• Hostel 3 (Film, 2011)

    Crédit photo et vidéo : RAW NERVE, STAGE 6 FILM, RCR MEDIA GROUP

     

    Scénario : Après une soirée où l'alcool à coulé à flots, un groupe d'amis venu fêter un enterrement de vie de garçon de à Las Vegas  s'inquiète du sort de l'un d'entre eux qui ne donne plus signe de vie.

     

    Dans cette suite, les bases horrifiques d'HOSTEL demeurent les mêmes, à quelques variantes près. Pour faire simple, il s'agit pour le spectateur de faire connaissance avec quelques personnages clés avant qu'ils ne soient enlevés pour satisfaire l'esprit sadique de quelques personnes fortunées.

    Cela donne constamment un état de choc émotionnel ("Mon dieu, mais que fais-je ici ?", ndlr) de la part des personnes victimes de ces enlèvements qui se retrouvent subitement enfermées sans connaître leurs tristes sorts.

    Ce petit rappel effectué sur le fil directeur, passons au contenu...Un contenu bien trop indigeste, disons-le ouvertement.

    Les personnages majeurs sont caricaturaux, peu sympathiques et pas très bien interprétés. Les invraisemblances, trop nombreuses, viennent pourrir le plancher du scénario, tandis que les scènes horrifiques sont beaucoup trop rares et peu inventives.

    A force de tâtonnements, cette réalisation tendrait même vers le film d'action par inadvertance.

    Hormis peut être une scène, rien n'est fait pour que les amateurs du genre y trouve les quelques frissons du premier opus. 

    Le final accouche, tant bien que mal, d'une certaine leçon de vie (Sans spolier outre mesure, celui qui jette un boomerang en l'air doit s'attendre à un retour). A déconseiller au moins de 16 ans, bien entendu.

     

    MA NOTE GENERALE : 4/10

     

     

     

     

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  • Le Grand Bain (Film, à l'affiche actuellement)

    Crédit Photo et vidéo : Chi-Fou-Mi Productions, Les Productions du Trésor

    Le pitch :  Huit quadras à qui la vie n'a pas fait de cadeaux trouvent un exutoire dans des cours de natation synchronisée. Aidés par deux coachs (Delphine, alcoolique sevrée et Amanda, tétraplégique) ils vont devoir multiplier les efforts pour représenter la France à la coupe du monde de natation synchronisée en Norvège.

     

    Je n'avais entendu que du bien de cette production de Gilles Lellouche, l'heure est venue pour moi de livrer mes impressions.

    Dans le marasme actuel dans lequel se débat le cinéma français, ils s'agit vraiment d'une belle éclaircie, qui déroge un peu aux classiques habituels des comédies hexagonales. 

    Le Grand Bain se distingue d'abord par son scénario osé, dont l'on devine qu'il peut aisément servir de tremplin à des situations cocasses.

    Il se singularise aussi par un casting hors-norme (Efira, Poelvoorde, Canet, Foïs pour ne citer que les acteurs chevronnés) auquel vient se greffer Philippe Katerine, plutôt réputé pour ses chansons timbrées. (en voici une ici, pour ceux qui veulent s'y essayer).

    J'ai évoqué l'aspect extérieur, je vais maintenant parler du contenu de ce film. Après quelques minutes, j'ai clairement ressenti les ondes assez positives que cette oeuvre dégage, tant elle interroge sur la nature humaine en profondeur et avec simplicité.

    Cette entame passée, je me suis facilement laissé bercer par ces tranches de vie de quadras usés par la vie... Des individus faillibles, aux comportements qui reflètent parfaitement ceux de Monsieur tout le monde quand celui-ci est confronté à des obstacles qui peuvent sembler parfois insurmontables.

    Alors certes, Le Grand Bain comporte quelques imperfections (final prévisible à des kilomètres, dialogues souvent trop courts et notes d'humour trop légères).

    Qu'importe ces petits travers puisque l'essentiel réside dans le message qu'il transmet au grand public : croire en ses rêves, et peu importe l'opinion des autres.

    The Full Monty, en son temps, transformait des loosers anglo-saxons en stars de l'effeuillage l'espace d'une soirée. Le grand bain, lui, transfigure quelques dépressifs pour en faire des sportifs émérites le temps d'un championnat. Autant dire un bain de jouvence salvateur par les temps qui courent.

     

      MA NOTE GENERALE : 6,5/10

     

     

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    Oblivion (Film, 2013)

    Crédit photo et vidéo : Chemin Entertainment, Radical Pictures  

     

    Résumé : La terre ayant été ravagée par une guerre extraterrestre, les humains se sont déplacés vers une station spatiale du nom de Têt, tandis que d'autres humains ont trouvé refuge sur Titan. Pour approvisionner cette colonie sur Titan, des gigantesques plates-formes pompent constamment l'eau des océans sur la Terre. Quelques extraterrestres survivants à la guerre ("les chacals") sont traqués par des drones de combat. Jack Harper (alias "Tech 49") et son binôme Victoria Olsen (Vika) sont chargés de réparer ces derniers lorsqu'ils sont endommagés...Mais quand Jack croise la route de Julia, une rescapée pas tout à fait comme les autres, toutes ses certitudes vont voler en éclats. 

    De très belles têtes d'affiches pour ce film, qui se paye quand même le luxe de s'offrir les services de Tom Cruise et Morgan Freeman.

    Par moment, l'on a vaguement l'impression de se retrouver dans un remake de la guerre des étoiles. Le budget est large, ce qui permet de faire la part belle aux effets spéciaux et de nous montrer ce que pourrait donner les images d'une Terre dévastée sur des plans très larges.

    Tom Cruise est fidèle à lui même, appliqué et très dynamique. Morgan Freeman ne fait que quelques brèves apparitions, bien trop maigrelettes pour que l'on puisse juger de quoi que ce soit sur sa prestation.

    Un film qui est jalonné de belles inventions (notamment le vaisseau original de Jack), qui peut se targuer de présenter des costumes et des décors esthétiquement remarquables.  

    Seules ombres au tableau, un scénario vraiment tiré par les cheveux (pour ne pas dire à l'extrême limite du compréhensible) et des personnages féminins trop peu nombreux et aux rôles anecdotiques.  

    MA NOTE GENERALE : 6/10

      

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  • Extracted (film, 2012)

    Crédit photo et Vidéo : Nir Paniry

    Résumé : Tom Jacobs est sur le point de concevoir une machine permettant de se glisser dans les souvenirs d'autres personnes. Alors qu'il se trouve dans une situation financière assez précaire et que la machine ne semble pas encore au point, un mystérieux investisseur lui propose de la tester sur un détenu pour vérifier s'il est bien coupable des faits dont on l'accuse...Malheureusement, sa machine tombe en panne et il se retrouve coincé dans l'esprit du criminel, laissant son corps inconscient dans la vie réelle.  

    Avec un budget riquiqui (100000 USD, soit environ 85000 euros, une bagatelle dans le cinéma) et des acteurs assez méconnus du grand public, ce film s'en tire assez bien cinématographiquement parlant.

    La thématique du voyage dans l'esprit d'une autre personne a déjà été largement abordée par d'autres oeuvres de science fiction avec des budgets parfois phénoménaux, mais cette production se démarque des autres par sa simplicité et la qualité de son approche humaniste et sentimentale.

    En effet, nous partageons d'abord suffisamment de moments importants de la vie réelle de Tom Jacobs pour qu'il en devienne attachant.

    Ce dont il est question, ensuite, c'est surtout de son ressenti, lui qui se retrouve complètement coupé du monde qu'il a pu connaître et condamné à revivre en boucle des scènes de la vie d'un criminel, loin des siens.

    Côtés "plus", notons le scénario avec cette camisole de rêveries fort bien conceptualisée, des acteurs qui jouent le jeu et des dialogues simples qui permettent de s'immerger dans l'ambiance sans se creuser la tête.

    Côtés "moins", retenons que tout cela manque quand même d'humour, d'effets spéciaux, de réparties cinglantes et d'acteurs.

    Le tout représente quand même un divertissement assez convenable, disponible ici sur...Youtube, et en VF, s'il vous plait.

    MA NOTE : 6/10

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    Hostiles (film, 2017)

    Crédit Photo et Vidéo : Waypoint Entertainment,
    Le Grisbi Productions

    Résumé : Nous sommes en 1892 et le capitaine Joseph J. Blocker (que l'on ne présente plus dans l'armée américaine) est chargé de réaliser une mission qui le rebute profondément : escorter un vieux chef indien mourant sur ses terres natales. Du Nouveau-Mexique au Montana, les épreuves seront nombreuses, sans compter qu'ils vont faire la rencontre d'une veuve dont la famille a été massacrée par des comanches.

    N'ayons pas peur des éloges lorsqu'il sont amplement mérités, Hostiles est un film carrément éblouissant à tout point de vue. En première lecture, le synopsis est déjà relativement prometteur, mais ce que l'on découvre concrètement par la suite va bien au delà du Far West basique.

    Hostiles est en effet un film grave, prenant et intemporel, qui interpelle sur l'absurdité des guerres et leurs conséquences psychologiques sur les individus, qu'ils soient civils ou militaires. C'est aussi le genre de film qui ne prend pas de pincettes pour nous démontrer que des personnes que tout oppose peuvent faire front commun pour sauver leurs vies dans un monde hostile.

    Avec ce scénario fichtrement épatant et imprévisible, des interprétations (phénoménales) de Christian Bale et de Rosamund Pike, sans oublier des paysages mirifiques, ce périple dans l'ouest mériterait sûrement une place de choix dans un remake de la légendaire émission "la dernière séance". A film d''exception, note d'exception.

    MA NOTE FINALE : 9/10

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