• Ghostland (2018)

     

    Ghostland (2018)

    Crédit photo et Vidéo : 5656 Film

     

    Résumé : Pauline et ses deux filles partent à la découverte d'une maison isolée dont ils viennent d'hériter d'une tante. Dès la première nuit, des inconnus pénètrent dans cette habitation et Pauline devra lutter pour sauver ses deux filles.   

     

    C'est l'histoire d'une femme (incarnée par Mylène Farmer, plutôt bluffante !)  et de ses deux filles adolescentes qui se dirigent en voiture vers une vieille demeure isolée dont ils viennent d'hériter. Chemin faisant, ils croisent un camion au comportement étrange où l'on ne devine que deux silhouettes relativement inquiétantes...

    Lorsque la visite de la vieille demeure s'opère enfin, c'est l'heure des premières frayeurs...Car l'aspect lugubre de cette bâtisse rappelle inévitablement les beaux jours d'un grand classique (Amityville). Les premières secousses émotionnelles seront légères : "des mises en bouche" destinées à nous mettre en appétit avant le grand cauchemar qui s'annonce.

    Puis l'enfer se déclenche soudainement. Dans Ghostland, les cadrages suggèrent d'abord la monstruosité, la difformité des êtres de chair et de sang, bien réels, qui s'en prennent aux occupants de cette maison.

    La violence inouïe se marie avec l'horreur sans transition vraiment marquée. Les agresseurs, eux, sont sans doute les héritiers de massacre à la tronçonneuse, dont ils partagent allègrement le physique (sic), le mode de communication et le niveau de quotient intellectuel (...).

    La suite est beaucoup plus subtile. Une boucle narrative vient couper net cet élan de folie furieuse. Elle s'installe même tellement longtemps que l'on en vient à se poser la question de son intérêt...

    Cette parenthèse installe une douce routine et n'avait, à mon avis, pas grand chose à faire dans ce film car elle casse complètement le rythme endiablé qui s'était installé jusqu'alors.  

    Voilà pour le scénario, qui reprend énormément de vigueur sur les 45 minutes restantes. Beaucoup de cris, d'émotions diffuses, de terreur dans des cadres qui inspirent le malaise ou l'effroi, à grand renfort de jouets et de peluches repoussantes sélectionnées pour leur laideur.

    Outre un scénario somme toute assez plaisant mais légèrement perfectible de mon point de vue, Ghostland réussit à créer une atmosphère particulièrement glauque grâce à son décorum, ses costumes et ses maquillages divins.

    Bien que ce voyage aux confins de l'horreur et de l'innommable touche au but (nous faire peur), il ne laisse guère le talent des acteurs s'exprimer pleinement, les enfermant dans un cadre trop exigu (limité aux expressions faciales, aux onomatopées, aux comportements).

    A déconseiller aux esprits sensibles.

     

    MA NOTE GENERALE : 7/10

     

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