• La femme qui habitait en face de la fille à la fenêtre (série, 2022)

    Elle est là, fraîche, et sent la rosée du matin (ou le rosé du matin en référence à l'héroïne de la série ?). Goutez à ma critique cinématographique de "La femme qui habitait en face de la fille à la fenêtre" (série, 2022) 

     

    La femme qui habitait en face de la fille à la fenêtre (série, 2022)

    Crédit photo et vidéo : Netflix

     

    Un sujet ressassé ces derniers temps

     

    Une femme alcoolique, cloitrée chez elle, qui souffre d'une phobie et qui pense avoir assisté un meurtre...Cela ne vous rappelle rien ? normalement, cela devrait vous évoquer "la femme à la fenêtre" (film, 2021). Le titre autant que le scénario représentent sûrement un clin d'oeil au film précité, cela saute aux yeux. Mais pourquoi diable avoir voulu reprendre les grandes lignes d'un film souvent jugé médiocre ? 

    La femme qui habitait en face de la fille à la fenêtre (série, 2022)

     

     

    Un vague parfum de "Desperate Housewive"

     

    La femme qui habitait en face de la fille à la fenêtre (série, 2022) La série débute dans un cadre qui n'a rien à envier à celui des mythiques héroïnes de Desperate Housewive. Anna vit dans une maison d'une petite cité pavillonnaire américaine, endroit paisible par excellence. 

    Anna a un petit penchant pour la bouteille (hic !), et en particulier pour le vin rouge...Breuvage qu'elle se sert quotidiennement à grandes rasades quotidiennes. Elle agrémente ce penchant pour l'alcool de quelques médicaments (probablement contre l'anxiété ?).

    L'histoire perd déjà en crédibilité avec le physique de l'actrice choisie pour incarner le personnage principal. Car Kristen Bell, il faut bien l'avouer, n'a pas du tout le physique de l'emploi...(jugez-en par vous même, ici à droite). Pourquoi l'avoir sélectionnée pour ce rôle ou au moins ne pas l'avoir grimée en conséquence ? mystère.

     

    Nous avons donc affaire à une fringante et charmante alcoolique, systématiquement maquillée et relativement élégante. Une espèce rarissime du genre, en quelque sorte, qui entre deux gorgées, prend sûrement le soin de s'entretenir physiquement. Ajoutons à cela qu'elle ne titube jamais et parait toujours fraîche comme un gardon. (sourires).

     

    Un thriller comportant quelques grosses maladresses

     

    Comme Anna manque un peu de crédibilité, l'ambiance de thriller prend difficilement. Et lorsque cette atmosphère parvient enfin à être installée, elle retombe parfois de haut avec des bourdes scénaristiques magistrales. En témoigne ce surnom ridicule choisi pour le tueur cannibale responsable de la mort de la fille d'Anna. ("Mike le massacreur").

    Si c'est de l'autodérision, le moment est mal choisi. Au mieux, c'est de l'humour noir de caniveau, au pire, c'est un déraillement complet du scénario vers l'autodérision...Dans tous les cas, pour moi, l'intérêt décline et la série se décrédibilise grandement. Un tout autre style d'humour et un autre moment pour le faire jaillir aurait sûrement été plus opportun.

     

    Un final...Qui boit la tasse.

     

    La grande implication de Kristen Bell dans son rôle peut permettre de tenir jusqu'à la fin. L'essentiel est sauf car l'intrigue est préservée, mais là encore avec beaucoup de difficultés...Car ce qui est désagréable, c'est que la série se cherche constamment une identité, entre scary movie et parodie.

    Fort heureusement, les personnages secondaires tiennent assez bien "le pavé" devant la caméra, si je puis m'exprimer ainsi.  Le format des épisodes (30 minutes maximum, ce qui est assez rare) invite aussi à une certaine mansuétude. 

    Lorsque vient le final, le spectateur exigeant pourra le trouver absolument invraisemblable... Et cela fut mon cas.

     

    MA NOTE GENERALE : 4,5/10  

     

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