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    Corporate (film, 2016)

    Crédit photo et vidéo : Kazak Productions, Auvergne-Rhône-Alpes

     

    Résumé : Emilie Thesson-Hansen est DRH au sein d'une grande compagnie. Très impliquée dans son entreprise, elle applique aux salariés des méthodes contestables approuvées par sa direction...Jusqu'au jour où le suicide d'un salarié met l'entreprise dans l'embarras. Emilie se retrouve alors en porte-à-faux avec sa direction (soucieuse de l'image de l'entreprise) et l'inspection du travail qui lui demande des comptes.

     

    Un portrait au vitriol du monde de l'entreprise et du domaine des RH en particulier. C'est à la fois réaliste, touchant et très représentatif du monde du travail d'aujourd'hui, devenu implacable.

    L'actrice principale (Céline Sallette) incarne fort bien cette femme qui est d'abord prise par de gros doutes sur ses propres responsabilités. Le film dévoile le monde de l'entreprise et ses diverses facettes (CHSCT, inspection du travail, relations hiérarchiques, etc) avec une maitrise certaine.

    Le versant psychologique occupe une place centrale dans cette fable professionnelle aux vertus incontestables. Un bel hommage à des vie brisées par des méthodes de management qui déconsidèrent l'humain, et une analyse très fine et pertinente des comportements irresponsables et lâches dans l'univers du travail.

    Le final, difficilement décelable, n'en apporte que plus d'attrait à l'ensemble.

    MA NOTE GENERALE : 7,5/10

     

     

     


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    La ch'tite famille (à l'affiche actuellement)

    Crédit photo et vidéo : Pathé, les productions du Ch'Timi

     

    Résumé : Valentin a soigneusement caché ses racines ch'ti et occulté sa famille pour réussir dans le milieu du meuble design de luxe à Paris. Lors d'un vernissage, il va recevoir la visite surprise de son frère, de sa belle-soeur et de sa mère, qui fête ses 80 ans, occasionnant un choc des cultures (...). Mais comme si cela ne suffisait pas, il va aussi être victime d'un banal accident de la route qui va le faire revenir 20 ans en arrière.

     

    Depuis ses débuts en tant que réalisateur, Dany Boon rêve sûrement de ressusciter les productions françaises franchouillardes des années 70 et 80 destinées aux familles.

    Est-ce un effet de l'inconscient ou pas, il récupère en tous cas dans ce film l'un des acteurs majeurs des pitreries de cette période cinématographique en la personne de Pierre Richard (ce qui est plutôt un bien, car le réalisateur a une fâcheuse tendance à s'entourer des mêmes acteurs fétiches de Bienvenu chez les ch'tis).

    Le scénario du film n'est pas franchement extraordinaire, mais il est de loin, selon moi, le plus réussi de Dany Boon jusqu'à présent que cela soit en terme de rythme, de suspens, ou encore de la morale de l'histoire. L'humour est principalement tiré de quiproquos, d'aperçus sur "la culture ch'ti" et sa langue, d'une satire de milieux sociaux très différents et de gags purement visuels.

    Les situations sont plutôt "rigolotes" voire "tordantes" de rire de temps à autre, les acteurs se sont mis au diapason de Dany Boon et ils parviennent à transmettre une certaine joie de vivre et les vertus des bonheurs simples...Le tout en famille, s'il vous plait, et sans jamais flirter avec le mauvais goût...Parole de ch'ti, in biau film.

    MA NOTE GENERALE : 6/10

     


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  • The Square (film, 2018)

    Crédit Photo et vidéo : Plattform Produktion

     

    Résumé : Christian est conservateur de musée et père célibataire de deux enfants...Porté vers les actions humanitaires, il fait quelques entorses à ses principes de vie lorsqu'on lui dérobe par surprise son portefeuille et son téléphone portable.

    Que dire de ce film..."j'ai laissé sa chance au produit" jusqu'au bout, espérant vainement un final retentissant. Eh oui, je suis plutôt bon public et patient. Et il faut l'être pour suivre ce film jusqu'au bout, tant il se complait à nous montrer des scènes d'une vaste inutilité, le tout avec un fond sonore pour le moins soporifique et étrange.

    C'est beaucoup trop long, trop élitiste, et sans message clair et net, à part peut être l'observation satirique de certains milieux sociaux. Une sorte de portrait d'un homme des hautes sphères culturelles qui glisse lentement sur une pente savonneuse. Ne cherchez pas d'action, il n'y en a pas ou très peu, et quand elle est présente, elle inspire du désespoir ou du ridicule. (...).

    Il aurait été appréciable que le scénario soit un peu plus abouti et plus dynamique pour traiter de la vie sentimentale de Christian ou du semblant d'intrigue (vol de ses effets personnels).

    Morne, lent et très particulier, ce film m'a laissé un goût amer même si certaines scènes sont surprenantes. (ce qui explique peut être ses récompenses cinématographiques). Le casting méritait bien mieux.

    MA NOTE GENERALE : 4/10

     

     


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  • Hard (Série, 2008)

    Crédit photo et vidéo : La Parisienne d'Images, CANAL +

     

    Résumé : Sophie, quadragénaire BCBG, découvre que son mari (décédé brutalement) lui avait caché sa véritable activité : il dirigeait une industrie du X qui commençait à péricliter. Contre toute attente, Sophie va se décider à reprendre cette société qui lui a été léguée et va tomber amoureuse d'un hardeur...

    Une fois n'est pas coutume, je déterre une série de 2008...

    Une série assez savoureuse dans un milieu méconnu du grand public. L'humour et l'esprit dépassent largement le cadre de la vulgarité que l'on pourrait prêter facilement au thème.

    Le ton, très cru, envoie gaiement valser tous les normes sociales à la poubelle pour nous parler du business des goûts et des couleurs de Monsieur et Madame tout le monde en matière de sexualité.(...) Stéphane Wojtowicz est absolument impayable tant il incarne à la perfection l'archétype du réalisateur de ce genre de film.

    Natacha Lindinger est surprenante et pleine de vie dans son rôle de la bourgeoise éprise de "Roy la Poutre" (appréciez le surnom !). Sous contrainte financière pour élever ses enfants, elle n'aura d'autre choix que de toute apprendre du milieu du hard afin de faire prospérer l'entreprise de son défunt mari.

    Une série pleine de fraicheur qui représente une belle invitation à la tolérance et au respect de la sexualité de chacun, tout en nous préservant du pire. ("les scènes hard" sont représentées de manière soft et elles sont souvent très risibles car caricaturales)

    C'est rapide (format de 25 minutes), incisif et revigorant. Un rayon de soleil pour cinéphile ouvert d'esprit.

    MA NOTE GENERALE : 6,5/10

     

     

     

     


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  • Crédit Photo et vidéo : NETFLIX, CHANEL 4

    Résumé : Deux adolescents en quête de sensations fortes fuguent de leurs foyers familiaux respectifs. L'un est un tueur en série en herbe, l'autre une idéaliste convaincue et anticonformiste...

    Il y a un peu de Bonnie and Clyde dans cette série qui sort du lot par son humour noir. De quoi s'évader, explorer d'autres lieux, partir à la rencontre de personnages extrêmement variés dont la moralité est à géométrie variable.

    "The end of the F***ing World" se trouve être un road-movie adolescent assez salé, qui regorge de personnages affriolants et de situations qui bousculent les conventions habituelles.

    "Les voix off" des deux personnages principaux n'en apportent que plus de piquant en nous plongeant de temps en temps dans la tête de ces deux jeunes complètement azimutés aux besoins souvent ambivalents.

    En tête de proue, il  y a donc ce grain de folie constant, savamment entretenu par une bande sonore particulièrement éclectique et toujours parfaitement adaptée au contexte.

    La soif perpétuelle de liberté de ces deux adolescents paumés en finit par tourner à la quête spirituelle, devenant ainsi un spectacle de choix devant lequel l'on ne peut rester totalement indifférent.

    MA NOTE GENERALE : 6/10


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