• The Invisible Guest (Contratiempo, film, 2017)

    Crédit photo : Oriol Paulo

    Le pitch : à la veille de sa retraite, une avocate de renom accepte de défendre un entrepreneur qui a été retrouvé inconscient dans une chambre d'hôtel avec le cadavre de sa maîtresse à deux pas de lui. La police locale constate que tout accable l'homme d'affaires, mais celui-ci clame toujours son innocence et crie au complot.

    Bien qu'étant très circonspect au départ, j'ai vite été conquis par ce thriller qui ne comporte pas vraiment de grands noms du cinéma mais brille par son scénario hitchcokien rondement mené. La trame n'est pas sans rappeler le "mystère de la chambre jaune" de Gaston Leroux (roman policier de 1907).

    Imaginez vous quelqu'un à qui tout réussit dans la vie, et qui est retrouvé inconscient non loin du cadavre de sa maîtresse dans une chambre d'hôtel dont tous les accès sont verrouillés de l'intérieur. Que dirait cet homme pour sa défense ? pourrait-il avoir une chance de s'en sortir devant un tribunal ? quel pourrait être le contenu des échanges avec son avocate avant le procès ?

    L'accusé est pour moi un modèle dans la catégorie des thrillers. Certes, le scénario pourra donner des maux de crâne plus ou moins prononcés car il est tortueux, machiavélique et demande d'être assez attentif.

    Mais il ne laissera jamais les spectateurs avertis sans réponses à leurs questions jusqu'à la fin. Franchement dommage que son déficit d'acteurs connus le desserve un peu.

     

                 MA NOTE GENERALE : 8/10


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  • Sage Femme (Film, 2017)

    Crédit photo : Memento Films Distribution

     

    Résumé : Claire est une femme plutôt austère de 49 ans, qui est célibataire et qui exerce son métier de sage femme avec passion. Un jour, elle reçoit un message téléphonique étrange provenant de la maîtresse de son père, lequel est décédé depuis belle lurette. Parallèlement, elle devra faire face à la fermeture programmée de sa maternité et va connaitre une aventure amoureuse.

     

    Si vous vous sentez un peu trop déprimé, évitez impérativement ce film qui peut vous donner des idées noires...C'est en effet une oeuvre parfois très triste, magistralement interprétée par deux monstres sacrés du cinéma français qui vampirisent l'écran (Catherine Frot dans le rôle de Claire, Catherine Deneuve pour la maîtresse de son père).

    Ici, toute latitude est laissée à l'expression des sentiments, à la psychologie et aux bons souvenirs d'une personne disparue. Nous savons tous que la vie ne s'écoule jamais comme un long fleuve tranquille, que des êtres chers nous manqueront éternellement, que le temps ne les effacera jamais de nos mémoires mais qu'il faut continuer à vivre malgré tout. 

    Ce film évoque aussi quelque part l'usure du temps, le fait que tout le monde puisse connaitre des hauts et des bas dans tous les domaines avec une tendance plus ou moins prononcée à entasser les regrets. Hormis le fait d'être un peu trop terre à terre et de vouloir tirer la ficelle en longueur (le film dure près de deux heures quand même), c'est du cinéma français dramatique "à bout touchant" sans grandes fautes de goût.

     

     MA NOTE : 7/10


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  • Black Mirror (2011, Série)

    Crédit Photos/Gifs : Netflix

     

    Résumé : un panel d'histoires futuristes (une seule pour chaque épisode avec des acteurs différents) basées uniquement sur l'influence des technologies nouvelles... 

     

    Black Mirror (2011, Série)

     

    Black Mirror est une critique particulièrement pertinente de nos sociétés contemporaines. Téléphone portable, télévision, besoin de télé-réalité et de frissons en permanence, notre société est passée au crible jusqu'à parfois nous culpabiliser et nous flanquer la nausée !

    Avec cette série britannique, les désavantages des progrès technologiques surpassent nettement les avantages sur le long terme. Sous la longue vue de cette série britannique, nous ne serions que d'éternels apprentis sorciers jouant avec le feu de la technologie...

    Certains épisodes flirtent clairement avec le bizarre, le dérangeant....Tous sont surprenants d'originalité et peu d'entre eux nous laissent vraiment indifférents. Qu'importe si certains d'entre nous digèrent difficilement ces histoires de science fiction, l'éveil des consciences populaires est peut être à ce prix.

    Black Mirror (2011, Série)

    Espérons simplement que ce "miroir noir" (traduction de Black Mirror, ndlr) ne reflète pas notre futur proche!.

     

    Notez qu'une saison 4 apparemment moins sombre est toujours en cours de tournage actuellement et qu'elle sera diffusée dès l'automne prochain. 

     

    MA NOTE GENERALE : 8/10 

     

     

     


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  • Revenge (Série - 2011)

     Crédit Photo : The Page Fright Company, Mike Kelley productions, Temple Hill Entertainment, ABC Studios

     

    Résumé : Une jeune femme débarque dans les Hamptons sous une fausse identité (Emily Thorne) avec une seule idée en tête : se venger des personnes qui ont fait emprisonner à tort son père bien des années auparavant, lorsqu'elle était enfant.

     

    Toutes les personnes rancunières le savent, la vengeance est un plat qui se mange froid !. Emily va s'inventer une nouvelle vie et s'inviter dans les milieux huppés américains pour satisfaire son appétit de revanche.

    Pour les besoins de sa vendetta, elle devra naturellement se faire quelques alliés de circonstances, se heurter à de nombreuses difficultés techniques, causer des dommages collatéraux, etc... 

    Le scénario, bien pensé, et tumultueux et ne présente que quelques rares failles. Revenge rappelle un peu la série "Dallas" pour ce qui est du contexte (milieu des ultra-riches) mais aussi "Desperates Housewives" sous l'angle de la morale. En effet, la voix off de l'héroïne nous dévoile dès le départ de chaque épisode ses pensées sur les comportements humains et conclut toujours chacun d'entre eux avec une leçon à retenir (ce qui était un peu la marque de fabrique de Desperates Housewives).

    Au rayon des imperfections dans le scénario et sans "spoiler" outre mesure, il est difficile d'imaginer qu'Emily ne soit quasiment jamais démasquée par ses anciennes connaissances. (un chien qui la reconnait, des traits de visage qui n'ont pas beaucoup évolués, etc...)

    Autre petit pêché du scénario : en voulant nous immerger dans ce monde de paillettes et de privilégiés, il est difficile de s'identifier à quelqu'un dès le départ et beaucoup de personnages (dont l'héroïne elle même !) peuvent nous paraître terriblement lointains.

                    

    MA NOTE GENERALE : 6/10 


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  • L'embarras du choix

    Résumé : Juliette (Alexandra Lamy) est une indécise chronique...Les autres décident toujours de tout à sa place, et en particulier son père. Comme elle est toujours célibataire à l'aube de ses 40 ans, ses proches vont l'inscrire sur un site de rencontre. Elle va faire la connaissance de Paul et Etienne, deux hommes qui vont s'amouracher d'elle au point de vouloir l'épouser...

     

    Le scénario est d'une simplicité élémentaire mais il n'est pas totalement dénué d'intérêt tant la thématique (pourtant porteuse) de l'indécision maladive a été négligée dans les comédies.

    Le casting, attractif, pioche la totalité de ses premiers rôles dans des acteurs qui ont depuis fait leurs preuves grâce à des mini-comédies populaires à succès comme "un gars une fille" (Alexandra Lamy, Juliette), "parents mode d'emploi" (Arnaud Ducret, prétendant de Juliette) ou encore "Kaamelott" (Lionel Astier, père de Juliette).

    C'est toujours teinté de bonne humeur et relativement convenu pour plaire au plus large public possible (comme c'est souvent le cas de beaucoup de petites comédies françaises !).

    Cette comédie pourrait être taxée de niaise tant elle est enjouée et attendrissante, mais personne n'est parfait et les rires sont garantis sur mesure.

     

    MA NOTE GENERALE : 6/10


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