• 1922 (film, 2017)

     

    Crédit photo et vidéo : Campfire productions

    Résumé : En 1922, Wilfred James, fermier de son état, entreprend de tuer sa femme pour conserver ses terres et sa ferme. Il accomplit ce crime avec l'aide de son jeune fils qu'il a manipulé à sa guise. Après avoir fait disparaître le corps de sa défunte épouse, il imagine qu'il va pouvoir vivre une vie normale avec son fils, mais il va vite être rattrapé par les remords et les ennuis.

     

    Ce film est une adaptation d'une nouvelle fantastique de Stephen King remontant à 2010. 

    Ce qui est frappant, c'est le côté rustre de Wilfred et l'aspect sordide de certaines scènes, lesquelles n'étaient pas forcément indispensables à l'intrigue elle même. (âmes trop sensibles s'abstenir)

    En sus, j'ai relevé une véritable fixette sur les rats et un scénario qui n'en finit jamais de se prélasser dans le glauque, la majorité des tentatives de percées dans l'épouvante se soldant par des échecs patents. Ce qui me dérange également, c'est que le scénario est uniquement basé sur la perception des événements de Wilfred, une approche qui ne peut qu'être très réductrice.

    Autre parent pauvre de cette adaptation, les dialogues...très souvent distillés au compte goutte (ben oui, m'sieur, on parle peu à la ferme !), ils ne nous offrent quasiment jamais l'opportunité d'apprécier les qualités humaines des personnages.

    Si ce film sort à peine la tête de l'eau, il le doit surtout au charisme de Thomas Jane, épatant dans son rôle de fermier bourru et têtu, et dans une moindre mesure à Neal Mc Donough, qui fait quelques apparitions remarquées. 

     

     MA NOTE GENERALE : 5,5/10


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  • Jalouse (2017, toujours à l'affiche en salle)

     

    crédit photo et vidéo :  Mandarin Cinéma, Studiocanal, France 2 Cinéma

    Résumé : à l'aube de sa ménopause, Nathalie (Karin Viard) ne peut s'empêcher d'envier la vie des autres et d'être systématiquement cassante avec son entourage immédiat...Jusqu'au jour où elle s'aperçoit enfin que son attitude négative fait fuir tout le monde autour d'elle, jusqu'à sa propre fille.

    Un film plutôt destiné aux femmes qui apporte beaucoup d'eau au moulin sur les relations complexes entre mère et fille.

    Le spectacle donné par Nathalie fait froid dans le dos, car elle dépasse allègrement les lignes jaunes partout, que ce soit dans sa vie privée, professionnelle ou amicale. Littéralement "sans filtre", elle étale ses frustrations sans se rendre compte du mal qu'elle sème autour d'elle...

    Petit à petit, elle finit par se rendre compte de ses dérives comportementales et entreprend de changer. Pour cela, elle pourra compter sur des amis fidèles, compréhensifs et peu rancuniers.

    J'ai lu récemment dans un forum que le cinéma français était mort. C'est faux, il est encore bien vivant et ce film en est une bonne démonstration ne serait-ce que par la qualité de ses interprétations et de ses dialogues. Quelque part, cette oeuvre cinématographique est aussi une véritable incitation au pardon envers ce qui nous ont offensés. (Amen).

    MA NOTE : 6/10

               

     

     

     

     

     

     

     


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  • Les Ex (film, 2017)

     

    Crédit photo et vidéo : Radar Films

    Résumé : La vie de six parisiens hantés par les regrets avec leurs "ex" respectifs et dont les destins vont s'entrecroiser par hasard. Reprise française du film italien "Ex" (2009).

     

    Ce film partait avec un "à priori" bienveillant de ma part étant donné les abords plutôt sympathiques de la bande annonce.

    De plus et en général, j'ai toujours eu tendance à apprécier les qualités comiques de Jean Paul Rouve et Arnaud Ducret. Néanmoins, ce film a été une énorme déception et j'ai bien failli arrêter de le visionner au bout de quelques minutes seulement.

    L'une des toutes premières explications à cela, c'est que l'humour est souvent déplacé ("le must" restera les fous rires lors d'un enterrement !) quand il ne racle pas les fonds de cales (le pet d'un animal...).

    Deuxièmement, j'y ai vu une succession de généralités (qui n'en sont pas forcément) sur les "ex" ou les histoires d'amour passées de tout à chacun.

    J'ai trouvé également que les dialogues étaient parfois difficilement compréhensibles (en particulier l'accent québécois de l'un des personnages), que beaucoup de scènes étaient insipides et que les personnages sonnaient irrésistiblement "creux". (ces derniers se distinguant particulièrement par le manque de personnalité, se laissant bercer par les vents).

    Je n'aime pas particulièrement "tailler" ou déconseiller des films, mais bon, faut quand même pas "pousser mémé dans les orties" (sourires). Et puis, que serait un blog de critiques cinématographiques sans un regard objectif ?

                        MA NOTE GENERALE : 3,5/10 

                          

     

     


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  • United (film, 2011)

    Crédit photo et vidéo : BBC two

    Résumé : l'histoire vraie du club de Manchester United, qui perd une bonne partie de son équipe première après le crash de Munich en 1958.

     

    C'était une époque où le ballon de football avait la couleur de la châtaigne et était cousu main. Un autre temps footballistique dans lequel les joueurs ciraient eux mêmes leurs chaussures et fumaient la pipe juste avant de fouler l'herbe du stade. Tous les sports ont leurs propres légendes et le football n'échappe pas à cette règle immuable.

    Outre manche, il en est une qui est prodigieuse, c'est celle de Manchester United. En 1958, c'était un club à genoux, ravagé par la mort de 8 joueurs dans le crash de Munich. Plus grand monde ne donnait cher de sa présence dans les compétitions officielles, car en comptant les morts et les hospitalisés, l'entraîneur n'avait même plus de quoi aligner 11 joueurs valides. 

    Sur les cendres de cette génération dorée fauchée en pleine gloire (les "busby Babes"), Manchester United a pu renaître, aidé en cela par un staff extraordinaire et l'abnégation de quelques rescapés comme Bobby Charlton. (lequel devint champion du monde avec l'Angleterre quelques années plus tard).

    Au fond, le seul reproche que l'on pourrait faire à ce film serait de trop miser sur la corde sentimentale et de ne s'intéresser qu'à l'aventure humaine, le football ne devenant plus qu'un simple prétexte à ce qu'il faut bien appeler une odyssée sportive. Pour les connaisseurs, exit les phases de jeu, la mise en place tactique, etc...(ce qui au passage fait quand même la force d'une équipe !)

    Peu de choses nous rappellent en effet qu'il s'agit de ballon rond, mais c'est tout à fait excusable dans la mesure où l'aspect humaine l'emporte de loin sur l'aspect sportif. Dommage également de devoir se contenter d'une version originale sous-titrée, mais le film en vaut largement l'effort.

     

    MA NOTE GENERALE 7/10


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  • Westworld (série, 2016)

    Crédit photo et vidéos : HBO

    Résumé : Westworld est un immense parc d'attraction qui reproduit parfaitement l'univers du Far West. Westworld est peuplé de figurants (humanoïdes) qui servent principalement à distraire les riches visiteurs qui peuvent se payer le luxe de le visiter. Seulement voilà, au gré de mises à jour régulières, certains de ces humanoïdes vont atteindre un degré de conscience totalement inattendu...

    Le casting, d'enfer, comprend notamment Anthony Hopkins (que l'on ne présente plus),  Sidse Babett Knudssen qui s'était fait connaitre par la série "Borgen", ou encore Ed Harris (souvenez-vous du film Abyss dans lequel il occupe une place essentielle, le voici ci-dessous en arrière plan dans cette série).

    Westworld (série, 2016)

    D'entrée de jeu, l'on ne peut qu'être impressionné par la qualité du travail fourni par l'équipe de tournage. En effet, vous êtes littéralement téléportés dans un autre siècle, avec ses décors insolites qui évoquent sans fautes les bons vieux "western spaghetti".

    Westworld (série, 2016)

    Les figurants, ou humanoïdes (souvent appelés "les hôtes") n'ont plus grand chose à envier aux humains dans leurs comportements quotidiens . 

    Les humains, ou "visiteurs" ne sont là que pour assouvir leurs plus bas instincts (meurtres, pillages, viols, soif de succès quelconques...), cet endroit leur servant de gigantesque défouloir à ciel ouvert.

    Dans ces conditions, et chacun le devinera aisément, le seul développement qui peut faire de ce parc une poudrière et l'évolution de l'intelligence artificielle des humanoïdes...

    Le scénario est un tantinet prévisible et parfois biscornu, mais l'idée est excellente sur un sujet qui deviendra de plus en plus d'actualité (voir cet article par exemple). La bande sonore peut être souvent qualifiée d'étrange ou d'obsédante, de même que le générique. je décerne aussi des bons points pour les paysages à couper le souffle, la beauté des décors, le cadrage des scènes d'action. 

     


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