• I am Mother (film, 2019)

    Crédit Photo et vidéo : Penguin Empire, Southern Light Films, Mister Smith Entertainment, Endeavor Content

     

    Résumé :  Pour sauvegarder la race humaine proche de l'extinction, un robot ("la mère") a été chargé d'élever seul des enfants dans un complexe souterrain, entièrement autonome et coupé du monde extérieur. L'apparition d'une femme va venir bouleverser ce fragile équilibre.

     

    Un humanoïde faisant office de mère pour élever un enfant en bas âge et l'accompagner dans son développement personnel, tel est le scénario de départ, le tout dans un contexte post-apocalyptique (ce qui est beaucoup plus courant dans les films de SF ces derniers temps).

    Il y'a des traits de génie dans ce scénario, en particulier le fait d'avoir donné une voix féminine très douce à un robot extrêmement intelligent.

    D'autre part, d'un strict point de vue des cadrages, des décors ou de l'ambiance créée, il émerge quelque chose de très féerique, un peu comme une sorte de cocon protecteur contre un monde extérieur auto-destructeur.

    Là où d'autres scénaristes auraient sûrement pêché en laissant ce petit confort merveilleusement bien préparé nous engourdir la cervelle, I am Mother va plus loin : Il s'agit aussi d'explorer "la mécanique humaine", avec ses nombreuses contradictions et sa faculté permanente à tout remettre en question, même ce qui parait intangible.

    La jeune actrice Clara Rugaard est impériale dans ce rôle de jeune fille parfois docile, insouciante et psychologiquement conditionnée à son environnement. 

    Seule ombre au tableau, un final raté que j'ai jugé incompréhensible, bien qu'il soit porteur de certains messages forts à l'intention de l'humanité.

     

    MA NOTE GENERALE : 7/10

     

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  • Dark (série, 2019)

    Crédit photo et vidéo :  Wiedemann & Berg Television

     

    Résumé : Un enfant disparait dans une petite ville allemande de Winden. Sa disparition a lieu à proximité d'une forêt où se trouve une grotte et une centrale nucléaire. La recherche de cet enfant va pousser les habitants de la ville à chercher des réponses à de nombreuses disparitions similaires.

     

    Tout se déroule à merveille jusqu'à l'épisode 8, où le scénario part dans tous les sens... 

    Je dois dire que les tous premiers épisodes me paraissaient vraiment réussis, surtout d'un point de vue scénaristique, car ils entretenaient habilement les mystères et le suspens. 

    Jusqu'à l'épisode 8, le défaut principal de cette série était la profusion de personnages (il est en effet souvent difficile de s'y retrouver !)...

    Ensuite, j'ai eu la sensation que le train de Dark déraillait complètement : phrases énigmatiques devenues trop fréquentes, comportements curieux de personnages poussés à des paroxysmes, phénomène de "zapping" trop courant entre chaque personnage et chaque époque.

    A bien y réfléchir, le défaut de Dark est sûrement d'être trop gourmand, de vouloir assaisonner trop fort ce récit qui était pourtant déjà bien relevé...

    Du côté des acteurs, j'ai beaucoup apprécié l'interprétation de Oliver Masucci, qui possède une véritable "gueule de cinéma" comme l'on en voit peu, et qui fait étalage de son talent éclatant à l'écran. 

    Je ne pense pas regarder la saison 2, j'ai trop été déçu par les deux derniers épisodes. Je laisse le soin à ceux qui voudraient poursuivre l'aventure au delà d'émettre des critiques sur les épisodes de la saison 2.

     

    MA NOTE GENERALE (Saison 1) : 6/10

     

     

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  • Crédit photo et vidéo : Caliber Media Company

     

    Résumé : En 1850, dans la petite ville de Bright Hope, plusieurs habitants sont enlevés par de mystérieux indiens. Plongé dans la tourmente, le shériff local décide de monter une expédition avec trois autres hommes pour les retrouver.

     

    Ce curieux alliage entre film d'horreur et Western représentait probablement un défi de taille à l'écran. 

    Je ne me souviens même pas d'un film qui ait proposé un mélange aussi étrange, à part peut être une nuit en enfer (1996, du dieu Tarantino), encore que ce comparatif serait hasardeux sur beaucoup trop d'aspects. (Une nuit en enfer n'est pas un Western, bien que le saloon où se déroule les scènes les plus sanglantes évoque cette époque)

    Bone Tomahawk dispose d'un univers qui ne diffère que très légèrement de celui d'un Western classique. 

    C'est d'abord cette nuance qui fait tout son charme, outre la présence bienvenue de l'acteur Kurt Russel (qui joue le rôle d'un shériff droit dans ses bottes) et celle de l'acteur Patrick Wilson, dont le rôle d'un homme mal en point physiquement et psychologiquement nourrit toutes les conjectures sur le futur.

    Dès les premières attaques, les cadrages serrés dans les scènes d'action sèment un doute. Qui sont ces créatures sauvages ? A quoi ressemblent-elles physiquement ? quel est leur mode de vie ?

    La petite ville de Bright Hope subira les assauts de cette mystérieuse horde de sauvages entrainant son shériff dans la tourmente.

    Comme dans tous les westerns le tempo est lent et l'on s'attarde parfois sur des détails du quotidien, ce qui  peut parfois agacer les plus impatients des téléspectateurs. Qu'importe ces écueils temporels, Bone Tomahawk brille par une certaine facilité à nous tenir en haleine de bout en bout. A déconseiller aux plus sensibles.


     MA NOTE GENERALE : 7,5/10

     

     

     

     

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  • Chloé (film, 2009)

    Crédit photos et vidéos : Studio Canal, Motencito Picture Company

     

    Résumé : Une femme soupçonne son mari, professeur d'université, d'infidélité. Pour tester sa faculté à résister à des avances féminines, elle décide de payer les services d'une escort girl chargée de le charmer. 

     

    Une tension sexuelle de tous les instants avec cette histoire d'une femme (l'actrice Julian Moore, impeccable dans ce rôle) qui paye une escort girl afin de tester la fidélité de son mari. (Liaam Neeson, lui aussi comme un poisson dans l'eau dans ce rôle).

    Le poison de ce couple, c'est la sulfureuse actrice Amanda Seyfried, particulièrement à son avantage dans cette interprétation de jeune femme qui aime briser toutes les conventions.

    Question interprétations, donc, tout est parfait et rien ne dépasse. Il en est de même pour cette manière de filmer les scènes, faisant parfois de nous de petites souris découvrant peu à peu les décors.

    Les dialogues, eux, passent du classique au très osé. Ils sont comme déposés en offrande au spectateur, parfois décochés du bout des lèvres avec une spontanéité déconcertante.  L'atmosphère est souvent légère, voire totalement désinhibée. 

    Là ou le film pêche le plus, c'est dans son scénario, qui oscille comme une girouette entre thriller et comédie sentimentale. Il aurait fallu assumer un genre ou un autre, et pas tergiverser aussi longtemps.

    Mais Chloé vaut bien le coup d'oeil. Surtout lorsqu'un couple bat de l'aile et que l'autre moitié prend des risques aussi inconsidérés, jouant à un jeu aussi dangereux.

     

    MA NOTE GENERALE : 6,5/10

     

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  •  

    Hellraiser le pacte (film, 1987)

     

    Crédit photo et Vidéo : Clive Barker

     

    Résumé : A l'occasion d'un périple à l'étranger, Franck achète une boîte étrange et maléfique...Cette dernière va l'entraîner dans un univers parallèle où tout n'est que souffrance perpétuelle. Bien des années après son décès, son frère Larry et son épouse Julia retournent, sans le savoir, sur les lieux du drame...

     

    Et, oui, j'ai décidé de vous parler de quelques vieilleries cinématographiques comme celle-ci, que je souhaitais voir depuis longtemps.

    Après tout, le cinéma ne se résume pas qu'aux dernières sorties, et il faut bien se diversifier. (...)

    Hellraiser est l'un des rares films d'horreur dont j'ai souvent entendu parler ici et là, mais qu'il ne m'avait jamais été donné de voir, alors que ma connaissance dans ce domaine est pourtant assez large (mon envie de frissons m'a notamment poussé, ces dernières années, jusqu'à dévorer tous les opus de SAW !).

    Hellraiser, c'est un peu du concentré d'effroi à l'état brut, encore "dans son jus", c'est à dire qu'il faut l'accepter tel qu'il est, avec ses effets spéciaux désuets, qui étaient à la pointe technologique de l'époque. (1987)

    Le scénario de départ était l'une des raisons majeures pour lequel je désirais le visionner, étant entendu que je l'entends encore assez régulièrement cité comme l'une des références du genre.

    Comme toutes les oeuvres cinématographiques, Hellraiser présente quelques faiblesses. Je n'en citerai que ses deux principales, assez criantes : quelques rares monstres (cénobites) parfois ridicules (l'un deux m'a même évoqué les Blues Brothers !), répliques des cénobites difficilement audibles et compréhensibles en raison d'effets sonores inutiles.

    Le dénigrer pour ces petits défauts serait quand même grandement exagéré tant il suscite encore aisément l'angoisse si longtemps après...Dans ces conditions, je comprends tout à fait qu'il ait pu obtenir autant de récompenses et d'éloges à l'époque.

    MA NOTE GENERALE : 6,5/10

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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