particulièrement adapté à un public féminin tant les hommes n'y occupent que des rôles secondaires.

     

    MA NOTE GENERALE (Saison 1 et 2) : 6/10 

     

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