• Plan coeur (série, 2018)

    Crédit Photo et vidéo : NETFLIX

     

    Résumé : Elsa ne parvient pas à sortir la tête de l'eau après une rupture amoureuse. Pour l'aider à tirer un trait sur son ex, l'une de ses meilleures amies va lui offrir les services d'un escort boy sans lui en parler... Mais ce stratagème ne se déroulera pas comme prévu.

     

    Une comédie guillerette, assez libérée et moderne qui m'a rappelé le film l'arnacoeur par cette façon d'aborder les relations hommes/femmes en mélangeant allègrement romance et satire.

    Sous un regard plus exigeant, les répliques ne sont pas très enlevées mais elles ont le grand mérite d'être d'un naturel souvent déconcertant, au plus proche de ce que nous pouvons entendre dans la vie de tous les jours.

    La complicité manifeste des acteurs produit une certaine alchimie à l'écran, au point de les rendre tous terriblement humains et attendrissants. 

    Jamais à court d'idées saugrenues et d'une simplicité élémentaire, le scénario est débordant d'énergie positive. 

    Même si cette production française me parait quand même prédisposée à attirer plus de spectatrices que de spectateurs dans ses filets, il s'en dégage une sensation de fraîcheur assez agréable.

     

     MA NOTE GENERALE : 6/10

     

     

     

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  • Jusqu'à la lie (film d'auteur, 2018)

    Crédit Photos et vidéos : Christian le Hémonet, Alban Ferrand, Yann Lerat, Cécile Peyrot
     
     
    Ce film français continuera sa vie dès l'année prochaine dans des festivals, j'ai eu le plaisir de le visionner en avant-première.
     
     
    Résumé : Huit ans après qu'un pacte ait été conclu entre eux, Charlotte harcelée au téléphone, cède et accepte le rendez-vous d'Ulysse qu'elle prévoit particulièrement éprouvant. Un honteux secret les lie. Autrefois endettée, elle avait alors accepté l'inacceptable.
    Ce beau célibataire qu'un ami lui avait présenté était-il l'amoureux inconsolable d'une liaison passée ou un déséquilibré?  Et cet enfant qu'elle évoque à demi-mots, est-il vivant, mort ou imaginaire ?
    Durant tout un après-midi ce couple improbable se déchirera, d'abord à fleurets mouchetés, puis de plus en plus violemment jusqu'au cruel dénouement.
     
     

    Dans une sorte de jeu du chat et de la souris permanent entrecoupé de quelques flash-back réguliers (vraiment appréciables pour sortir du huis clos assez sombre et goûter à une atmosphère plus légère), les acteurs principaux Yann Lerat (Alias Ulysse) et Cécile Peyrot (Charlotte) ne cessent de faire naître des interrogations dans l'esprit des téléspectateurs.    

    La plupart des scènes ont été filmées dans une vaste demeure cossue. Les cadrages sont bien maîtrisés et témoignent d'un grand sens artistique. La musique classique m'a semblé finement intégrée et adaptée au contexte lorsqu'elle était présente.

    Les dialogues, souvent très érudits (peut être trop ?), sont un cran au dessus de ce que l'on peut entendre dans beaucoup de productions françaises d'aujourd'hui et ils nécessitent d'avoir l'oreille particulièrement attentive

    Pour ce qui est des acteurs, Yann Lerat habite parfaitement ce rôle de personnage précieux, un brin dérangé. J'avais déjà découvert cet acteur dans "au nom de la vérité - un coeur à prendre" (TF1), et je lui avais trouvé un certain talent. (voir par exemple ci)

    En revanche, Cécile Peyrot est une actrice que je ne connaissais pas (voir ici). Elle réalise ici une belle interprétation de cette femme tourmentée et rattrapée par son douloureux passé. 

    J'ai noté aussi l'apparition furtive de Murray Melvin, qui, naguère, obtint le prix d'interprétation masculine pour un goût de miel (Festival de Cannes, 1962).

    Nonobstant quelques longueurs dans le scénario et de petites imperfections sonores, Jusqu'à la Lie est une comédie dramatique dont j'ai apprécié la thématique (la paternité) et le degré de raffinement. Elle surpasse certaines comédies dramatiques qu'il m'ait été donné de voir. Au vu de ses qualités évidentes, je lui souhaite donc un très beau parcours dans les festivals.  

     

    MA NOTE GENERALE : 6,5/10

    Jusqu'à la lie (film d'auteur, 2018)

     

     

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  • Munich (film, 2006)

    Crédit Photo et Vidéo : Dreamworks SKG, Amblin entertainment, Universal pictures, The Kennedy/Marshall Company, Barry Mendel Productions, Alliance Atlantis communications, Penninsula Films

     

    Résumé : après l'assassinat d'une équipe olympique israélienne en 1972 par les palestiniens, les israéliens organisent une riposte pour tuer les commanditaires de cet attentat. Les autorités supérieures israéliennes décident de charger un commando de cette besogne, commando qui doit opérer essentiellement en Europe. Ce dernier, composé notamment d'un artificier, d'un ancien soldat et d'un faussaire se verra confronté à de nombreuses difficultés avec l'accumulation des meurtres.

     

    Du côté des acteurs, le contingent français est vraiment impressionnant (Kassovitz, Amalric, Attal, Croze, Lonsdale, Bruni Tedeschi), mais l'on compte aussi bon nombre d'acteurs anglo-saxons réputés au niveau international tel Eric Bana (Hector dans Troie), Daniel Craig (James Bond), ou encore Geoffrey Rush (capitaine Barbossa, pirates des caraïbes), pour une liste loin d'être exhaustive !

    Avec Steven Spielberg aux manettes de la réalisation, l'on était en droit d'attendre le meilleur...Et effectivement, c'est bien le haut du pavé cinématographique auquel nous avons affaire de bout en bout, que l'on parle en terme de suspens, d'action, de rebondissements, d'effets spéciaux, voire même d'états d'âmes des personnages principaux.

    A ce niveau de conception, les défauts ne sont que très peu perceptibles voire insignifiants, et il faut peut être les chercher du côté des dialogues ou de la différence entre la romance et l'aspect historique.

    Quoi qu'il en soit, cette production reste d'une grande intensité émotionnelle sans jamais faillir une seconde, malgré une durée conséquente (2h44) qui pourrait en refroidir plus d'un(e).

     

    MA NOTE GENERALE : 7,5/10

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    Le Jeu (Film, 2017)

     Crédit Photo et Vidéo : Mars Films

    Synopsis : Lors d'une soirée, des couples d'amis décident de jouer à un jeu : si l'un d'entre eux reçoit un mail, un SMS ou un appel quelconque, il devra le faire partager aux autres...

     

    Les quelques critiques que j'ai pu lire, notamment par le biais des réseaux sociaux, m'ont fait miroiter monts et merveilles de ce film. J'ai été déçu au gré de l'évolution du scénario, attendant vainement, à défaut d'un film d'anthologie, une séquence remarquable qui n'est jamais arrivée.

    L'idée de ce jeu était cependant un choix judicieux. Le casting, lui, ratissait large (Vincent Elbaz, Roshdy Zem, Fleur Fitoussi et Stéphane de Groodt pour les plus connus) pour attirer l'oeil du cinéphile, autant de promesses pour les amateurs de films français...

    Mais, comme vous l'avez parfois amèrement constaté, une bonne idée et un casting de premier ordre ne peuvent suffirent à faire un bon film. Or, dans celui-ci, il manque une âme, quelque chose capable de sublimer le talent naturel des acteurs.

    Commençons par parler de ce qui cloche le plus...Les dialogues, sans caractère la plupart du temps, qui ne parviennent jamais à nous émouvoir ou à nous faire rire, ne suscitant, au mieux, qu'une certaine gêne (et encore, à de très rares exceptions près). Plus embêtant, des propos sont incompréhensibles dans une ou deux scènes, mais mettons cela sur le compte de l'alcool d'une soirée entre amis, puisque c'est bien le contexte de ce film.

    Après les dialogues, passons le scénario au scanner... Un scénario à l'entame bien trop poussive, il faut bien l'avouer. Il n'y a en effet aucune situation réellement captivante dès le début...Et l'après, alors ?On a vaguement l'impression que tout est téléphoné et pioché dans des clichés éculés (l'adolescente rebelle, la femme trompée) pour les principales sources d'inspiration.

    A part le final qui ose surprendre un peu, tout est terriblement prévisible.

    Assez naturellement, les prestations de tous les acteurs sont nettement en deçà de leurs capacités réelles, de quoi nourrir beaucoup de regrets pour le scénariste et le réalisateur.    

    Mal fagotée malgré la présence d'acteurs de renom, cette comédie dramatique ne m'a pas convaincu du tout et m'a même complètement déçu.

    MA NOTE FINALE : 5,5/10

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  • Realive (film, 2018)

    Crédit Photo et vidéo : Arcadia Motion Picture  

     

    Résumé : Marc a la trentaine et vient d'apprendre qu'il est atteint d'un cancer incurable qui ne lui laisse qu'un an à vivre. Parallèlement, la médecine fait quelques progrès notables dans la cryogénisation. Pariant sur le fait que les scientifiques parviendront à réanimer un corps entier, il accepte d'être cryogénisé après sa mort. Bien des années plus tard, il devient le tout premier homme cryogénisé revenu à la vie, et découvre que tout ne se déroule pas comme il l'avait imaginé.

     

    Le synopsis laisse présumer un énième film sans intérêt particulier sur la cryogénisation. Le mythe de la vie éternelle a la dent dure, et il n'est pas interdit qu'un jour, les progrès scientifiques parviennent à ce point ultime : cryogéniser un corps entier pour le réanimer en temps voulu. 

    C'est un thème classique et récurrent du cinéma (souvenez-vous d'Hibernatus avec Louis De Funès).

    Ce film a la particularité de poser d'excellentes questions sur le sens d'une vie à travers les yeux de son personnage principal, Marc Jarvis. Nous le suivons pas à pas, de l'annonce de son cancer jusqu'à sa décision de se faire cryogéniser jusqu'à "sa renaissance", bien longtemps après. 

    Le talent de Tom Hughes (Alias Marc Jarvis) est de parvenir à nous intéresser dès le départ à l'histoire de ce type, qui, en pleine fleur de l'âge, apprend que sa vie va s'arrêter dans un an. Cette phase d'acceptation de la maladie est parfaitement dépeinte, tout comme le processus qui le mène à envisager la cryogénisation.

    Les qualités de ce film éclatent ensuite naturellement à l'écran, comme une fleur qui s'ouvre. Il n'y pas de gadgets technologiques exubérants dans le monde où se réveille Marc Jarvis, mais juste de l'anxiété, de la souffrance et des interrogations. 

    Le choix du mouvement des caméras est opportun à chaque fois, les dialogues sont parfois à la limite du mystique mais tellement enivrants que l'on en oublie totalement l'absence d'action. 

    Un film vraiment pétri de qualités, à commencer par l'exceptionnelle qualité de son fil narratif, qui nous pousse dans des retranchements psychologiques permanents.  

     

    MA NOTE GENERALE : 8,5/10

     

     

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