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    De plus belle - 2017

     

    Crédit photo : Nolita Cinéma, Auvergne-Rhône-Alpes, Studiocanal, France 2 cinéma

     

    Lucie est une quadragénaire qui vient de se remettre d'un cancer du sein, mais la peur d'une récidive de cette maladie hante toujours son esprit. Assez bien entourée, elle va refaire surface peu à peu et prendre conscience que l'amour peut encore toquer à sa porte...Son prétendant (Clovis) va devoir s'accrocher pour la séduire, quitte à la mettre parfois en difficulté. Parallèlement, elle va faire la connaissance d'une professeur de danse aux méthodes originales qui parvient à redonner aux femmes la confiance qui leur manque.

     

    Florence Foresti, transfigurée, nous montre ici une toute autre facette d'elle même, dans un rôle qui s'annonçait plutôt très délicat à interpréter pour elle en tant que pivot de cette comédie dramatique (!). A contre-emploi, elle s'en sort plutôt pas mal et démontre de belles dispositions d'actrice.

    Mathieu Kassovitz (Clovis) assure son rôle de trublion du coeur avec justesse et Nicole Garcia est relativement à l'aise dans son personnage exubérant, entre gourou et prof de danse.

    Côté négatif, j'ai relevé que les dialogues m'ont semblé trop souvent insipides et/ou peu constructifs pour l'histoire. C'est là, à mon avis, que cette comédie perd beaucoup de son attrait, alors que quelques belles joutes verbales pointent pourtant le bout de leur nez dès le début du film.

    En fin de compte, mon appréciation sera plutôt positive sur cette comédie dont le sujet, assez grave (le cancer), a été abordé avec une délicatesse infinie, une très légère pointe d'humour et une foi inébranlable dans l'humanité.

      

     

                                                          MA NOTE GENERALE : 6,5/10

     


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  • Victoria - 2016

     

    Crédit Photo : France 2 cinéma, Ecce Films, CNC, Canal +, Ciné +, France télévisions, Cinémage 10

     

    Le pitch : Victoria Spick, avocate spécialisée dans les affaires pénales, est invitée dans un mariage où une tentative de meurtre est perpétrée. Parallèlement, elle embauche l'un de ses anciens clients comme garçon au pair... A la suite de ces événements, sa vie va prendre une tournure plutôt chaotique.

     

    Bordélique, tel est le qualificatif qui me vient à l'esprit après avoir visionné ce film. Ici, rien n'est jamais très clair et le désordre présent dans la tête de Victoria se répand comme une traînée de poudre dans un scénario qui se borne à la suivre dans sa vie courante ou à résumer quelques uns de ses errements du passé.

    L'indécision chronique de Victoria en devient parfois profondément agaçante. Ce travers est d'autant plus visible qu'elle accapare les caméras, ne laissant que trop peu de place aux personnages secondaires. 

    De manière constante, Victoria, éternellement fragile, tâtonne dans chaque partie de son existence et ne sait jamais à quel saint se vouer.

    Néanmoins, Virginie Efira (qui interprète Victoria) est suffisamment brillante et persuasive pour nous faire digérer une pilule qui aurait pu être bien amère sans sa prestance et quelques situations cocasses.

    Un film aux penchants intimistes assumés, assez conventionnel et qui nous fait découvrir  la vie d'une femme constamment sur le fil du rasoir entre vie privé, vie sentimentale et vie professionnelle. 

     

    MA NOTE GENERALE  : 5,5/10


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    Before I Fall

    Crédit photo : Awesomeness Films, Jon Shestack Productions

     

    Résumé : Samantha Kingston est une jeune fille qui s'aperçoit qu'elle va devoir constamment revivre le dernier jour de sa vie sans savoir vraiment pourquoi ...

     

    Après un début irritant dû à l'exposition plein phare de certains mauvais aspects de la vie adolescente (gamineries, futilités), le film prend réellement son envol et parvient même à atteindre une toute autre dimension, plutôt d'ordre spirituelle/philosophique.

    Samantha est constamment en proie au doute et nous emporte dans son tourbillon d'interrogations. Que doit-elle faire exactement pour que cette journée change vraiment ? peut-elle réellement changer le cours de son destin comme celui des autres ? que pourrait-elle faire de meilleur si elle est perpétuellement condamnée à mourir ?

    Le message porté par ce film est simple, sensibilisateur et surtout très cohérent d'un point de vue strictement scénaristique. A n'en pas douter, le chemin de croix de Samantha éveillera les consciences en véhiculant de très belles valeurs... Côté interprétations ou bande sonore, tout se tient à merveille et il n y a rien à redire.

    "Un jour sans fin" (1993) a peut être trouvé son digne successeur sur son étagère poussiéreuse, mais il est vrai qu'il attendait depuis fort longtemps...

     

                                                                   MA NOTE GENERALE : 7/10

     

     


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  • "A Cure for Wellness" (ou A cure for life) - 2017

    Crédit photo : regency enterprises

     

     

    Résumé :  Lockart est un jeune cadre aux dents longues qui ne vit que pour sa société de gestion de patrimoine. Le conseil d'administration de cette société va lui confier une mission capitale : retrouver coûte que coûte l'un de ses dirigeants (Pembroke) qui se trouve en Suisse, au sein dans un étrange complexe thermal où il semble avoir perdu la tête. En effet, la signature de Pembroke est obligatoire pour un certain nombre de documents administratifs importants. Seulement voilà, la mission de Lockart va prendre une tournure inattendue lorsqu'il va arriver sur place et découvrir le mystérieux traitement que l'on administre aux curistes...

     

    Un scénario envoûtant dès le départ mais qui divague progressivement au point de devenir incompréhensible au bout de 2h00. (le film dure 2h26mn). J'ai ressenti comme un immense gâchis du fait de cette totale sortie de route scénaristique.

    Malgré cela, tout est loin d'être à jeter dans cette oeuvre dont les deux premières heures sont vraiment attrayantes avec des cadrages particulièrement soignés qui mettent surtout en valeur les Alpes Suisses et cet étrange complexe thermal aux allures de forteresse.

    L'atmosphère, inquiétante et gothique, permet à notre imagination de travailler à souhait sur ce que pourrait être "le final". Quelques scènes horrifiques feront certainement tourner de l'oeil aux plus sensibles sans que cela soit vraiment récurrent, l'accent étant plutôt mis sur la psychologie. 

     

    MA NOTE GENERALE : 6/10


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  • The Jane doe identity, l'autopsie de Jane Doe

     

    Crédit Photo : 42, IM Global, Impostor Pictures

     

    L'histoire : Au sous-sol d'une maison où plusieurs meurtres ont été commis, les inspecteurs de police découvrent le cadavre d'une femme complètement nue, cadavre à moitié enterré... Comme ils ne parvienne pas à l'identifier, ils lui attribuent une identité : elle s'appellera Jane Doe. Pour les besoins de l'enquête, Cette dépouille est confiée à Tommy Tilden et son fils Austin, médecins-légistes, afin qu'ils procèdent à une autopsie. Mais ce qui ne devait être qu'un banal examen va tourner au cauchemar après bien des découvertes étranges.

     

    Un film d'horreur "à l'ancienne", où tout repose sur la suggestion, l'atmosphère morbide savamment entretenue dans un lieu propice (morgue/crématorium), cet endroit glauque où les médecins-légistes ont l'habitude de "faire parler" les corps qui leur sont livrés par la grâce de la médecine légale.

    Amateurs d'effets spéciaux et de scènes extrêmement sanguinolentes, passez votre chemin, votre déception sera immense. Cette histoire surnaturelle est plutôt destinée aux puristes du genre, à ceux qui veulent renouer en toute simplicité avec l'approche purement psychologique d'un film d'horreur.

    Avec ses fondations scénaristiques solides, The Jane Doe Identity (ou The Autopsy of Jane Doe), réussit plutôt bien son objectif : faire monter crescendo l'angoisse.

    Les seuls bémols résident dans ce souci (presque permanent) de ne jamais trop en faire, en mettant le paquet sur la bande sonore (très bonne) et la réaction émotionnelle des personnages...Des personnages, qui, cela dit en passant, me semble bien peu trop nombreux. (mais aurait-il pu en être autrement dans une morgue ?).

    Pour synthétiser, un huis clos "old school" de bonne facture qui m'a laissé un peu sur ma faim.

     

    MA NOTE GLOBALE : 6,5/10 

     


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