• Chernobyl (série, 2019)

     

    Crédit photo et vidéo : HBO

     

     

    Résumé : une reconstitution de l'histoire de la catastrophe de Tchernobyl qui s'est produite le 26/04/86, de l'explosion du coeur du réacteur aux répercussions au sein de l'URSS.

     

    Une oeuvre que je qualifierai de vertigineuse. Vertigineuse par le sujet qu'elle traite, manifestement encore hautement sensible aujourd'hui.

    Vertigineuse aussi par les efforts consentis pour recréer cette atmosphère d'une gravité exceptionnelle, de la salle des commandes de la centrale nucléaire aux plus hautes autorités soviétiques.

    Et enfin, vertigineuse pour la qualité de ses interprétations, pour la reconstitution des décors de l'époque, pour sa bande sonore dont peu d'équivalents sont aussi générateurs d'angoisses.

    Regarder cette série, c'est aussi accepter sciemment quelque chose qui peut, potentiellement, être très lourd à porter émotionnellement parlant. Certains ne supporteront peut être pas la rudesse de certaines scènes, et préféreront ne regarder qu'un seul épisode à la fois.

    Chernobyl, c'est un petit peu comme si l'on se soignait péniblement avec un médicament amer : il nous faut notre dose mais la potion est délicate à avaler.

    Le plus dur à accepter est sans doute le fait que tout cela ait pu exister un jour, même si certains pans entiers de cette histoire sont toujours encore contestés aujourd'hui par les autorités russes, en passe de lancer une contre série prochainement. (voir ici)

    Toutes les vérités ne sont jamais bonnes à dire ou à diffuser, c'est évident. Peu importe ce qui peut être vrai ou faux, au fond, car Chernobyl casse les codes des catastrophes traditionnelles. Peu importe également si l'on connait déjà la fin de l'histoire, tant de sacrifices humains ne pouvant jamais être oubliés.

     

     MA NOTE GENERALE : 8/10

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  • Enquêtes codées (série, 2012)

    Crédit photo et Vidéo : NETFLIX, ITV, STV, UTV

     

    Résumé : Pendant la seconde guerre mondiale, quatre femmes travaillant pour le gouvernement britannique parviennent à percer le mystère des messages cryptés allemands, permettant aux alliés d'avoir une longueur d'avance. Alors que chacune d'entre elle a refait sa vie sept ans après la fin de la guerre, leur ancienne chef de bureau, éconduite par les services de police, leur propose de collaborer pour résoudre des enquêtes criminelles.

     

    Pas d'effusion de sang inutile, de tueurs barbares ou de méthodes expéditives du côté "des justes" (ou des "bons", au choix), cela change beaucoup d'autres séries relatives elles aussi à des enquêtes criminelles.

    Ce quatuor de drôles de dames opère avec des méthodes artisanales (cartes, clés de chiffrement, stylos et feuilles de papier) et avec douceur, n'hésitant pas à user de subterfuges divers et variés (séduction, supercherie) pour parvenir à leurs fins.

    En se heurtant à certains aspects illégaux de leurs enquêtes, ces femmes courageuses sont obligées de s'adapter dans une époque, où, faut il le rappeler, le pouvoir appartient souvent aux hommes.

    Elles en apprennent ainsi beaucoup sur la nature humaine, sur leurs capacités de résistance au stress ou encore sur les méthodes (parfois discutables) de la police de sa royale majesté.

    C'est léger, propre, particulièrement bien interprété et très singulier. Et cela semble particulièrement adapté à un public féminin tant les hommes n'y occupent que des rôles secondaires.

     

    MA NOTE GENERALE (Saison 1 et 2) : 6/10 

     

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    Deux jours à tuer (film, 2008)

    Crédit Photo et vidéo : Studio Canal

     

    Résumé : Antoine est un quadra qui mène une vie plutôt heureuse. Du jour au lendemain, il plaque son travail et change radicalement de comportement vis à vis de sa famille et de ses amis, devenant systématiquement blessant. Personne n'explique ce changement brutal...

     

    Un Albert Dupontel des grands jours dans son interprétation de cet homme devenu subitement cassant qui perd complètement les pédales sans aucune raison.

    Les premières scènes prêtent à sourire ou à rire, en particulier celles qui se déroulent dans le milieu professionnel d'Antoine.

    La suite devient grisonnante puis largement teintée de sombre, laissant s'installer le malaise dans la vie familiale d'Antoine : plus rien n'a de saveur et tout est prétexte à l'offense gratuite, souvent jusqu'au point de non retour.

    Le parcours d'un homme brisé se dessine peu à peu sous nos yeux effarés, sans que l'on puisse précisément cerner ce qui est à l'origine de ce phénomène. 

    Si l'histoire d'Antoine présente bien des côtés noirâtres, le scénario la sublime avec une force rare.

     

    MA NOTE GENERALE : 8,5/10

     

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  • L'usurpateur (The Captain, 2017)

     Crédit Photo et Vidéo : Film Galerie 451

     

    Résumé : 1945. L'Allemagne nazie est en pleine débâcle. Un jeune soldat allemand égaré s'empare de l'uniforme d'un capitaine de la Lutwaffe et le revêt. Sous ce nouvel habit de lumière, il se sent intouchable et se fait appeler "Capitaine Harold", recrutant des hommes ici et là et se chargeant de missions imaginées de toutes pièces destinées à satisfaire ses pulsions sadiques et sa soif de pouvoir. Tiré de l'histoire vraie de Willi Herold (voir ici)

     

    L'usage généralisé du noir et blanc fait froid dans le dos et donne des airs de documentaire à ce film. 

    Beaucoup d'aspects de ce dernier (manière de filmer, les caractéristiques des personnages, grandiloquence des dialogues) auraient très bien pu émaner d'un certain Quentin Tarantino... En particulier ce côté précieux de certains personnages de haut rang et cette pointe de cynisme ou d'humour noir qu'il a l'habitude de distiller dans ses répliques.

    C'est une histoire stupéfiante et horrifiante à la fois. Stupéfiante parce que le récit démontre à quel point notre homme a su berner tout son monde sans jamais avoir été inquiété. 

    Horrifiante quand il prend le commandement d'un camp de déserteurs allemands et fait du zèle, ordonnant inutilement des massacres de prisonniers sans aucun remords. 

    Dans le rôle principal du monstre froid et manipulateur, l'acteur Max Hubacher (Harold) est estomaquant par sa présence et ses mimiques à l'écran.

    L'atmosphère est souvent étouffante au possible, le chaos de la débâche allemande n'apparaissant que très lointain pendant une bonne partie du film. La vie des prisonniers ne tient souvent qu'à un seul fil et ils se voient parfois confrontés à des dilemmes par leurs geôliers. 

    Un produit cinématographique de tout premier plan, aussi glaçant qu'un vent de Sibérie.

     

    MA NOTE FINALE : 8/10

     

     

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  • Dead to Me (série, 2019)

    Crédit Photo et vidéo : NETFLIX

     

    Résumé : Jean est une femme d'une quarantaine d'années qui accuse le coup après que son mari ait été tué par un chauffard qui a pris la fuite une fois son forfait commis. Elle tente coûte que coûte de retrouver cet assassin et de reconstruire une vie familiale avec son garçon. Lors d'un groupe de parole réservé aux personnes endeuillées, elle fait la connaissance de Judy, qui va devenir sa meilleure amie mais cache bien des secrets...

     

    Tout est assez bien réfléchi dans cette série, dont le scénario est d'une limpidité rare.

    En filigrane, l'enquête sur le meurtre du mari de Jean incite fortement à la poursuite de chaque épisode.

    Seul un groupe très restreint de personnages (se comptant sur les doigts d'une seule main) prend activement part au déroulement du scénario.

    Les états d'âme de ces personnages (en particulier ceux de Jain et Judy) nourrissent perpétuellement des dialogues simples, crédibles et tranchants, dont certains ne sont pas sans rappeler, par leur désinvolture, ceux de Desperate Housewifes. (Série, 2004).

    Les cadrages, les performances de deux actrices principales ou encore les décors ont tendance à élever l'ensemble bien au delà de la série B, même si les amateurs d'action n'y trouveront jamais leur compte.

    C'est plutôt sobre, assurément féministe et naturellement porté sur la complexité des rapports humains.

     

    MA NOTE GENERALE (saison 1) : 6/10

     

     

     

     

     

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