•  Tristesse Club (film, 2014)

     Crédit Photo et vidéo : Kazak Productions, 2L Productions, Rhône Alpes Cinéma, Canal +, Ciné +

     

     Résumé : Léo et Bruno sont deux frères qui se voient contraints de retourner dans leur ville natale pour assister aux funérailles de leur père. A cet endroit, ils font la rencontre d'une femme qui prétend être leur demi-soeur...

     

    Tristesse Club est l'une des toutes premières oeuvres du scénariste et réalisateur Vincent Mariette, dont vous pouvez consulter la courte filmographie ici.

    Pour ce premier film, Vincent Mariette a choisi de nous entraîner dans les secrets d'une famille complètement désunie et en proie au doute au sujet de la disparition de la figure paternelle.

    L'acteur Laurent Laffite-dont les talents de comédien ne sont plus à prouver-interprète une ancien gloire du tennis devenu bourrue, asociale et en pleine dérive sentimentale et financière. 

    Ses deux acolytes (l'actrice Ludivine Sagnier et Vincent Macaigne) lui donnent le change pour l'essentiel des répliques, souvent débordantes de franchise.

    Le caractère naturel des personnages et le scénario limpide permettent de rendre certaines situations vraiment croustillantes à l'écran, notamment grâce à la présence de Vincent Macaigne, impayable dans son rôle de type emprunté et mal à l'aise avec les femmes.

    Il y'a aussi un petit aspect bucolique assez délectable visuellement dans cette escapade improvisée.

    Le titre du film peut malheureusement en rebuter plus d'un ou inciter à la prudence, mais il ne faut pas s'y fier : Tristesse Club, bien que bénéficiant manifestement de moyens limités, est un met cinématographique relativement savoureux qui nous fera souvent sourire et réfléchir sur le sens du mot famille.

     

    MA NOTE GENERALE : 6/10

      

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    Wounds (film, 2019)

    Crédit Photo et Vidéo : Annapurna Pictures, Two/Two Pïctures, AZA Films

     

    Résumé : Barmaid, Will ramasse un portable égaré après une bagarre dans son bar. Il emmène le portable avec lui, et reçoit dans la nuit des textos qui évoquent un mystérieux tunnel et un livre maudit. 

      

    La découverte de ce téléphone portable et les conséquences qui en découlent attisent énormément la curiosité. Le spectateur s'attend à ce que la vérité éclate à un moment ou l'autre comme un baril de poudre...Mais en lieu et place d'une belle explosion cinématographique en guise de final, le résultat est celui d'un pétard mouillé.

    Cet échec n'est pas à mettre sur le dos des acteurs, qui sont d'ailleurs tous assez engagés, ni à chercher du côté des dialogues (acceptables) ou encore d'autres détails d'aspects visuels.   

    C'est principalement le scénario, et dans une moindre mesure le script, qui déçoivent considérablement et douchent complètement les derniers espoirs d'un clap de fin cohérent. 

    A un moment donné du scénario, situé environ à la moitié du film, un tournant radical s'opère. On se retrouve alors littéralement coincé dans un récit du genre fantastique/horreur complètement foutraque, où l'on ne distingue plus du tout la frontière entre réalité et vrai cauchemar (c'est à dire cauchemar sans queue ni tête). 

    Les seule portes de sortie pour nous, pauvres spectateurs, se résument soudainement à deux options binaires :  interrompre brutalement la projection ou poursuivre en s'interrogeant continuellement sur la santé mentale du personnage principal... Jusqu'à l'épilogue, invraisemblable, qui nous laisse encore plus désemparé.

     

    MA NOTE GENERALE 3,5/10

     

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    Aujourd’hui, j’accueille la comédienne, réalisatrice et scénariste Marion Denivan, qui s’est fait connaître sur le grand écran par des courts métrages (Beyonds The limits, une vie de chien), par des web-séries (Eleris, Warren Flamel), des longs-métrages (comme Piroulet), sans oublier ses apparitions sur les planches (dernièrement, elle était à l’affiche de la pièce «problème interne» au Théâtre du gouvernail à Paris).

     

    Bonjour Marion, bienvenue sur mon blog ciné !

     

     

     

    Tout d’abord, je tenais à te remercier du fond du coeur pour ton invitation au théâtre que j’ai dû décliner, la faute à un planning chargé ! Comment en-est tu venue à jouer dans cette pièce ? Pourrais-tu nous la dépeindre ? Quels souvenirs en gardes-tu ?

     

     

    Ce sont mes amis Roxane Tessier et Guillaume Maxime qui ont écrit la pièce ensemble et m’ont proposé de faire partie du projet. J’ai d'abord hésité car je suis plus attirée par le cinéma, puis j’ai finalement accepté avec joie et ne regrette en aucun cas ! C’est une pièce comique, déjantée, qui nous correspond à tous les 3.

     

    Voici le pitch:

    Alexandre, fils à papa fortuné, file la belle vie dans son appartement luxueux avec Claire et Mathilde. Invité à l’inauguration du nouveau yacht de son père: Le Yolanda, Alexandre est prié de venir accompagné d’une seule femme devant respecter à la lettre la charte familiale. Une guerre fantasque éclate alors pour savoir qui sera l’unique demoiselle au bras d’Alexandre.

     

    Nous l’avons joué 3 dates au théâtre du Gouvernail et ayant fait salle comble et au vu de l’engouement du public, nous avons été reprogrammés tous les mardis à 21h de janvier à mars. C'était merveilleux de partager ces 3 premières dates avec ce public ! J’ai hâte d’être en janvier pour continuer.

     

     

     

    Est-ce que tu comptes te reproduire sur les planches prochainement à Paris ou ailleurs ?

     

     

    J’ai anticipé la question ;)

     

    Oui, nous serons encore au théâtre du Gouvernail de janvier à mars les mardis à 21h.

     

    Nous avons aussi des tournées de prévues qu’on dévoilera très prochainement sur la page facebook de “Problème Interne”: https://www.facebook.com/problemeinternelapiece/

     

    Vous pouvez aussi avoir plus de renseignements sur le site de la troupe du Lalala: https://www.latroupedulalala.com

     

     

     

    J’ai vu un court-métrage (ndlr, «Une vie de chien», ci-dessous en intégralité), dans lequel tu campes le rôle d’une SDF qui vagabonde avec son chien comme seul compagnon. Est-ce que tu as d’autres projets cinématographiques en cours actuellement ou dans un avenir proche ?

     

    J’ai écrit plusieurs courts-métrages, je cherche des productions pour le moment.

     

    Je viens de finir de jouer dans un court qui s’intitule “Les grands doivent parler” qui est en cours de montage, il sortira très bientôt.

     

     

     

    En tant que scénariste ou réalisatrice, quel est le projet qui te tient le plus à coeur ? Quels sont les barrières qui pourraient t’empêcher de concrétiser ce(s) projet(s) ?

     

     

     

    Il y a plusieurs projets qui me tiennent à coeur mais je tiens à trouver une production pour que toute mon équipe soit rémunérée, c’est une des barrières qui me bloque un peu pour le moment. Mais j’y crois !! Les deux premiers projets susceptibles de se concrétiser son deux courts-métrages dont un humoriste qui a pour cadre le paradis et l’autre plutôt dramatique qui s'intéresse aux répercussions de nos erreurs passées.

     

     

    Toujours dans la peau de la scénariste ou de la réalisatrice...Dans quel genre te sens-tu plus à l’aise et pourquoi ?

     

    J’ai toujours aimé les thrillers et films psychologiques (style Gone girl, L’homme idéal), je m’en inspire beaucoup. Je suis à l’aise dans ce genre de registre parce que j’aime ça tout simplement.

    Toutefois dans mes tiroirs, j’ai des projets de genres tout à fait différents.

     

     

     

    Au plaisir de te rencontrer, Marion, tu as quelque chose à ajouter ?

     

     

     

    Merci beaucoup de m’avoir permis de faire cette interview et au plaisir de te rencontrer (Peut être en janvier au théâtre du coup ?!)

    Pour mieux découvrir mon univers je vous invite à découvrir mon instagram: https://www.instagram.com/mariondenivan/

    et ma page facebook: https://www.facebook.com/marion.denivan/

    ainsi que ma bande démo en tant que comédienne: https://youtu.be/oL_V3r80ipo

     

    Belle journée à tous et à bientôt sur les planches ou au travers d’un écran.

     

    Bon courage pour la suite et merci de ton concours !

     

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  • Bad Banks (2018)

     

    Crédit Photo et Vidéo :  Letterbox, Iris Production, ZDF, Arte, NETFLIX 

     

    Résumé : Jana Liekam est une jeune femme promise à un bel avenir dans la finance. Licenciée d'une banque luxembourgeoise, elle est obligée d'aller travailler pour la concurrence allemande... et va prendre conscience de l'étendue de certaines malversations et du comportement peu scrupuleux de son milieu professionnel.       

     

    J'ai revu l'inénarrable "Loup de Wall Street" dernièrement, et j'avais déjà entamée cette série qui traite également du même sujet, mais sous un prisme un peu différend. 

    En l'espèce, l'intérêt est de suivre le parcours d'une jeune prodige de la finance, Jana Liekam, brusquement licenciée d'une grande banque luxembourgeoise, et prestement invitée à rebondir chez la concurrence allemande (Global Invest). 

    L'on retrouve ici une actrice plutôt méconnue et habituée des seconds rôles (Paula Beer, qui avait déjà fait une apparition dans "le chant du loup" dans le rôle de Diane) qui a su saisir l'opportunité idéale d'éclabousser cette production de tout l'étendue de son talent, jouant divinement la carte émotionnelle.

    Ambitieuse, ses ruses pour se soustraire à diverses pressions venant de toutes part m'ont évoqué un animal blessé nageant au beau milieu d'une meute de squales affamés.

    Chapeau bas aussi à l'acteur Barry Atsma (alias Gabriel Fenger, à l'extrême droite de la photo ci-dessous), supérieur de Jana, qui se distingue par son rayonnement naturel à l'écran. 

    Bad Banks (série, 2018)

    C'est instructif, polémique, sulfureux et parfois délicieusement décadent, quoi que l'on y comprenne à la finance.

    Après beaucoup d'atermoiements, une saison 2 verra finalement le jour (voir ici)...Et l'on ne peut que s'en féliciter.

     

     MA NOTE GENERALE : 7,5/10  

     

     

    NB : désolé pour la bande annonce, introuvable en VF ou VOST !

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  • Slasher (Série, 2016)

             Crédit Photo et Vidéo :  Shaftesbury Films, Super Chanell, Groupe TVA, NETFLIX 

     

    Résumé : De nombreuses années après que ses parents aient été assassinés par un meurtrier identifié par la police et placé derrière les barreaux, une jeune femme décide de revenir dans sa ville natale...Elle découvre avec stupeur qu'un autre meurtrier sévit de nouveau dans la ville...

     

    Le terme "Slasher" n'est pas traduisible en français. En anglais, il désignerait un tueur masqué dont les armes de prédilection seraient des lames ou des objets tranchants.

    Ceux qui connaissent leurs classiques dans les films d'horreur se souviennent sans doute de Scream. Le coeur serré, certains d'entre eux retrouveront sans doute certaines caractéristiques des opus de Scream dans Slasher.

    Pour ma part, n'ayant  plus qu'un vague souvenir des premiers opus, je m'abstiendrai de tout comparatif.

    Toujours est-il que la première saison de cette cuvée de "Slasher" est plutôt plaisante, pour ne pas dire assez addictive. J'ai vraiment aimé cette vague sensation d'effleurer "la série B" sans jamais y tomber vraiment...comme si le scénariste jouait de nos impressions et aimait délivrer autant de clins d'yeux narquois au public.

    Qui est le meurtrier, quel est son mobile, ces interrogations reviennent constamment sur la table et ce fameux scénariste a manifestement plus d'un tour dans son sac pour nous faire gamberger sur ces sujets.

    J'en suis actuellement à la saison 2, que je trouve encore meilleure que la première saison d'un point de vue qualitatif, et même si quelques aberrations subsistent (notamment dans le domaine de l'enquête judiciaire),  tout demeure aussi intrigant, d'autant que chaque saison redémarre complètement à zéro, avec un univers  complètement différent.  

    Gore sans être foncièrement malsaine car elle évite adroitement un certain "aspect esthétique" des meurtres et délaisse l'analyse de la psychologie du meurtrier au seul profit du suspens, cette série possède clairement les attributs nécessaires pour satisfaire les passionnés du genre thriller/horreur.

     

     MA NOTE GENERALE (saison 1) : 6,5/10 

     

     

     

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