• Hostel 3 (Film, 2011)

    Crédit photo et vidéo : RAW NERVE, STAGE 6 FILM, RCR MEDIA GROUP

     

    Scénario : Après une soirée où l'alcool à coulé à flots, un groupe d'amis venu fêter un enterrement de vie de garçon de à Las Vegas  s'inquiète du sort de l'un d'entre eux qui ne donne plus signe de vie.

     

    Dans cette suite, les bases horrifiques d'HOSTEL demeurent les mêmes, à quelques variantes près. Pour faire simple, il s'agit pour le spectateur de faire connaissance avec quelques personnages clés avant qu'ils ne soient enlevés pour satisfaire l'esprit sadique de quelques personnes fortunées.

    Cela donne constamment un état de choc émotionnel ("Mon dieu, mais que fais-je ici ?", ndlr) de la part des personnes victimes de ces enlèvements qui se retrouvent subitement enfermées sans connaître leurs tristes sorts.

    Ce petit rappel effectué sur le fil directeur, passons au contenu...Un contenu bien trop indigeste, disons-le ouvertement.

    Les personnages majeurs sont caricaturaux, peu sympathiques et pas très bien interprétés. Les invraisemblances, trop nombreuses, viennent pourrir le plancher du scénario, tandis que les scènes horrifiques sont beaucoup trop rares et peu inventives.

    A force de tâtonnements, cette réalisation tendrait même vers le film d'action par inadvertance.

    Hormis peut être une scène, rien n'est fait pour que les amateurs du genre y trouve les quelques frissons du premier opus. 

    Le final accouche, tant bien que mal, d'une certaine leçon de vie (Sans spolier outre mesure, celui qui jette un boomerang en l'air doit s'attendre à un retour). A déconseiller au moins de 16 ans, bien entendu.

     

    MA NOTE GENERALE : 4/10

     

     

     

     


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  • Bodyguard (Série, 2018)

    Crédit photo et vidéo : BBC, NETFLIX

     

    Synopsis : C'est l'histoire d'un type qui se trouve dans un train avec ses deux enfants en bas âge...Mais pas n'importe pas quel train, puisqu'il est visé par un attentat terroriste, et pas n'importe quel type, puisqu'il s'agit du sergent David Budd, chargé de l'escorte de hautes personnalités. Propulsé sous les feux de la rampe malgré lui, il va être promu à la protection du ministre de l'intérieur. 

     

    De la tension permanente et des intrigues finement amenées sur le buffet de cette série qui cartonne outre-Manche. (voir cet article ici.)

    Le succès n'est pas pour autant assuré chez "les frenchy", mais il en prendrait le chemin que cela ne m'étonnerait guère au vu de ses qualités indiscutables.

    Les connaisseurs et les cinéphiles chevronnés se souviennent très certainement qu'un film du même nom était sorti en France en 1992, avec dans les rôles principaux Kevin Kostner et Whitney Houston.

    De mémoire, le film n'était pas mauvais mais cette série (qui n'est pas du tout inspirée du film) élève encore un cran plus haut notre aperçu du métier de garde du corps en explorant même d'autres aspects de celui-ci dans les sphères politiques.

    Le succès de cette série doit beaucoup à la personnalité de ce garde du corps, qui est un ancien combattant d'Irak (encore un au cinéma, me direz-vous) et qui porte encore les stigmates physiques et psychologiques de cette campagne.

    L'acteur Richard Madden (Série Games of Thrones dans le rôle de Roob Stark, 2011-2013) joue remarquablement ce personnage discret et très professionnel qui se bat pour conserver un tant soit peu son rôle de père après une séparation encore douloureuse.

    Ajoutez à cela qu'il ne partage pas forcément toutes les idées et les façons de procéder de sa patronne, et vous voyez déjà le dilemme de la loyauté qui pointe le bout de son nez.

    Les intrigues se déroulent sans à-coups, entrecoupées de scènes d'action justement dosées, tandis que notre dévoué garde du corps prend progressivement conscience du milieu de squales dans lequel il a mis les pieds.

    Si vous aimez les thrillers, les romans d'espionnage, l'action et les ressorts psychologiques, foncez sans tarder. De mon point de vue, Bodyguard a tenu toutes ses promesses par son scénario léché, ses scènes d'action d'une incroyable justesse et l'exposition régulière de ses personnages à des crises intérieures.

     

                                                        MA NOTE GENERALE : 7,5/10

     

     


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  • Le Grand Bain (Film, à l'affiche actuellement)

    Crédit Photo et vidéo : Chi-Fou-Mi Productions, Les Productions du Trésor

    Le pitch :  Huit quadras à qui la vie n'a pas fait de cadeaux trouvent un exutoire dans des cours de natation synchronisée. Aidés par deux coachs (Delphine, alcoolique sevrée et Amanda, tétraplégique) ils vont devoir multiplier les efforts pour représenter la France à la coupe du monde de natation synchronisée en Norvège.

     

    Je n'avais entendu que du bien de cette production de Gilles Lellouche, l'heure est venue pour moi de livrer mes impressions.

    Dans le marasme actuel dans lequel se débat le cinéma français, ils s'agit vraiment d'une belle éclaircie, qui déroge un peu aux classiques habituels des comédies hexagonales. 

    Le Grand Bain se distingue d'abord par son scénario osé, dont l'on devine qu'il peut aisément servir de tremplin à des situations cocasses.

    Il se singularise aussi par un casting hors-norme (Efira, Poelvoorde, Canet, Foïs pour ne citer que les acteurs chevronnés) auquel vient se greffer Philippe Katerine, plutôt réputé pour ses chansons timbrées. (en voici une ici, pour ceux qui veulent s'y essayer).

    J'ai évoqué l'aspect extérieur, je vais maintenant parler du contenu de ce film. Après quelques minutes, j'ai clairement ressenti les ondes assez positives que cette oeuvre dégage, tant elle interroge sur la nature humaine en profondeur et avec simplicité.

    Cette entame passée, je me suis facilement laissé bercer par ces tranches de vie de quadras usés par la vie... Des individus faillibles, aux comportements qui reflètent parfaitement ceux de Monsieur tout le monde quand celui-ci est confronté à des obstacles qui peuvent sembler parfois insurmontables.

    Alors certes, Le Grand Bain comporte quelques imperfections (final prévisible à des kilomètres, dialogues souvent trop courts et notes d'humour trop légères).

    Qu'importe ces petits travers puisque l'essentiel réside dans le message qu'il transmet au grand public : croire en ses rêves, et peu importe l'opinion des autres.

    The Full Monty, en son temps, transformait des loosers anglo-saxons en stars de l'effeuillage l'espace d'une soirée. Le grand bain, lui, transfigure quelques dépressifs pour en faire des sportifs émérites le temps d'un championnat. Autant dire un bain de jouvence salvateur par les temps qui courent.

     

      MA NOTE GENERALE : 6,5/10

     

     


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    Barry (Série, 2018)

    CREDIT PHOTO ET VIDEO : HBO

     

    Résumé : Ancien combattant en Irak, Barry est un tueur à gages qui doit exécuter un énième contrat. Mais celui-ci ne va pas se passer comme prévu... La rencontre d'une troupe de théâtre va faire germer en lui une sorte de révélation et une possibilité de reconversion.

     

     

    Barry est un personnage vraiment atypique, qui emprunte à mon avis à deux personnages clés de films et de séries consacrés à des tueurs mythiques du petit écran. Le premier, c’est Léon, auquel il ressemble par son côté dépressif et solitaire de tueur à gages, qui, à bout de souffle, va découvrir une nouvelle vie possible au contact de nouvelles personnes.

     

    Deuxième source d’inspiration majeure, et non des moindres, le très regretté Dexter auquel il pique la ruse, les méthodes sans bavure et les capacités d’adaptation à n’importe quel environnement. Et même s’il se distingue de Dexter parce qu’il tue pour exécuter des contrats et non pas pour assouvir un besoin, le résultat final est équivalent : il suscite un fort capital sympathie auprès du grand public par le simple fait de devoir «liquider» des sales types.

     

    Dans Barry, les pires criminels sont des abrutis finis qui nous font rire malgré eux par leur stupidité et leurs accumulations de bévues.

     

    Le sel de cette série tient aussi à la fraîcheur de Sally (Sarah Goldberg, ci-dessous), actrice ratée devant l’éternel, et qui s’accroche encore et toujours à son rêve de devenir actrice malgré les épreuves.

    Barry (Série, 2018)

    Extrêmement touchante dans ce rôle d’élément déclencheur pour Barry, elle lui servira aussi de guide idéal dans ce monde inconnu du théâtre, lui prodiguant mille conseils avec beaucoup de patience et d’attention.

     

    L’humour est très second degré, et ce à tous les niveaux (On tape volontiers sur le milieu du banditisme, de la police, de la production cinématographique) et l’on parvient finalement à trouver son compte devant cette satire relativement bien faite de la société moderne.

     

    MA NOTE GENERALE : 6,5/10

     

     

     

     


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    Hannibal (Série, 2018)

    Crédit Photo et vidéo : NETFLIX

     

    Résumé : Will Graham est profiler pour le FBI, mais son attrait pour les sérial killers l'amène a être très perturbé psychologiquement. Pour tenter de sortir de cet état émotionnel instable, il va devoir compter sur un psychiatre : Hannibal Lecter.

    Tout le monde ou presque connaît le silence des agneaux (1991). C'est un film mythique qui a marqué son époque.

    Bien plus tardivement, deux autres films inspirés de ce succès mondial ont suivi dans les salles obscures : dragon rouge (2002) et Hannibal Lecter les origines du mal (2007).

    En 2013, c'est au tour de la série Hannibal de reprendre le flambeau, inspirée du très célèbre personnage Hannibal Lecter.  Souvenez-vous des films, Hannibal Lecter n'était pas qu'un psychopathe cannibale avec un côté précieux et cultivé. Selon ce portrait psychologique cinématographique, il pouvait, suivant les circonstances, se montrer très rusé, affable et manipulateur.

    La difficulté majeure de cette série résidait dans le fait de de trouver la perle rare pour incarner Hannibal. Ne perdons pas de vue non plus qu'il fallait au moins tenter de recréer l'atmosphère étouffante des films, tout en étant capable d'innover et de dépoussiérer quelque peu ces glorieuses sources d'inspiration.

    Le verdict est pour moi évident : la série Hannibal est largement digne des films. Elle s'inscrit même dans la continuité de ces films d'un point qualitatif, du moins de ce que j'ai pu en voir dans la toute première saison.

    Elle doit surtout cette grande réussite à l'acteur Mads Mikkelsen (ci-dessous), qui ne pouvait pas mieux incarner ce tueur en série.

    Hannibal (Série, 2018)

    C'est comme si Hannibal Lecter, conservant toutes ses travers légendaires, devenait d'un seul coup consultant sur la psychiatrie pour... le compte du FBI.

    Le scénario est bien plus ouvert de cette manière, et il peut laisser libre cours à de nombreux développements, d'autant qu'un profiler plutôt perturbé psychologiquement (Hugh Dancy, ci-dessous) se mêle à la partie dans des enquêtes qui s'accumulent sur des tueurs en série (en général un seul par épisode).

    Hannibal (Série, 2018)

    Inutile de préciser qu'au vu de certaines scènes sanguinolentes, cette série ne me parait pas adaptée aux mineur(e)s ou aux personnes sensibles.

    D'autres acteurs tels que Laurence Fishburne (Matrix pour son rôle le plus emblématique) et Gillian Andersson (que l'on ne présente plus depuis X Files) se mêlent au bal, c'est dire si cette série a su attirer du beau monde.

    Le plus difficile sera sans doute de conserver ce niveau d'exigence sur toute la durée des saisons.Un coup de maître, au moins sur la première saison.

    MA NOTE FINALE : 7,5/10

     

     

     

     


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