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    22.11.63 (série, 2016)

    Crédit Photo et vidéo : HULU, Bad Robot Productions, Warner Bros

     

    Résumé : Professeur, Jake Epping mène une vie morne. Sa vie change le jour où son vieil ami Al Templeton lui dévoile l'existence d'un portail temporel qui permet de revenir en 1960. Al lui confie une mission qu'il ne peut plus exercer : remonter le temps afin de trouver un moyen d'empêcher le meurtre de JFK et ainsi transformer le présent en un monde meilleur. Le chemin sera bordé d'embûches...

     

     

    Encore une série ou un film avec un portail temporel ? oui, mais celui-là permet de remonter dans les années 60, et c'est bien tout ce qu'il permet, rien de plus. 

    En soit, c'est déjà pas si mal. Les films et les les séries grouillaient déjà de machines à voyager dans de multiples périodes du passé et du futur. 

    Le voyage temporel représente un filon inépuisable pour les productions cinématographiques de SF, et il sera sans doute toujours ainsi, en témoigne cette dernière production de NETFLIX,  (See You Yesterday)

    Néanmoins, il fallait impérativement une idée originale pour se démarquer des autres productions. Dans ce thème où brille toujours la légendaire saga de "Retour vers le Futur", d'autres séries récentes mais de qualité comme "si je ne t'avais pas rencontrée" (voir ici), ont fait depuis des apparitions assez remarquées dans le paysage cinématographique.

    Fort de ce constat, le roman de Stephen King (du même nom) basé sur l'assassinat de JFK constituait une bonne opportunité. Encore fallait-il ne pas la rater...

    Dès les premiers instants de cette production, l'on se prend facilement d'affection pour le personnage principal, incarné par l'acteur et mannequin James Franco (ci-dessous), qui se retrouve embringué dans une mission aussi surprenante que risquée.

    22.11.63 (série, 2016)

    La reproduction de la période des années 60 est conforme à l'idée que l'on s'en fait généralement, au point de s'y méprendre. Mais ce qu'il y'a de plus impressionnant, c'est le respect des éléments historiques de l'enquête sur l'un des assassinats politiques les plus connus du siècle dernier : tout, du choix des acteurs aux décors est réalisé avec un professionnalisme déconcertant.

    Des voyages dans le temps comme celui-là, l'on en redemande, d'autant que la mission s'accompagne d'une touche féminine non négligeable avec la présence de l'irrésistible Sarah Gadon. (ci-dessous)

    22.11.63 (série, 2016)

    En conclusion, 11.22.63 (titre original) s'avère être un plaisir pour les yeux, le coeur, et l'esprit.

     

    MA NOTE GENERALE : 7,5/10

     

     

     

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    Homecoming (série, 2018)

     Crédit photo et vidéo : Amazon Productions

     

    Résumé : Heidi Bergman est une thérapeute qui aidait des soldats à réintégrer la société pour le compte d'un établissement secret du gouvernement supervisé par un homme ambitieux et peu scrupuleux. Jusqu'à ce qu'elle décide de tout arrêter. Quatre ans plus tard, alors qu'elle vit avec sa mère et qu'elle travaille comme serveuse dans un bar de sa ville natale, un enquêteur du Département de la Défense vient à sa rencontre et lui pose une batterie de questions sur les circonstances de son départ. Elle se rend alors compte qu'une histoire bien plus profonde se cache derrière tout ça...

     

    L'actrice Julia Roberts (alias  Heidi Bergman) devenue serveuse sans explication rationnelle après avoir été psychologue dans un mystérieux centre de réhabilitation pour militaires américains, voilà le contexte initial.

    Vous en conviendrez peut être, la seule présence de cette actrice de renom constituait déjà gage de sérieux du casting, celle-ci n'ayant pas l'habitude de prêter ses talents à des navets.

    C'est peu dire que son physique, pourtant toujours aussi avantageux, n'est pas mis en valeur dans cette production : sans maquillage, pas spécialement bien coiffée et affublée de vêtements toujours sobres, elle perd énormément de son charme habituel à l'écran.

    Ceci étant, elle assume ce rôle majeur avec prestance et donne principalement la réplique à deux acteurs (Stephan James et Bobby Cannavale) très crédibles et assez prometteurs dans leurs interprétations respectives.

    Le trio est au coeur d'un scénario plutôt léché où les intrigues pleuvent et où la psychologie des personnages s'avère constamment déterminante. 

    Bien que rien ne puisse être qualifié d'éblouissant ou d'inoubliable dans cette série, elle représente néanmoins un bon divertissement de bout en bout, de par son format (30 mn maximum par épisode) et son côté "tout public". Il parait peu probable qu'une saison 2 voit le jour au vu du final.

     

    MA NOTE GENERALE : 6/10

     

     

     

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  • The little drummer girl (2018)

    Crédit photo et vidéo : BBC Studios, AMC studios, The Ink factory, 127 Wall Productions

     

    Résumé : Charlie, passionnée par le théâtre et plutôt douée sur les planches, fait la rencontre d'un mystérieux inconnu sur les plages de Mykonos, en Grèce. Mais ce bel inconnu est en fait un agent des services secrets israéliens chargé de l'entraîner à autre rôle, beaucoup plus dangereux...Tiré du roman de John le Carré. (La petite fille au tambour, 1983)

     

    Dans la catégorie espionnage, ce sont en général toujours les mêmes poncifs qui reviennent à l'esprit des scénaristes, en particulier l'environnement de la seconde guerre mondiale celui de la période dite de "la guerre froide".

    A vrai dire, ces périodes sont propices au genre mais cela en devenait vraiment rébarbatif, du moins jusqu'à ce que "The Little Drummer Girl" fasse son apparition récemment. L'enjeu de cette mini-série de 6 épisodes ? les coulisses du conflit israélo-palestinien dans les années 70.

    Ce brûlant sujet est traité avec une certaine habileté ici, puisque la série parvient à résister à la tentation du parti pris pour un camp ou pour l'autre, maintenant ainsi le minimum d'objectivité nécessaire. 

    Dans le rôle de l'actrice dévoyée tombée sous le charme d'un mystérieux inconnu, Florence Pugh (Charlie) surprend énormément par les différentes facettes de son jeu d'interprétation. Alexander Skarsgard (Becker) ne pouvait rêver meilleur rôle que cet inconnu au passé trouble obsédé par sa mission. 

    Toujours côté casting, citons aussi l'acteur/producteur Michael Shannon, méconnaissable dans son look des années 70, et particulièrement intriguant dans la gestion de ce groupe oeuvrant probablement pour le Mossad.

    Un scénario original, un casting opportuniste, de l'action, et un dose d'amour en toile de fond...Que demander de plus même si tout n'est pas parfait ?

    MA NOTE (Saison 1) : 6,5/10

     

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  • Rétribution ("One Of us", série, 2016)

    Crédit photo et vidéo : Two Brothers Pictures, BBC Studios Netflix

     

    Résumé : Un jeune couple est retrouvé assassiné dans son appartement. Dans un petit village écossais d'où ils sont originaires, les supputations vont bon train sur cet assassinat...D'autant les familles des défunts ne s'apprécient guère et qu'elles vont devoir gérer l'arrivée imprévue d'un inconnu sur leurs terres...

     

    Une mini-série (4 épisodes seulement !) dans laquelle l'on se laisse facilement entrainer, pour peu que l'on apprécie un peu les polars...

    Les personnages principaux ne sont jamais caricaturaux et les secrets, notamment familiaux, tombent les uns après les autres, un petit peu comme dans un jeu de dominos.

    Le script joue assez bien avec nos émotions et il aime multiplier les rebondissements, n'hésitant pas à nous faire découvrir, à l'occasion de quelques cadrages, la beauté des paysages écossais.

    Les acteurs (bien que beaucoup soient méconnus) prennent leurs rôles au sérieux et sont assez bien choisis, aucun ne pouvant se prévaloir de vampiriser le temps de présence devant les caméras, ce qui dévoile un large panel de personnalités dans ces familles.

    Enfin, l'atmosphère se fait de plus en plus pesante au fil de l'intrigue jusqu'à un final qui sait jalousement préserver son lot de surprises. 

    Une oeuvre qui nous rappellerait presque au bon souvenir de l'un des romans les plus célèbres d'Agatha Christie ("les dix petits nègres").

     

     MA NOTE GENERALE : 6,5/10 

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  • Si je ne t'avais pas rencontrée (série)

    Crédit photo et vidéo : NETFLIX

     

    Résumé : Eduard perd sa femme et ses enfants dans une terrible tragédie dont il se sent coupable. Par hasard, il va rencontrer quelqu'un qui va l'amener à voyager dans des univers parallèles où sa famille est encore en vie.

     

    Si l'on m'avait dit un jour que je m'intéresserais à une série catalane de science-fiction, je n'y aurais pas cru une seule seconde.

    Pensez-donc,  les productions catalanes sont déjà assez rares et dans ce genre si particulier, ce sont plutôt les superproductions américaines qui se taillent la part du lion.

    Mais comme toujours, portée par une insatiable soif de séries inédites, j'ai bien voulu m'attarder sur celle-ci, dont j'avais repéré le scénario.

    L'acteur Pablo Derqui (peu de chances que vous le connaissiez) et l'actrice Andréa Ros (inconnue au bataillon également) étaient donc condamnés à se surpasser pour pallier aux carences prévisibles du casting ou du budget.

    Il en résulte une oeuvre où les voyages interdimensionnels deviennent des drogues pour un homme en perdition, et où la corde émotionnelle est tirée dans tous les sens avec beaucoup de malice et de savoir faire, au gré des épisodes.

    Le scénario tient presque de la divine conception cinématographique, et comme les acteurs principaux surprennent agréablement (Andréa Ros en tête), le plaisir est toujours au rendez-vous, même si le désespoir d'un homme demeure en toile de fond. 

    Au vu de ces qualités, l'on pardonne d'autant plus facilement les quelques redondances musicales, l'aspect rustique du voyage interdimensionnel ou encore les techniques de rajeunissement grossières des personnages principaux: l'essentiel est ailleurs, dans les leçons de vie d'Eduardo.

     

    MA NOTE GENERALE (saison 1) : 7,5/10

     

     

     

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