• Faut pas lui dire

     

    Crédit Photo : entre Chien et Loup

     

    Laura, Eve, Anouch et Yaël sont quatre cousines qui s'apprécient, se voient souvent et partagent beaucoup de points en commun, notamment le fait d'avoir des vies sentimentales tumultueuses. Yael est sur le point de se marier, tous les préparatifs sont en cours, mais ses trois cousines découvrent l'impensable : l'homme qu'elle est sur le point d'épouser vit parallèlement une idylle avec un homme !...A l'unanimité et pour ne pas gâcher son mariage, elles décident de ne pas lui en parler, d'où le titre du film...

     

    Une comédie "gentillette" nantie de quelques éclats scénaristiques ici et là, et qui représente un divertissement convenable, ni plus ni moins. Un film qui tire essentiellement du charme de ses différentes actrices (Jenifer Bartoli, Camille Chamoux, Stéphanie Crayencour, Tania, Garbarski), laissant très peu de places aux acteurs masculins pour s'exprimer.

    La complicité de ce quatuor féminin semble quand même fortement surjouée, tant les différences de caractère sont impressionnantes au sein de ce groupe humain. 

    Il n'en demeure pas moins que les portraits de ces femmes sont relativement touchants dans cette quête éperdue de l'homme idéal, quête qu'elles mènent parfois en parallèle d'une vie professionnelle chargée. 

    Tout au long du film, le bon esprit est de rigueur et l'humour pousse assez souvent dans le terrain du grivois (venant de femmes, c'est toujours surprenant  !). Pour le public difficile, le sourire  est souvent de mise à défaut de rire à gorge déployée, ce qui est quand même décevant pour une comédie.

     

     MA NOTE GENERALE : 5/10

     


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  • Premier contact

    Crédit Photos et vidéos :

    FilmNation Entertainment21, Laps Entertainment, Lava Bear Films

     

    Le pitch : sans crier gare, des dizaines de vaisseaux spatiaux extraterrestres de forme ovoïde se placent en position stationnaire en plusieurs endroits du globe. Il faut le reconnaître, côté effets spéciaux, les producteurs ont mis le paquet pour nos beaux yeux :

    Premier contact

     

    Nul ne sait ce que ces êtres étranges sont venus chercher ici bas...Leurs intentions sont elles hostiles ? ont-ils un message particulier à délivrer ?

    Pour tenter de décrypter les communications de ces créatures, l'armée américaine fait appel à une linguiste extrêmement réputée dans son domaine. Avec son équipe et en coordination permanente avec les militaires, cette dernière va travailler d'arrache pied pour décoder ces messages extraterrestres d'une complexité extrême...

    Ci-dessous, notre linguiste en mode "moi vouloir parler toi".

    Premier contact

    Un film de science fiction empreint de poésie, loin de l'archétype sur les petits bonhommes verts et leurs soucoupes volantes. Une oeuvre quand même beaucoup trop longue (près de 2h00) qui nous invite à nous interroger sur notre place dans l'univers et qui mérite largement d'être vue.

    On aime :

    - l'anticonformisme de l'oeuvre en matière de SF

    - les effets spéciaux

    - le jeu des acteurs

    - l'aspect poétique de certaines scènes

    On aime pas :

    - Une fin inattendue qui peut être vue comme "un flop"

    - le manque d'action, de rebondissements

    - les interrogations métaphysiques du personnage principal et la musique lancinante

     

                                            MA NOTE GENERALE 6,5/10


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    Angle Mort (2017)

    Crédit photo : Entre chiens et loups

     

    Le commissaire de police Jan Verbeeck a servi toute sa vie dans une brigade des stupéfiants en Belgique. En Flandre, il jouit d'une réputation sans faille et son charisme est incontestable. Démissionnaire de la police, il a prévu de s'engager politiquement dans un parti nationaliste en pleine ascension électorale. Alors que sa démission est déjà prévue et qu'il ne lui reste plus que quelques heures à exercer officiellement ses fonctions de commissaire, des membres de son équipe lui propose d'arrêter un malfrat après lequel il court depuis des années...Ce baroud d'honneur va avoir des conséquences imprévues sur sa vie privée et son futur politique. 

     

    Cette production belge nous propose de nous pencher sur les relations parfois ambiguës entre les forces de l'ordre et les partis nationalistes. Un film qui n'est pas inintéressant, et ce pour au moins trois raisons.

    La première, c'est qu'il est difficile de ne pas faire un parallèle avec un parti politique en Belgique en particulier, le parti indépendantiste flamand "Vlaamsbelang" dont l'audience électorale n'est pas anodine.

    Deuxièmement, les relations entre forces de l'ordre et les partis nationalistes ont rarement été des thèmes de films ou de documentaires. C'est dommageable, car de temps en temps, ces relations sont sulfureuses (voir cette affaire en Grèce) et pourraient être des sources de scénarios captivants.

    Dernier point d'intérêt, et non des moindres, notre commissaire de police entraîne dans son aventure politique son bras droit d'origine marocaine, ce qui nous amène à nous interroger sur le quotidien de ces personnes qui constituent de véritables alibis contre les procès en xénophobie.

    Sous un angle strictement scénaristique, il y aurait beaucoup à dire mais "le boulot est fait" à peu près correctement. Ce commissaire qui vire à droite toute autant par lassitude que par conviction est suffisamment mystérieux et charismatique pour être digne d'intérêt, du moins au départ...

    Ensuite, ce fragile édifice cinématographique s'effrite peu à peu et nous rappelle malheureusement trop vite son aspect extraordinaire. Ses errements ? noirceur et violences inutiles, dialogues trop peu nourris de réflexions intéressantes, coulisses du parti politique à peine effleurées...Si j'ai suivi facilement le raisonnement de ce polar, j'ai eu le sentiment de quelque chose d'assez inabouti et dont le message délivré n'était pas très clair.

     

    MA NOTE GENERALE : 5/10


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    Crédit vidéo : Walt Disney pictures, Jery Bruckheimer Films

     

     

    Le légendaire capitaine pirate Jack Sparrow n'est plus que l'ombre de lui même, réduit à tenter quelques coups foireux dans une île britannique. Son équipage finit par le lâcher au terme d'une énième tentative pour réhabiliter sa réputation, le condamnant quasiment à l'exécution pour piraterie. La carrière de pirate de Jack Sparrow n'est cependant pas finie pour autant : il est recherché par de nombreuses personnes pour des raisons très diverses...

    Le capitaine Salazar, mort-vivant avec son équipage, cherche à se venger de lui coûte que coûte, alors que parallèlement, un jeune marin (Henry) et une astronome douée (Carina) forment une alliance improbable pour solliciter son aide, à la recherche d'une arme redoutable : le trident de Poséidon.

    Ayant quasiment tout perdu, Jack va devoir écumer les mers avec ceux qui lui sont restés fidèles à bord d'un minable rafiot (le Dying Gull) dans l'espoir de mettre la main sur ce trident, le seul objet sur Terre capable de restaurer sa grandeur passée et de rendre tous les rêves réalisables... 

     

    Ce blockbuster promettait beaucoup. Et forcément, une fois les rideaux tombés, le verdict tombe, souvent implacable malgré le budget et l'énergie consacrée. Que dire ? que je suis sorti de cette séance de cinéma avec l'impression d'en avoir pour mon argent, sans plus. Je n'ai pas été particulièrement emballé, sauf peut être pendant la première demi-heure, où j'avais l'espoir d'un renouveau pour la saga.

    Malheureusement, au bout d'une demi-heure de projection, le soufflé est retombé aussitôt, laissant place, au mieux, à des sourires, mais plus souvent, à de l'impatience. J'ai eu la sensation d'avoir une overdose d'effets spéciaux (ébouriffants, quand même, il faut le reconnaître), de rebondissements (trop souvent malvenus) et d'action (jusqu'à plus soif), le tout agrémenté par des dialogues très pauvres. Résultat : je suis quand même resté assis sur mon siège jusqu'à la fin, mais avec un arrière goût d'inachevé dans la bouche.

    L'humour m'a semblé être fidèle à la série (peut être trop prévisible), la bande sonore est restée identique (bon, dieu, boucaniers, qu'attendez-vous pour la changer ?), les décors ont été poussés jusqu'au féerique, mais rien n'y a fait, je n'en garderai pas un souvenir impérissable.

    Mais tonnerre de Brest, qu'aurait-il fallu de plus ? un soupçon de calme supplémentaire et de poésie n'aurait pas été superflu dans ce monde où tout va très (et trop ?) vite. A trop vouloir surprendre le spectateur, les effets spéciaux et l'action semblent avoir pris le pas sur le scénario, piétinant au passage des agrégats essentiels comme la psychologie, la profondeur des dialogues ou la qualité de l'humour.

    Qu'à cela ne tienne, matelots, l'opus est resté fidèle à l'esprit de la saga, le ton est à la légèreté, à la fourberie, et au rhum qui coule à flots !. Manifestement, petits et grands ont été conquis dans ma salle, alors au diable la qualité des ficelles utilisées. smile

     

    MA NOTE 6,5/10


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  • Lavender

    Lavender est un thriller avec la pulpeuse Abbie Cornish dans le rôle principal. L'histoire commence en 1985, dans une ferme américaine...Le temps semble s'être figé à l'intérieur de cette habitation où trois corps sans vie ont été retrouvés. Les policiers qui sont chargés du travail d'investigation retrouvent une fillette prostrée dans un coin de la demeure. 25 ans plus tard, une photographe (Jane) passionnée par les vieilles maisons tente de renouer avec un passé qui lui est complètement inconnu...

     

    Une belle production, sans fioritures...L'histoire en elle même est suffisamment poignante et étrange pour que l'on trouve l'envie de poursuivre l'aventure jusqu'au bout. 

    Quelques défauts majeurs à signaler, surtout du côté de la bande sonore (trop stridente à mon goût quand il s'agit de faire monter le stress chez le téléspectateur) ou des dialogues (simplistes et/ou parfois sans explications rationnelles). Ne cherchez pas non plus les effets spéciaux ou les scènes spectaculaires, aux abonnés absents. 

    Malgré ces imperfections notables, le suspens est habilement entretenu, les personnages sont crédibles, séduisants et très impliqués. Quant au scénario proprement dit, je retiens surtout sa capacité à entretenir le mystère et l'angoisse jusqu'au bouquet final.

     

    MA NOTE GLOBALE : 6/10

     

     

     

     


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