•  Extremely Wicked, Shockingly Evil and Vile (film, 2019)

    Crédit Photo et vidéo : NETFLIX, COTA Films, Voltage Pictures, Third eye Motion Picture Company

     

    Résumé : Dans les années 70, un tueur en série sévit dans plusieurs états des Etats-Unis. Lorsque son petit-ami (Ted) est arrêté, Elizabeth Koepfler ne croit pas une seconde à sa culpabilité dans certains de ses meurtres. D'autant que son petit-ami se veut rassurant et clame haut et fort son innocence.  

     

    En tant qu'ancien fan inconditionnel de Dexter, je n'ai pas résisté à l'envie de voir quelques jours avant le documentaire "Ted Bundy, Autoportrait d'un tueur", pour me faire une opinion plus juste de ce film à qui je souhaitais laisser sa chance.

    Après coup, vint le visionnage de ce film. Je vous avoue que je n'en attendais pas quelque chose d'exceptionnel, refroidi par les critiques parfois virulentes que j'avais pu lire ici et là.

    Pour vous dire toute la vérité (et rien que la vérité, je le jure !), je m'attendais même à écourter sérieusement ce film dès la première demi-heure s'il ne parvenait pas à me convaincre.

    Plus les minutes passaient, et plus je me disais que cela était bigrement bien interprété, au point de tomber progressivement sous le charme de cette version cinématographique d'une tranche de la vie de Ted Bundy.

    Car oui, il s'agit bien d'une tranche, et celle-ci me parait quand même bien trop réduite. Il aurait certainement fallu tourner ce récit en plusieurs parties afin de montrer la singulière personnalité du tueur.  Le film fait ainsi l'impasse sur des éléments essentiels (comme son appartenance à une église mormone, par exemple) ou le fait qu'il se soit parfois infligé des régimes sévères pour perdre des kilos dans le but de s'évader...

    En lieu et place, le scénariste a préféré mettre sous les projecteurs la relation de Ted Bundy avec sa compagne (Elisabeth Koepfler) de son interpellation à son procès, n'accordant qu'un intérêt minime à ses multiples frasques et au retentissement médiatique de l'affaire. 

    Cette approche nettement trop succincte (qui suscite de multiples interrogations pour ceux qui ne connaissent pas l'histoire de ce tueur en série) finit par pénaliser lourdement ce film qui aurait pu, sans  nul doute, entrer dans la catégorie des oeuvres cinématographiques impérissables consacrées aux tueurs en série.

     

    MA NOTE GENERALE : 6,5/10 

     

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    22.11.63 (série, 2016)

    Crédit Photo et vidéo : HULU, Bad Robot Productions, Warner Bros

     

    Résumé : Professeur, Jake Epping mène une vie morne. Sa vie change le jour où son vieil ami Al Templeton lui dévoile l'existence d'un portail temporel qui permet de revenir en 1960. Al lui confie une mission qu'il ne peut plus exercer : remonter le temps afin de trouver un moyen d'empêcher le meurtre de JFK et ainsi transformer le présent en un monde meilleur. Le chemin sera bordé d'embûches...

     

     

    Encore une série ou un film avec un portail temporel ? oui, mais celui-là permet de remonter dans les années 60, et c'est bien tout ce qu'il permet, rien de plus. 

    En soit, c'est déjà pas si mal. Les films et les les séries grouillaient déjà de machines à voyager dans de multiples périodes du passé et du futur. 

    Le voyage temporel représente un filon inépuisable pour les productions cinématographiques de SF, et il sera sans doute toujours ainsi, en témoigne cette dernière production de NETFLIX,  (See You Yesterday)

    Néanmoins, il fallait impérativement une idée originale pour se démarquer des autres productions. Dans ce thème où brille toujours la légendaire saga de "Retour vers le Futur", d'autres séries récentes mais de qualité comme "si je ne t'avais pas rencontrée" (voir ici), ont fait depuis des apparitions assez remarquées dans le paysage cinématographique.

    Fort de ce constat, le roman de Stephen King (du même nom) basé sur l'assassinat de JFK constituait une bonne opportunité. Encore fallait-il ne pas la rater...

    Dès les premiers instants de cette production, l'on se prend facilement d'affection pour le personnage principal, incarné par l'acteur et mannequin James Franco (ci-dessous), qui se retrouve embringué dans une mission aussi surprenante que risquée.

    22.11.63 (série, 2016)

    La reproduction de la période des années 60 est conforme à l'idée que l'on s'en fait généralement, au point de s'y méprendre. Mais ce qu'il y'a de plus impressionnant, c'est le respect des éléments historiques de l'enquête sur l'un des assassinats politiques les plus connus du siècle dernier : tout, du choix des acteurs aux décors est réalisé avec un professionnalisme déconcertant.

    Des voyages dans le temps comme celui-là, l'on en redemande, d'autant que la mission s'accompagne d'une touche féminine non négligeable avec la présence de l'irrésistible Sarah Gadon. (ci-dessous)

    22.11.63 (série, 2016)

    En conclusion, 11.22.63 (titre original) s'avère être un plaisir pour les yeux, le coeur, et l'esprit.

     

    MA NOTE GENERALE : 7,5/10

     

     

     

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    Homecoming (série, 2018)

     Crédit photo et vidéo : Amazon Productions

     

    Résumé : Heidi Bergman est une thérapeute qui aidait des soldats à réintégrer la société pour le compte d'un établissement secret du gouvernement supervisé par un homme ambitieux et peu scrupuleux. Jusqu'à ce qu'elle décide de tout arrêter. Quatre ans plus tard, alors qu'elle vit avec sa mère et qu'elle travaille comme serveuse dans un bar de sa ville natale, un enquêteur du Département de la Défense vient à sa rencontre et lui pose une batterie de questions sur les circonstances de son départ. Elle se rend alors compte qu'une histoire bien plus profonde se cache derrière tout ça...

     

    L'actrice Julia Roberts (alias  Heidi Bergman) devenue serveuse sans explication rationnelle après avoir été psychologue dans un mystérieux centre de réhabilitation pour militaires américains, voilà le contexte initial.

    Vous en conviendrez peut être, la seule présence de cette actrice de renom constituait déjà gage de sérieux du casting, celle-ci n'ayant pas l'habitude de prêter ses talents à des navets.

    C'est peu dire que son physique, pourtant toujours aussi avantageux, n'est pas mis en valeur dans cette production : sans maquillage, pas spécialement bien coiffée et affublée de vêtements toujours sobres, elle perd énormément de son charme habituel à l'écran.

    Ceci étant, elle assume ce rôle majeur avec prestance et donne principalement la réplique à deux acteurs (Stephan James et Bobby Cannavale) très crédibles et assez prometteurs dans leurs interprétations respectives.

    Le trio est au coeur d'un scénario plutôt léché où les intrigues pleuvent et où la psychologie des personnages s'avère constamment déterminante. 

    Bien que rien ne puisse être qualifié d'éblouissant ou d'inoubliable dans cette série, elle représente néanmoins un bon divertissement de bout en bout, de par son format (30 mn maximum par épisode) et son côté "tout public". Il parait peu probable qu'une saison 2 voit le jour au vu du final.

     

    MA NOTE GENERALE : 6/10

     

     

     

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    Prometheus

    Crédit Photo et vidéo : Brandywine Productions, Scott Free Productions, Dune Entertainement

     

    Résumé :  Une équipe d’explorateurs découvre dans une grotte des peintures murales sur l’origine de l’humanité.Cette découverte les entraîne dans un voyage spatial grâce à lequel ils penses trouver l'origine de ces curieux messages.

     

    Des débuts encourageants avant que le scénario ne s'effiloche complètement dès la moitié du film, prélude  à un effondrement complet sur le final.

    Pourtant, tout partait du bon pied : l'idée de base du scénario (le postulat que l'homme est lui même d'origine extraterrestre) fait maintenant l'objet d'un consensus scientifique, le casting comprend quelques têtes d'affiche de première classe (Charlize Theron en tête), le tout est produit par Ridley Scott (auteur du somptueux Gladiator en 2000), excusez du peu.

    Passé l'heure de visionnage et même un peu avant, l'insouciance apparente de ces pionniers de l'espace devient clairement handicapante et les premiers soubresauts d'action font rejaillir les pires défauts des séries B de SF.

    Cette déliquescence se propage ensuite aux autres éléments du film, avec des dialogues qui perdent petit à petit en intérêt, des scènes d'action tellement peu plausibles qu'elles en deviennent ridicules, des personnages poursuivant des buts complètement surréalistes faisant preuve d'une naïveté sans borne.

    Les références (déplacées) à Alien et les exploits (pathétiques) de héros bravant une mort certaine en blaguant n'y feront rien : une bonne partie de ce film est gâché par le fait d'en faire trop au point d'être caricatural, ce qui n'est toutefois pas dérangeant pour les effets spéciaux.

     

    MA NOTE GENERALE : 4/10

     

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    Le goût des merveilles

    Crédit Photo et Vidéo : Pulsar Productions, Caméra One

     

     

    Synopsis : Depuis la mort de son mari, Louise se démène comme elle peut pour élever ses deux enfants et sauver son exploitation arboricole de la faillite. Un jour, elle percute en voiture un inconnu en rentrant chez elle. Louise découvre que cet inconnu a des comportements curieux dû au fait qu'il est atteint du syndrome d'asperger.

     

    Filmée au coeur de la Drôme, cette oeuvre porte bien son nom. L'histoire nait d'une banale rencontre impromptue entre Louise (Virginie Efira) et Pierre (Benjamin Lavernhe) dans un cadre bucolique.

    Le film aurait pu sombrer facilement dans quelques clichés, mais au lieu de ça, il séduit par l'esthétisme de ses cadrages et l'infinie délicatesse avec lequel il traite d'un sujet sensible (personnes atteintes du syndrome d'asperger).

    Virginie Efira et Benjamin Lavernhe forment un duo en symbiose parfaite, presque incandescent à l'écran tant la complicité se lit sur leurs visages. Un grand bravo à Benjamin Lavernhe s'impose pour son interprétation, de la trempe des autistes les plus illustres du cinéma, tel Rain Man ou encore Forrest Gump !.

    Sur beaucoup d'aspects scénaristiques que je ne peux aborder sans spoiler, ce film m'a évoqué "Jean de Florette" (1986) tant l'esprit paysan y plane constamment.

    L'écueil de la comédie sentimentale à l'eau de rose ou insipide est aussi largement évité, ce qui n'est pas si courant que cela dans les productions françaises (il faut bien l'avouer).

    Le bonheur est sûrement fait de choses simples et il ne faut parfois pas aller très loin pour le trouver. Le goût des merveilles est là pour nous le rappeler avec subtilité.

     

    MA NOTE GENERALE : 7/10

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