• Inside (film, 2011)

    Synopsis : Adrian est un jeune chef d'orchestre talentueux qui est soupçonné du meurtre de son ex petite amie par la police. Cependant, les inspecteurs n'ont aucune preuve tangible à son encontre et Adrian est donc libre de ses mouvements. Son chemin croise la route de Fabiana, une jeune femme pleine de vie, avec qui il va vivre en couple dans son immense demeure. Dès que Fabiana s'installe dans cette dernière, elle remarque que des faits troublants se produisent...S'agit-il de phénomènes paranormaux ? Adrian a il séquestré son ex petite-amie ? tous les doutes sont permis.

     

    Le hasard fait parfois bien les choses, puisque c'est en cherchant un film du même nom sorti en 2016 que je me suis aperçu de l'existence de celui-ci, qui m'a bien plus intrigué...Mon intuition était fondée et je n'ai pas été déçu, loin de là, même si le casting de ce film ne me paraissait pas du tout affriolant.

    Comme le laisse supposer le titre, ce film se déroule à huis clos la plupart du temps. Le scénario est solide, d'une simplicité élémentaire et assez bien structuré. Les interrogations légitimes du spectateur trouvent des réponses de manière très progressive.

    Les acteurs (bien que relativement méconnus du grand public) sont pétris de talent et jouent beaucoup sur la corde émotionnelle sans "en faire des tonnes". La bande sonore est aussi un atout indéniable car elle décrit parfaitement l'atmosphère générale (qui varie du léger à l'irrespirable) et les états d'âme de chacun des personnages. Parfois, cette bande sonore se permet même de nous tromper quant à l'issue de certaines scènes.

    La chute de cette histoire est brutale, sans mansuétude particulière pour la nature humaine. Bien que les dialogues soient très restreints, le tout est diablement efficace, froid et sans bavures.

     

    MA NOTE : 7/10

     

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  • Marie-Francine (film, 2017)

    Crédit Photo et vidéo : Rectangle productions, Tf1 film production

     

    Le pitch : A 50 ans, Marie-Francine perd successivement son mari et son job. Elle se voit contrainte de revenir habiter chez ses parents, qui vont lui donner l'idée d'ouvrir une boutique de cigarettes électroniques. Grâce à cette boutique, elle va rencontrer Miguel qui vit la même situation qu'elle...

     

    Le scénario a beau paraître éculé, l'on attend toujours un regard novateur sur ce thème du retour chez ses parents à l'âge adulte.

    Valérie Lemercier m'est apparue à la peine dans cette comédie, son potentiel comique y étant nettement sous-utilisé. Patrick Timsit, englué dans un rôle de gentillet prétendant, tente tant bien que mal d'y apporter un souffle nouveau, mais il est bridé par le script qui ne lui permet pas d'exprimer l'humour grinçant qu'il affectionne lors de ses one man show. 

    L'usage répétitif du fado (pour ceux qui ne connaissent pas, il s'agit d'une musique mélancolique portugaise) n'arrange rien et enfonce le film dans une atmosphère tristounette qui ne varie guère, faute de dialogues percutants et de scènes originales.

    Côté surprise du chef, notez l'apparition furtive de Patrick Préjean...Alias le maréchal des logis Perlin dans le Gendarme et les gendarmettes (1982) !  allez, pour le plaisir, je ne résiste pas à l'envie de vous rafraîchir la mémoire.

     MA NOTE GENERALE 4,5/10

     

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  • Seven sisters (film, 2017)

    Crédit photo/vidéo : Nexus Factory, Raffaella Productions

     

    Résumé : dans les années 2040, la Terre est surpeuplée et la politique de l'enfant unique est mise en place par les gouvernements. Le CAB (Child Allocation Bureau) est chargé de veiller à l'application stricte de cette politique, en utilisant au besoin la cryogénisation. Terrence Settman se retrouve face à un dilemme : sa fille a mis au monde des sextuplées avant de mourir en couches. Bravant la loi, Terrence va élever ses 7 petites-filles cloîtrées dans un appartement en attribuant à chacune d'entre elles le prénom d'un jour de la semaine. Bien des années plus tard, celles-ci vont devoir apprendre à vivre sans leur père en respectant quelques règles essentielles à la survie ...Mais lorsque l'une d'elles ne donnera plus signe de vie aux autres, plus rien ne sera comme avant.

    L'univers de Seven Sisters, c'est un peu celui de la série "The handmaid's Tale" (voir ma critique ici) mais sur d'autres bases. 

    Ici, c'est la surpopulation qui sert de solides fondations à ce scénario très élaboré. Les cadrages de certaines scènes (en particulier celles des explosions et des assauts) ravivent le souvenir d'un film de Luc Besson (l'un de ses succès majeurs, "Léon").

    Si le scénario apparaît comme intéressant et dérangeant, j'ai véritablement peiné à m'attacher aux personnalités de ces soeurs. La faute peut être à leur enfance survolée, à la priorité absolue laissée à l'action et à la présentation de cet univers totalitaire. Rien, au cours de la projection, ne m'a semblé suffisant pour contrer la superficialité de certains personnages...

    Malgré ces petits écarts, Seven Sisters ne commet aucune faute de goût sur le final (éblouissant et imprévisible) et surprend agréablement par la qualité de ses scènes d'action.

     

     MA NOTE GENERALE :  6/10

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  •  

    Problemos

     

    Crédit photo et vidéo : Albertine productions.

     

    Synopsis : Pendant leurs vacances, Victor et sa compagne Jeanne s'arrêtent quelques jours dans une communauté zadiste qui s'oppose à l'implantation d'un complexe aquatique. Pour empêcher sa construction, ces opposants campent sur place et s'opposent parfois aux CRS. Un matin, ils découvrent qu'une pandémie a frappé la terre et qu'ils sont peut être les derniers survivants de l'humanité...

     

    Eric Judor s'est lancé dans la réalisation de ce film dans lequel il occupe une place prépondérante en tant qu'acteur (en interprétant Victor), tout comme Blanche Gardin. (qui s'était révélée dans le "Jamel Comédy Club") et qui a coécrit ce scénario avec Noé Debré.

    Beaucoup d'humour second degré dans ce film où l'on sent la patte de Blanche Gardin pour les propos crus (voir l'un de ses sketchs ici). Les clichés sur les altermondialistes sont malheureusement surexploités, les acteurs surjouent "le côté beatnik" au point de perdre en crédibilité et l'on se lasse un peu trop rapidement faute d'humour plus raffiné et de réel attrait scénaristique.

    Côté positif, ce film peut néanmoins nous amener à réfléchir sur les avantages et les inconvénients de ce mode de vie en marge de notre société de consommation. Quelques éclairs de génie humoristiques sont aussi à relever mais il sont bien trop rares. Bilan des courses : trop inconsistant, même pour une fable altermondialiste qui ne se prend pas au sérieux.

     

    MA NOTE GENERALE : 4/10

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  • Baby driver (Film, 2017)

    Crédit photo et vidéos : Média rights Capital, Big Talk Production, Working Title Films

     

    Le pitch : un jeune homme du surnom de "Baby" doit accepter, bien malgré lui, de servir de conducteur à des malfrats lors de braquages de banques. Le but de Baby est de rembourser ses dettes à "son patron"... Lorsqu'il parvient enfin à rembourser ses dettes, il espère pouvoir couler des jours heureux loin de cette mafia du crime, en compagnie d'une jeune et jolie fille prénommée Déborah qu'il vient de rencontrer...Mais il va apprendre à ses dépens que l'on ne quitte pas si facilement ce milieu.

     

          Extraits d'une scène d'action du film :

    Baby driver (Film, 2017)

     

    Les traits de personnalité des personnages, les cadrages et l'atmosphère générale m'ont évoqué le mythique Pulp Fiction, c'est dire si j'ai été sous le charme de cette production écrite et réalisée par Edgard Wright. Ce dernier s'est-il vraiment inspiré de Quentin Tarantino pout cette réalisation ? difficile de le savoir.

    Comme je ne connaissais pas Egdard Wright et qu'il me parait assez talentueux, je suis allé faire un petit tour du côté de sa filmographie...Et qu'y retrouve-t-on ? que ce soit en tant qu'acteur ou réalisateur, rien, ou pas grand chose de très marquant cinématographiquement parlant...

    Toutefois, notre homme s'est déjà distingué pour ses activités de producteur et de réalisateur avec plusieurs nominations et quelques menues récompenses à son actif depuis 2004. 

    Mais revenons-en au film proprement dit. Le scénario ? original à plus d'un titre, il regorge de scènes d'action et ne se départit jamais de "temps morts" bienvenus qui nous permettent de mieux cerner le personnage principal.

    Ce personnage principal est incarné par Ansel Elgort (ci-dessous), lequel a dû déployer tout son talent pour interpréter le personnage fascinant du chauffeur. Ce qui le rend très humain et attachant, c'est son passé tragique qui refait régulièrement surface et le mode de vie très simple qu'il mène avec son père adoptif. 

    Baby driver (Film, 2017)

    Les autres acteurs sont choisis avec un grand soin et répondent parfaitement aux exigences du film.

    L'ensemble est captivant. Mis à part le final prévisible et l'humour aux abonnés absents, les fins gourmets du cinéma ne peuvent pas s'y retrouver.

     

    MA NOTE GENERALE : 7,5/10

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