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    The 28 Heroes (film, 2016)

    Crédit photo et vidéo :  Rimini Éditions

     

    Résumé : l'histoire vraie (ou pas ?, certains contestent son existence, voir ici) de 28 soldats russes qui, en dépit d'un armement ridicule, vont détruire 54 chars allemands de la 11ème Panzer Division en 1941 et ralentir considérablement son avancée.

    Les plus enthousiastes d'entre nous pouvaient légitimement espérer une réplique du fameux film "300" versus seconde guerre mondiale.Il est vrai que l'histoire du pot de terre contre le pot de fer est faite pour le cinéma.

    Malheureusement, il faut quand même attendre 45 minutes avant le premier coup de feu tiré, c'est dire si l'on tourne autour du pot. En attendant cette passe d'armes, vous devez vous "taper" (il n y a pas d'autres mots) constamment des anecdotes sans intérêt de soldats du rang qui préparent patiemment "le comité d'accueil" aux nazis.

    La simplicité et la rusticité sont bien à l'honneur, mais cela sent le réchauffé à tous les étages et la romance préfabriquée. Certes, il y a bien quelques discours grandiloquents exaltant le patriotisme soviétique, mais c'est bien la seule originalité de ce film, qui est affreusement mollasson et qui a rangé le spectacle et les effets spéciaux au placard.

    Ce qui se passe réellement dans la tête de ces sacrifiés aurait aussi demandé un meilleur traitement que quelques phrases à l'emporte pièce. Pour résumer, un hommage de piètre qualité desservi par des plans étroits et un manque évident de figurants.

     

    MA NOTE GENERALE : 5,5/10

     

     


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  • Anon (film, 2017)

    Crédit photo et vidéo : NETFLIX

    Résumé : Un gouvernement totalitaire lutte contre la criminalité et la délinquance en interdisant l'intimité. Jusqu'à ce que la Police tombe sur une hackeuse de haut vol qui parvient à faire disparaitre toute trace d'elle.

     

    Les gens qui sont abonnés et qui me suivent depuis la création de ce blog le savent, j'ai un petit faible pour les oeuvres de SF. J'aime en particulier celles qui s'apparentent plutôt à des prédictions.

    Le scénario d'Anon peut très bien se produire un jour. Pensez-y. Cela donnerait un monde particulièrement déplaisant où toute notre intime pourrait être pillée et exploitée par des tiers grâce à la reconnaissance faciale et l'accumulation de données personnelles. Comme le dirait l'une des actrices principales "ce n'est pas que j'ai quelque chose à cacher, c'est que je ne veux rien montrer."

    Le scénariste d'Anon a sûrement visé juste. La Chine vient justement d'équiper sa police de lunettes à reconnaissance faciale. Si cela peut les aider à attraper les malfrats, cela peut aussi grandement les aider à traquer les opposants...Mais revenons-en au film proprement dit.

    Des acteurs à la plastique irréprochable, de beaux points de vue, du temps systématiquement gris et des images de synthèse au beau milieu de voitures des années 50. Peu d'émotions transpirent de ce film, c'est sans doute l'un des premiers gros reproches que l'on peut lui faire.

    Même l'inspecteur à la belle gueule de cinéma (Clive Owen) a dû mal à se rendre sympathique dans ce monde déshumanisé, à partir du moment où il sait, dès la première rencontre, à qui il a affaire (grâce à des implants oculaires ?). Le scénario fait parfois fausse route et nous perd dans des dédales temporels ou dans des problèmes purement technologiques incompréhensibles pour le commun des mortels. 

    Le final m'a clairement déçu, tant il est nébuleux et "sans mot de la fin".

    Un film qui évoque un peu un thé glacé par sa froideur. Ni très bon, ni très mauvais, avec une ligne de flottaison cinématographique très légèrement au dessus de la moyenne.

    MA NOTE GENERALE : 5,5/10

     

     


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  • Safe (Série, 2018)

    Crédit photo et vidéo : Red Production Company, C8, Netflix

     

    Résumé :  Tom, chirurgien de son état, peine à se remettre de la mort de sa femme. Pour ne rien arranger, l'une de ses deux filles disparait dans des circonstances troublantes. Déterminé à retrouver sa fille, Tom va mener sa propre enquête après avoir alerté la police locale. Il va aller de surprise en surprise sur son entourage.

     

    Retrouver l'acteur Michael C. Hall dans une série semble un peu irréel. Manifestement marqué au fer rouge dans le milieu cinématographique par son rôle de psychopathe dans Dexter, il ne demandait pas mieux qu'à interpréter un "type normal". (Voir une interview intéressante de lui ici).

    C'est maintenant chose faite dans "Safe" où il incarne brillamment Tom, le personnage principal. En tant qu'acteur, il démontre ainsi que les refus peuvent être les meilleures réponses à des propositions de rôles inadaptées. Toujours aussi dynamique et expressif, il est non seulement le véritable moteur de la série mais aussi le garant de sa réussite.

    Autre divine surprise d'un casting assez judicieux, la présence d'une française : Audrey Fleurot. Les fans de Kaamelott reconnaitront sans doute "la dame du lac" qui a parcouru bien du chemin depuis, au point de ravir un rôle de premier plan en anglais très convoité par d'autres actrices. Elle tire d'ailleurs assez bien son épingle du jeu, confirmant les espoirs qui étaient placés en elle.

    Mais le plus exaltant, selon moi, est l'évolution du scénario, qui m'a souvent rappelé la théorie de "l'effet papillon". (le battement d'ailes d'un papillon au Brésil peut il provoquer une tornade au Texas ?)

    Car petites causes et grands effets sont souvent sur l'étal de Safe. Des choses insignifiantes ou basiques peuvent revêtir une importance capitale dans la résolution d'un mystère où au moins trois affaires semblent étroitement imbriquées.

    Les réalisateurs claironnent à qui veut bien l'entendre qu'il n'y aura qu'une seule saison. Si les fans cardiaques survivent jusque là... La série passe en ce moment sur la chaîne (gratuite) C8. Et des séries aussi palpitantes de cette qualité, on en redemande.

    MA NOTE GENERALE : 7,5/10

     

     


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    Amoureux de ma femme (film, à l'affiche actuellement)

     

    Crédit photo et vidéo : France 3 Cinéma, Versus Production

     

    Résumé : Daniel recroise par hasard un vieil ami (Patrick) qui vient de changer de compagne. Daniel va les inviter à dîner en compagnie de son épouse, mais il est loin de se douter de l’ampleur du charme de la nouvelle petite amie de Patrick (Emma). Adaptation d’une comédie théâtrale (l’envers du décor, de Florian Zeller).

     

    Daniel Auteuil qui adapte une pièce de théâtre (jugée souvent médiocre) en film, des critiques cinématographiques acerbes (un aperçu ici) qui pleuvent, trois acteurs de renoms (Auteuil, Depardieu, Kiberlain) en tête d’affiche dans un film français, il n’en fallait pas plus pour attirer mon attention.


    Honni soit qui mal y pense, mais je lis souvent les critiques des films avant de me rendre dans les salles obscures... En effet, j’aime écouter l’avis des autres avant de visionner une œuvre mais je n’en tiens pas forcément compte car je suis plutôt du genre à suivre mon instinct et à aimer me forger ma propre opinion.

     

    Aussi, ce n’est pas parce que la meute de cinéphiles aboie que je vais aboyer avec elle. Les critiques ont beau avoir la dent dure vis à vis de ce film, cela ne me dérange pas le moins du monde de me faire l’avocat du diable si je trouve que cela en vaut la peine.

     

    Et dans le cas présent, ce déferlement de mépris me paraît totalement injustifié...Pourquoi ? d’abord parce que j’ai passé un bon moment devant ce film, et que je n’ai manifestement pas été le seul. Certes, nous n’étions pas nombreux dans la salle, mais je peux vous assurer que personne n’est parti avant la fin, alors que je m’attendais pourtant à ce que cela soit le cas vu la teneur des critiques.

     

    Je ne vais pas non plus vous dire qu’il s’agit du meilleur film d'Auteuil ou de Depardieu (nous en sommes sûrement loin). Mais ces deux là nous fournissent encore une prestation artistique de qualité bonifiée par la présence d'une Sandrine Kiberlain au sommet de son art et très en verve.

     

    Quoi qu’il ait pu être dit ici et là, le scénario est bien au dessus de ce qui est proposé dans beaucoup d’autres films français dont l’on nous vante les mérites à tout bout de champ… Un scénario qui ne repose finalement que sur la nature (fictive ou réelle ?) des rapports qu’entretiennent Daniel et la belle Emma (Adriana Ugarte, presque trop caricaturale en mangeuse d’hommes). Tout l’attrait du film réside dans ce doute entretenu régulièrement, au point que l’on se pique assez facilement à ce jeu de la vérité jusqu’à la fin.

     

    Côté revers, Daniel Auteuil s’est un peu trop servi en se réservant la part du lion à l’écran, et il aurait pu retailler certains aspects peu reluisants de la pièce de théâtre (dialogues et clichés notamment). Mais cette cuvée Depardieu/Auteuil n’est pas si mauvaise, d’autant qu’elle magnifie certains endroits mythiques à l’écran (Venise et Ibiza).

     

    MA NOTE GENERALE : 6/10

     


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  •  The crossing (série, 2018)

    Crédit photo et vidéo : ABC, Dane Dworkin, Jay Beattie

     

    Résumé : Cette série nous propose de suivre le destin de véritables rescapés du futur, échoués sur une plage américaine après un voyage dans le temps qui était le seul échappatoire à une guerre.

     

    Pour que cela sonne encore plus vrai que nature, le scénario ne permet qu'à une infime partie de ces survivants de pouvoir témoigner de ce qu'ils ont vécu, beaucoup d'entre eux n'ayant pu échapper à la noyade après ce voyage temporel.

    Certains feront un parallèle immédiat avec ce qu'il se passe actuellement du côté des côtes italiennes ou espagnoles. Clin d'oeil ou pas à cette actualité morbide, l'on ne peut s'empêcher d'imaginer ce qu'il adviendrait de ces gens dans cette situation imaginée de toutes pièces. Ces personnes pourraient-elles être considérées comme des réfugiées ? Quelle serait la publicité faite à cette affaire dans les médias locaux et nationaux ? Que feraient les autorités publiques en place ? comment réagirait la population locale ?

    Toutes ces questions, logiques et brûlantes, sont mises sur la table les unes après les autres, sans qu'à aucun moment, le récit ne perde en valeur ou en suspens. La touche la plus enivrante de cette série, c'est qu'elle affectionne surtout de se concentrer sur les vies des personnages principaux, dédaignant complètement les effets spéciaux, au sens large.  (Pas d'image de synthèse ou de créatures étranges, des décors et des costumes simples et "kitsch" lorsque le futur est évoqué).

    Dans "the crossing", la conspiration et les secrets sont à tous les étages, au point d'être souvent les épicentres de nombreux rebondissements scénaristiques. D'un point de vue qualité du scénario de science fiction et évocation des théories conspirationnistes, je ne me souviens pas avoir vu quelque chose d'aussi bien élaboré depuis le légendaire "X-Files".

    Le casting n'était pourtant pas si fracassant que cela, quoi que j'ai pu lire ici et là. Qui connait, en effet, l'acteur Steve Zahn ou encore l'actrice Natalie Martinez ? Pas grand monde, je pense, sauf les avertis...

      Après 6 épisodes visionnés (la série est toute récente et je n'ai pu avoir accès à plus pour l'instant), la même sensation de plaisir ne s'est jamais éteinte....Epatante et singulière, souhaitons de tout coeur que cette série poursuive sur cette fulgurante lancée.

     MA NOTE GENERALE (SUR 6 EPISODES) : 8/10


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