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    Homecoming (série, 2018)

     Crédit photo et vidéo : Amazon Productions

     

    Résumé : Heidi Bergman est une thérapeute qui aidait des soldats à réintégrer la société pour le compte d'un établissement secret du gouvernement supervisé par un homme ambitieux et peu scrupuleux. Jusqu'à ce qu'elle décide de tout arrêter. Quatre ans plus tard, alors qu'elle vit avec sa mère et qu'elle travaille comme serveuse dans un bar de sa ville natale, un enquêteur du Département de la Défense vient à sa rencontre et lui pose une batterie de questions sur les circonstances de son départ. Elle se rend alors compte qu'une histoire bien plus profonde se cache derrière tout ça...

     

    L'actrice Julia Roberts (alias  Heidi Bergman) devenue serveuse sans explication rationnelle après avoir été psychologue dans un mystérieux centre de réhabilitation pour militaires américains, voilà le contexte initial.

    Vous en conviendrez peut être, la seule présence de cette actrice de renom constituait déjà gage de sérieux du casting, celle-ci n'ayant pas l'habitude de prêter ses talents à des navets.

    C'est peu dire que son physique, pourtant toujours aussi avantageux, n'est pas mis en valeur dans cette production : sans maquillage, pas spécialement bien coiffée et affublée de vêtements toujours sobres, elle perd énormément de son charme habituel à l'écran.

    Ceci étant, elle assume ce rôle majeur avec prestance et donne principalement la réplique à deux acteurs (Stephan James et Bobby Cannavale) très crédibles et assez prometteurs dans leurs interprétations respectives.

    Le trio est au coeur d'un scénario plutôt léché où les intrigues pleuvent et où la psychologie des personnages s'avère constamment déterminante. 

    Bien que rien ne puisse être qualifié d'éblouissant ou d'inoubliable dans cette série, elle représente néanmoins un bon divertissement de bout en bout, de par son format (30 mn maximum par épisode) et son côté "tout public". Il parait peu probable qu'une saison 2 voit le jour au vu du final.

     

    MA NOTE GENERALE : 6/10

     

     

     

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    Prometheus

    Crédit Photo et vidéo : Brandywine Productions, Scott Free Productions, Dune Entertainement

     

    Résumé :  Une équipe d’explorateurs découvre dans une grotte des peintures murales sur l’origine de l’humanité.Cette découverte les entraîne dans un voyage spatial grâce à lequel ils penses trouver l'origine de ces curieux messages.

     

    Des débuts encourageants avant que le scénario ne s'effiloche complètement dès la moitié du film, prélude  à un effondrement complet sur le final.

    Pourtant, tout partait du bon pied : l'idée de base du scénario (le postulat que l'homme est lui même d'origine extraterrestre) fait maintenant l'objet d'un consensus scientifique, le casting comprend quelques têtes d'affiche de première classe (Charlize Theron en tête), le tout est produit par Ridley Scott (auteur du somptueux Gladiator en 2000), excusez du peu.

    Passé l'heure de visionnage et même un peu avant, l'insouciance apparente de ces pionniers de l'espace devient clairement handicapante et les premiers soubresauts d'action font rejaillir les pires défauts des séries B de SF.

    Cette déliquescence se propage ensuite aux autres éléments du film, avec des dialogues qui perdent petit à petit en intérêt, des scènes d'action tellement peu plausibles qu'elles en deviennent ridicules, des personnages poursuivant des buts complètement surréalistes faisant preuve d'une naïveté sans borne.

    Les références (déplacées) à Alien et les exploits (pathétiques) de héros bravant une mort certaine en blaguant n'y feront rien : une bonne partie de ce film est gâché par le fait d'en faire trop au point d'être caricatural, ce qui n'est toutefois pas dérangeant pour les effets spéciaux.

     

    MA NOTE GENERALE : 4/10

     

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    Le goût des merveilles

    Crédit Photo et Vidéo : Pulsar Productions, Caméra One

     

     

    Synopsis : Depuis la mort de son mari, Louise se démène comme elle peut pour élever ses deux enfants et sauver son exploitation arboricole de la faillite. Un jour, elle percute en voiture un inconnu en rentrant chez elle. Louise découvre que cet inconnu a des comportements curieux dû au fait qu'il est atteint du syndrome d'asperger.

     

    Filmée au coeur de la Drôme, cette oeuvre porte bien son nom. L'histoire nait d'une banale rencontre impromptue entre Louise (Virginie Efira) et Pierre (Benjamin Lavernhe) dans un cadre bucolique.

    Le film aurait pu sombrer facilement dans quelques clichés, mais au lieu de ça, il séduit par l'esthétisme de ses cadrages et l'infinie délicatesse avec lequel il traite d'un sujet sensible (personnes atteintes du syndrome d'asperger).

    Virginie Efira et Benjamin Lavernhe forment un duo en symbiose parfaite, presque incandescent à l'écran tant la complicité se lit sur leurs visages. Un grand bravo à Benjamin Lavernhe s'impose pour son interprétation, de la trempe des autistes les plus illustres du cinéma, tel Rain Man ou encore Forrest Gump !.

    Sur beaucoup d'aspects scénaristiques que je ne peux aborder sans spoiler, ce film m'a évoqué "Jean de Florette" (1986) tant l'esprit paysan y plane constamment.

    L'écueil de la comédie sentimentale à l'eau de rose ou insipide est aussi largement évité, ce qui n'est pas si courant que cela dans les productions françaises (il faut bien l'avouer).

    Le bonheur est sûrement fait de choses simples et il ne faut parfois pas aller très loin pour le trouver. Le goût des merveilles est là pour nous le rappeler avec subtilité.

     

    MA NOTE GENERALE : 7/10

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  • The little drummer girl (2018)

    Crédit photo et vidéo : BBC Studios, AMC studios, The Ink factory, 127 Wall Productions

     

    Résumé : Charlie, passionnée par le théâtre et plutôt douée sur les planches, fait la rencontre d'un mystérieux inconnu sur les plages de Mykonos, en Grèce. Mais ce bel inconnu est en fait un agent des services secrets israéliens chargé de l'entraîner à autre rôle, beaucoup plus dangereux...Tiré du roman de John le Carré. (La petite fille au tambour, 1983)

     

    Dans la catégorie espionnage, ce sont en général toujours les mêmes poncifs qui reviennent à l'esprit des scénaristes, en particulier l'environnement de la seconde guerre mondiale celui de la période dite de "la guerre froide".

    A vrai dire, ces périodes sont propices au genre mais cela en devenait vraiment rébarbatif, du moins jusqu'à ce que "The Little Drummer Girl" fasse son apparition récemment. L'enjeu de cette mini-série de 6 épisodes ? les coulisses du conflit israélo-palestinien dans les années 70.

    Ce brûlant sujet est traité avec une certaine habileté ici, puisque la série parvient à résister à la tentation du parti pris pour un camp ou pour l'autre, maintenant ainsi le minimum d'objectivité nécessaire. 

    Dans le rôle de l'actrice dévoyée tombée sous le charme d'un mystérieux inconnu, Florence Pugh (Charlie) surprend énormément par les différentes facettes de son jeu d'interprétation. Alexander Skarsgard (Becker) ne pouvait rêver meilleur rôle que cet inconnu au passé trouble obsédé par sa mission. 

    Toujours côté casting, citons aussi l'acteur/producteur Michael Shannon, méconnaissable dans son look des années 70, et particulièrement intriguant dans la gestion de ce groupe oeuvrant probablement pour le Mossad.

    Un scénario original, un casting opportuniste, de l'action, et un dose d'amour en toile de fond...Que demander de plus même si tout n'est pas parfait ?

    MA NOTE (Saison 1) : 6,5/10

     

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  • Boomerang (film, 2014)

    Crédit Photo et vidéo : les films du kiosque

     

    Résumé : Bientôt quadragénaire, Antoine s'interroge sur les circonstances de la mort mystérieuse de sa mère retrouvée mystérieusement noyée lorsqu'il avait dix ans. Dans cette enquête qu'il mène seul, il se heurte à l'hostilité de sa soeur et à son père, pour qui remuer ce décès relève du malsain.

     

    De bien belles choses à mettre en valeur dans ce film, à forte dominance noirâtre mais qui laisse entrevoir de belles éclaircies scénaristiques.

    Le film repose exclusivement sur les épaules de l'acteur Laurent Lafitte (certes bien appuyé par l'actrice Mélanie Laurent), lequel interprète au millimètre ce spectacle d'un homme perturbé et soucieux de la vérité sur la mort de sa mère.

    Pas de répliques fleuves à attendre, mais des dialogues directs, acariâtres ou piquants lorsque c'est strictement nécessaire au scénario.

    Premier petit reproche à faire, l'âge apparent des acteurs (en particulier celui du père d'Antoine et de sa grand mère) qui apparaissent trop jeunes à l'écran, ce qui sème parfois le trouble dans les liens de parentalité.

    Autre ombre au tableau, un tempo un peu long, qui peut facilement lasser ceux qui sont habitués à de l'action à tout bout de champs (pour ceux là, passez votre chemin) ou qui n'apprécient pas particulièrement les intrigues aussi limpides.

    Il n'en reste pas moins que "Boomerang" s'inscrit dans la catégorie des productions françaises dites "tout public" marquées par une certaine élégance et une crédibilité à toute épreuve.

     

     MA NOTE GENERALE : 6,5/10

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