• Angle Mort (Dode Hoek, 2017)

     

    Angle Mort (2017)

    Crédit photo : Entre chiens et loups

     

    Le commissaire de police Jan Verbeeck a servi toute sa vie dans une brigade des stupéfiants en Belgique. En Flandre, il jouit d'une réputation sans faille et son charisme est incontestable. Démissionnaire de la police, il a prévu de s'engager politiquement dans un parti nationaliste en pleine ascension électorale. Alors que sa démission est déjà prévue et qu'il ne lui reste plus que quelques heures à exercer officiellement ses fonctions de commissaire, des membres de son équipe lui propose d'arrêter un malfrat après lequel il court depuis des années...Ce baroud d'honneur va avoir des conséquences imprévues sur sa vie privée et son futur politique. 

     

    Cette production belge nous propose de nous pencher sur les relations parfois ambiguës entre les forces de l'ordre et les partis nationalistes. Un film qui n'est pas inintéressant, et ce pour au moins trois raisons.

    La première, c'est qu'il est difficile de ne pas faire un parallèle avec un parti politique en Belgique en particulier, le parti indépendantiste flamand "Vlaamsbelang" dont l'audience électorale n'est pas anodine.

    Deuxièmement, les relations entre forces de l'ordre et les partis nationalistes ont rarement été des thèmes de films ou de documentaires. C'est dommageable, car de temps en temps, ces relations sont sulfureuses (voir cette affaire en Grèce) et pourraient être des sources de scénarios captivants.

    Dernier point d'intérêt, et non des moindres, notre commissaire de police entraîne dans son aventure politique son bras droit d'origine marocaine, ce qui nous amène à nous interroger sur le quotidien de ces personnes qui constituent de véritables alibis contre les procès en xénophobie.

    Sous un angle strictement scénaristique, il y aurait beaucoup à dire mais "le boulot est fait" à peu près correctement. Ce commissaire qui vire à droite toute autant par lassitude que par conviction est suffisamment mystérieux et charismatique pour être digne d'intérêt, du moins au départ...

    Ensuite, ce fragile édifice cinématographique s'effrite peu à peu et nous rappelle malheureusement trop vite son aspect extraordinaire. Ses errements ? noirceur et violences inutiles, dialogues trop peu nourris de réflexions intéressantes, coulisses du parti politique à peine effleurées...Si j'ai suivi facilement le raisonnement de ce polar, j'ai eu le sentiment de quelque chose d'assez inabouti et dont le message délivré n'était pas très clair.

     

    MA NOTE GENERALE : 5/10

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